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Image : Alexann Petiquay nage dans le lac Saint-Jean.

Texte et photos : Vicky Boutin | Édimestre et photos : Chantale Desbiens

Pour elle, il est le Piekouagami. Pour lui, c’est plutôt le lac Saint-Jean. Peu importe le nom qu’on lui donne, c’est une mer intérieure gigantesque et indomptable.

Alexann Petiquay et Paul Asmuth, nageuse et nageur d’endurance, ont peu de choses en commun. Elle entame sa vingtaine, lui amorce la soixantaine. Elle est originaire de la communauté innue de Mashteuiatsh, établie sur la rive du lac Saint-Jean, et lui est un Américain qui vit à des kilomètres de là, sous le soleil de la Californie. Elle commence les compétitions longues distances alors qu’il est déjà un multiple champion de l’eau libre. Mais les deux partagent ce même amour profond et sincère pour ce grand lac redoutable. Leurs histoires se sont croisées sur les rives de l’immense bassin d’eau douce à la fin de juillet.

Image : Des bateaux qui suivent Alexann en train de nager.
Photo: Alexann avance du mieux qu’elle peut, mais des maux de ventre lui coupent le souffle. L’épreuve est de plus en plus difficile.  Crédit: Radio-Canada / Vicky Boutin

Au milieu du lac Saint-Jean, secouée par les vagues, Alexann Petiquay doit prendre l'une des décisions les plus difficiles de sa jeune carrière de nageuse d'endurance. Les maux de ventre lui coupent le souffle et rendent chaque brasse plus douloureuse que la précédente. Après cinq heures de nage, il faut sortir de l'eau, courber l'échine devant ce lac insoumis.

Alexann en compagnie d'une femme portant un stéthoscope.
La déception est visible sur le visage d’Alexann lorsqu’elle est ramenée à la rive. Photo : Radio-Canada / Vicky Boutin

Elle en rêvait depuis des années : sa première Traversée du lac Saint-Jean. Elle voulait devenir la première Autochtone à réussir l’exploit.

Image : Paul Asmuth en train de nager.
Photo: Paul Asmuth fait quelques brasses dans le lac Saint-Jean en souvenir de ses exploits passés.  Crédit: Radio-Canada / Vicky Boutin

1981. La vie de l’Américain Paul Asmuth est menacée au milieu du lac Saint-Jean.

L’hypothermie s’empare graduellement de son corps, lui faisant pratiquement perdre la raison. Il refuse de quitter le lac et continue machinalement de nager. Il devient confus, ne comprend plus ce qu’on lui dit. Son frère et entraîneur réussit finalement à l’attraper au moment où il perd pratiquement conscience dans les eaux froides. Le départ a eu lieu près de neuf heures plus tôt.

Paul Asmuth, enveloppé d'une serviette, est soutenu par trois hommes.
Paul Asmuth est retiré du lac en 1981. Il a presque perdu conscience en course.Photo : Fonds Traversée Internationale du lac Saint-Jean, Centre d'archives et Société d'histoire Domaine-du-Roy

L’expérience change presque le cours de sa carrière, même s’il a cumulé jusque-là les victoires sur le circuit mondial des marathons de nage longue distance. L’année précédente, à sa première tentative, il a pourtant remporté l’épreuve entre Péribonka et Roberval. Le lac Saint-Jean l’a-t-il vaincu pour de bon? Asmuth n’est même pas certain de vouloir continuer ce sport.

Pourtant, il bravera le lac à plusieurs reprises par la suite. Et presque 40 ans après ce terrible souvenir, il reviendra encore sur la rive.

Image : Alexann devant le lac Saint-Jean.
Photo: Alexann Petiquay a passé toute sa vie en bordure du lac Saint-Jean. Sa relation avec le grand lac ne date pas d’hier.  Crédit: Radio-Canada / Vicky Boutin

Alexann Petiquay a grandi à Roberval et Mashteuiatsh, toujours à proximité du Piekouagami, le lac peu profond, comme son nom innu l’indique, qui est son terrain de jeu préféré depuis cinq ou six ans. J’ai fait une épreuve d’un et de cinq kilomètres, et je suis tout de suite tombée en amour!, raconte-t-elle. Depuis, elle a participé cinq fois au dix kilomètres du marathon de la relève, avant de s’élancer pour la mythique épreuve de 32 km.

Ça prend vraiment de la détermination quand on saute à l’eau. Je me sens dans mon élément. C’est un lac que je connais. Je l’ai vu dans tous ses états. Chaque kilomètre que je nage me fait sentir très fière.

Alexann Petiquay

Cette fierté, elle la partage avec chaque membre de sa communauté, et même au-delà. Sur la réserve, des gens affichent clairement leur appui sur des pancartes devant leur maison.

Le chef de Mashteuiatsh, Clifford Moar, y voit une grande source d’inspiration.

Alexann fait ressortir beaucoup de fierté dans la communauté. Les gens sont tellement fiers d’elle, de voir une jeune accomplir ses rêves, et les sacrifices qu’elle fait pour les atteindre.

Clifford Moar

Avant ses compétitions, Alexann se penche, touche à l’eau et frotte du tabac qu’elle tient entre ses mains. Je fais une petite prière pour remercier le Créateur. Elle utilise le tabac parce que, dans la symbolique autochtone, il sert à transporter un message.

Alexann touche l'eau du lac Saint-Jean.
Alexann exécute son rituel avant de s'élancer en compétition, comme ici en 2013.Photo : Radio-Canada / Vicky Boutin

Dans la culture innue, on considère que l'eau est l'un des quatre dons du Créateur avec le feu, la terre et l'air. Chacun mérite le respect.

Ce lac, c'est celui de ses ancêtres. Il a une place centrale dans l'histoire de Mashteuiatsh, cette petite communauté autochtone nichée sur les rives du lac Saint-Jean.

Tous mes ancêtres ont passé sur ce lac au lieu de faire le tour. Ils l'ont traversé en canot l’été et à pied pendant l'hiver. C'est un grand honneur de le traverser à mon tour.

Alexann Petiquay

Pour la nageuse de 22 ans, traverser le lac Saint-Jean à la nage n'est que la suite de l'histoire.

Image : Paul Asmuth sur une échelle qui mène dans les eaux du lac Saint-Jean.
Photo: Pour Paul Asmuth, revenir à Roberval est comme un pèlerinage. Il apprécie toujours nager dans ce lac gigantesque.   Crédit: Radio-Canada / Vicky Boutin

Le lac Saint-Jean n’apparaît nulle part dans l’arbre généalogique de Paul Asmuth. Aucune de ses racines ne le lie à ce lac du nord. Pourtant, son eau coule dans ses veines.

Pour lui, nager est une sorte de méditation. Dans l'eau, tous les sens sont diminués : on n'y voit pas grand-chose, on ne sent rien, on ne parle pas, on ne touche que l'eau... C'est un plongeon à l'intérieur de soi. Le lac Saint-Jean est celui qui l'a forcé à puiser au plus profond de lui-même.

L’homme originaire de la Floride était loin de se douter que cet endroit lui ferait vivre les émotions les plus intenses de sa carrière sportive, maintenant derrière lui.

En cette fin de juillet, il est revenu pour la 65e tenue de l’épreuve mythique. Il est toujours ému par les sentiments qui refont surface à la vue de ce grand réservoir d’eau douce. Il y a trois mois à peine, l’immense lac était pourtant gelé d’un bout à l’autre. Y nager revient un peu à défier la nature.

En regardant au loin, il constate que le lac est toujours aussi majestueux. Il a développé une relation tortueuse avec lui, faite de larmes de joie, de bonheurs intenses, mais aussi de douleurs et de grandes déceptions.

Image : Paul Asmuth de dos avec le lac Saint-Jean en arrière plan.
Photo: Paul Asmuth contemple le lac Saint-Jean.  Crédit: Radio-Canada / Vicky Boutin

En 11 participations à la Traversée, il a tout vu. Il a nagé dans le lac miroir, chauffé par les rayons du soleil, mais aussi dans l'eau couleur café, remué par les rafales, de jour comme de nuit. Il a souffert pour combattre l'eau froide et l'hypothermie. Sans compter cette fois où il a failli périr au milieu du lac, en 1981. Mais, il est revenu. Il a même traversé deux fois aller-retour, remportant l’épreuve de 64 kilomètres huit ans plus tard.

D’ailleurs, il admet ne plus se souvenir clairement de la deuxième moitié, entre Péribonka et Roberval, tellement il était fatigué en 1989. À l’époque de l’aller-retour, le départ se faisait en soirée, et les athlètes devaient s’élancer au clair de lune dans le lac Saint-Jean.

J’aime nager la nuit, mais cette nuit-là a été très difficile. C’était un peu surréaliste avec cette quantité d’athlètes qui nageaient dans les vagues. Ça faisait de gros splash, les lumières des bateaux éclairaient les éclaboussures et ça allait tellement vite. C’était magnifique, mais en même temps, très difficile. Je pense qu’il faisait environ 48 degrés Fahrenheit [8 degrés Celcius] dehors.

J’ai gagné la Traversée du lac Saint-Jean trois fois, mais je dis quatre parce que l’une de ces fois, c’était un aller-retour.

Paul Asmuth

Avec sa vaste expérience dans la discipline, Paul Asmuth l’affirme sans détour : traverser le lac Saint-Jean est la compétition en eau libre la plus difficile au monde. Traverser les 32 km de La Manche entre l’Angleterre et la France est une épreuve célèbre, mais pas aussi ardue que celle du lac Saint-Jean, selon lui.

Je pense que c’est plus difficile que La Manche parce que les personnes qui traversent La Manche à la nage attendent les bonnes conditions météo. Ici, elles se lancent à l’eau peu importe les conditions, et la plupart des gens ne comprennent pas ça. Personne ne traverse La Manche quand la météo est mauvaise.

Image : Alexann Petiquay en maillot de bain en train d'ajuster ses lunettes.
Photo: Alexann Petiquay ajuste ses lunettes avant d’ajouter un entraînement à séquence de préparation.  Crédit: Radio-Canada / Vicky Boutin

Sur le quai de la Place de la Traversée à Roberval, Alexann enfile ses lunettes et son bonnet de natation. Un entraînement l’attend, un autre, moins de 48 heures avant la plus grande compétition de sa jeune carrière. Le lac miroite sous les rayons de soleil de cette fin d’après-midi.

Alexandra, une jeune nageuse de Saint-Jean-sur-Richelieu, est à ses côtés. Elles ne se connaissaient pas jusqu’à la veille. L’adolescente a demandé à Alexann si elle pouvait se joindre à elle pour quelques brasses, question que cette dernière l’aide à dénouer un problème majeur : elle a peur de nager dans un lac. La faune sous-marine est son pire cauchemar.

L’athlète de Mashteuiatsh en a vu d’autres. Elle lui explique patiemment que les poissons se tiennent au fond de l’eau et qu’ils ont plus peur d’elle que l’inverse. Le pire, c’est quand tu vois le fond. Les poissons se promènent. J’aime mieux ne pas voir le fond!, admet-elle avant de sauter dans l’eau au bout du quai.

Alexandra, sur le quai, regarde Alexann sauter à l'eau.
Alexandra veut apprendre à nager en eau libre. La nageuse de Mashteuiatsh ne se fait pas prier pour sauter à l’eau et l’amener au large.Photo : Radio-Canada / Vicky Boutin

Alexann adore transmettre sa passion pour l’eau libre. Avant, elle était comme Alexandra et ne nageait qu’en piscine. Mais maintenant, nager dans un lac est son passe-temps favori.

Au cours des derniers mois, elle a multiplié les entraînements. Elle a même quitté son patelin il y a deux ans pour se perfectionner à Montréal et être prête quand les glaces libéreraient les plans d’eau québécois.

Paul Asmuth, dans un bateau, écrit des indications à un nageur sur un tableau blanc.
Paul Asmuth a accompagné le nageur américain Alex Meyer lors de la Traversée de 2016.Photo : Radio-Canada / Vicky Boutin

Paul Asmuth a utilisé ses expériences au lac Saint-Jean et ailleurs pour guider l’équipe olympique américaine de nage en eau libre aux Jeux de Londres et de Pékin. Même au bout du monde, les enseignements du Piekougami ont été utiles.

En 2016, il a mené l’Américain Alex Meyer à la victoire dans le lac Saint-Jean, l’assistant tout au long de l’épreuve dans une petite chaloupe.

La transmission et le partage, comme un legs après autant d’effort.

C’est maintenant à cette jeune nageuse autochtone qu’il n’a jamais rencontrée qu’il souhaite transmettre sa passion, et parler de ce lac qu’il aime tant.

Alexann Petiquay et Paul Asmuth observent le lac Saint-Jean ensemble.
En regardant le lac Saint-Jean, de nombreux souvenirs font surface dans l’esprit des deux nageurs.Photo : Radio-Canada / Vicky Boutin

C’est à quelques pas de l’eau que les destins de Paul et Alexann se croisent enfin. Si tout les sépare à première vue, les deux ont dans les yeux le même reflet bleuté du lac Saint-Jean. Debout sur la rive, ils scrutent ensemble le grand lac.

Lui parle anglais, elle très peu, mais leur passion pour le Piekougami transcende les barrières de la langue.

Leur rencontre se déroule à quelques heures du départ de la première Traversée d’Alexann. Demain, ce lac gigantesque, dont les contours ne se dessinent que vaguement à l’horizon, sera à la fois son allié et son adversaire.

Carte représentant le trajet de la Traversée internationale du lac Saint-Jean.
Il faut nager durant 32 km pour traverser le lac Saint-Jean. La température de l'eau varie entre 16° et 23° C et les vagues atteignent jusqu'à 2 mètres.Photo : Radio-Canada

La jeune femme est anxieuse, et ça se voit. L’attention portée sur elle au cours des derniers jours ne fait rien pour améliorer les choses. Alexann est devenue la vedette locale. Tout le monde l’arrête pour discuter ou prendre une photo. Paul la prévient : elle ne doit pas se laisser absorber par ce tourbillon. Elle doit penser à elle et garder son focus sur cet événement qui drainera toute son énergie.

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Des amateurs insistent pour se faire photographier avec Alexann la veille de sa compétition.Photo : Radio-Canada / Vicky Boutin

L’Américain a développé sa propre technique au fil des compétitions : peu importe la longueur de l’épreuve, il faut nager 20 minutes chaque fois, puis recommencer. Il explique à Alexann que cette méthode permet de ne pas regarder trop loin et de mieux se concentrer. Elle lui a valu bien des succès dans le passé. C’est pourquoi il suggère à la jeune femme de s’en inspirer pendant l’épreuve. Elle sait qu’il a raison.

Quand tu n’es pas concentré, tu nages mal. Tu perds ta technique un peu. C’est mieux que je garde le focus.

Alexann Petiquay

Recevoir les trucs d’un athlète intronisé au Temple de la renommée de la natation est un cadeau inestimable pour la nageuse. Elle sait qu’elle aura besoin de tous les conseils possibles.

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Le lac Saint-Jean est calme le matin du départ. Les conditions peuvent toutefois changer rapidement.Photo : Radio-Canada / Chantale Desbiens

Le soleil est rouge au-dessus du lac Saint-Jean le matin de la 65e Traversée. L’air est déjà chaud sur le quai de Péribonka, où les nageurs et nageuses se font enduire de graisse. Des centaines de personnes sont sur place pour les encourager. La température de l’eau est de 20,8 degrés Celsius (68 degrés Fahrenheit), mais elle sera plus froide dans la rivière Péribonka. Ça tombe bien pour Alexann Petiquay, qui préfère l’eau fraîche et les vagues.

Paul Asmuth est tout près de l’action et discute avec les nageurs et nageuses, qui sont 22 au total et proviennent de 10 pays différents.

La vedette locale est acclamée par le public au moment de sa présentation. Une dose d'énergie qu’elle emmagasine pour la course.

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La clameur de la foule s’élève au moment où Alexann salue les gens.Photo : Radio-Canada / Vicky Boutin

Les athlètes fendent la foule et s’avancent jusqu’au petit quai flottant d'où ils et elles doivent sauter. La tension est palpable. Des vétérans et vétéranes s’amusent et rigolent pour cacher leur stress. Alexann, silencieuse, observe les alentours. C’est le moment. C’est son moment.

Elle ajuste ses lunettes une dernière fois, regarde au loin et plonge. Elle rejoint les autres au lieu de départ, puis s’élance au bruit du pistolet.

L’eau est froide, les autres athlètes, rapides. Alexann se fait distancer par le peloton après quelques mètres. Peu importe, tout ce qu’elle veut, c’est toucher la plaque d’arrivée. Certains le feront après sept heures de nage, d’autre prendont plus de neuf heures.

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Sur l’eau, les petites embarcations rouges et les nageurs forment un tableau saisissant.Photo : Radio-Canada / Vicky Boutin

Pendant qu’il attend les nageurs et nageuses de l’autre côté du lac avec la foule, Paul Asmuth se remémore la plus grande leçon que le lac lui a donnée : dans l’eau comme dans la vie, tout est une question d’attitude.

Quand quelque chose survient dans ta vie, tu dois choisir ton attitude. Tout le monde affronte les mêmes conditions et doit dealer avec, tu dois choisir à ce moment si tu es frustré, si tu veux abandonner ou non. Ce sont les mêmes frustrations pour tout le monde.

Paul Asmuth

Le lac lui a appris à garder confiance, peu importe ce qui arrive. Ça m’a amené à devenir meilleur.

Image : Alexann, portant une robe de chambre, est escortée sur le quai.
Photo: En pleurs, Alexann est ramené sur la rive par les responsables de la sécurité.   Crédit: Radio-Canada / Vicky Boutin

Six heures après le coup de départ, c’est un bateau qui ramène Alexann à Roberval. Fatiguée et en pleurs, elle rejoint la terre ferme à contrecœur. Elle tombe dans les bras de ses proches, ensemble pour la réconforter. Elle joint rapidement sa mère au téléphone pour entendre d’autres mots d’encouragement.

Elle se sent coupable parce que tellement de gens étaient derrière elle.

Je faisais ça pour moi. C’est moi qui étais dans l’eau et j’ai décidé d’arrêter.

Alexann Petiquay

Paul ne tarde pas à venir la rassurer. Il a connu le même brouillard. Il est convaincu qu’elle a la capacité de traverser ce lac, même si cette première tentative a pris fin abruptement.

Il ne faut pas abandonner. Nos échecs nous rendent plus forts que nos succès.

Paul Asmuth

La douleur de ne pas avoir donné le meilleur de nous-mêmes dure plus longtemps que la douleur d’avoir tout donné, ajoute-t-il.

Déjà une lueur d’espoir jaillit dans les yeux d’Alexann.

Je vais le refaire, c’est sûr, parce que j’ai vraiment une tête dure. Je veux vraiment le refaire.

En raison de la pandémie de coronavirus, la 66e Traversée internationale du lac Saint-Jean, dont l'épreuve de 32 kilomètres devait avoir lieu le 25 juillet 2020, a été annulée. Les nageurs sont attendus en 2021.

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