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Le Montréal gastronomique, entre aubaines et trop cher pour rien

Le mardi 6 septembre 2016

De gauche à droite et de haut en bas : Thierry Daraize, Lesley Chesterman, Antonin Mousseau-Rivard et Marie-Claude Lortie
De gauche à droite et de haut en bas : Thierry Daraize, Lesley Chesterman, Antonin Mousseau-Rivard et Marie-Claude Lortie     Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

À Montréal, les tables haut de gamme continuent de se comparer avantageusement à celles de Paris, de Londres et de Singapour, mais les restaurants décontractés tendent à refiler à leurs clients des factures trop élevées. Les chefs Antonin Mousseau-Rivard et Thierry Daraize et les critiques gastronomiques Marie-Claude Lortie et Lesley Chesterman expliquent à Catherine Perrin pourquoi il vaut mieux éviter les établissements qui carburent aux modes ou qui tentent de copier les grands chefs si on veut en avoir pour son argent.  
 
« Les gens mangent chez St-Hubert pour 30, 40 dollars par personne... C'est rendu très cher. Quand on y pense, c'est pour des produits en poudre ou congelés », déplore Antonin Mousseau-Rivard, chef du Mousso. Son établissement est considérablement plus cher en comparaison, mais il assure qu'il ne gonfle pas ses prix. « J'offre des produits locaux de première qualité, travaillés à 100 %. [...] Souvent, on regarde un restaurant et on se demande pourquoi on paie. Quand vous venez chez nous, vous ne payez pas pour le décor. Vous payez pour des employés qui sont bien payés. » 
 
Toutes les cuisines ne sont pas égales 
« Le petit restaurant traditionnel est trop cher par rapport à des établissements comme Le Mousso », dénonce Thierry Daraize, qui trouve ridicule, par exemple, le fait de demander plus de 20 $ pour un plat simple, mais à la mode, comme le macaroni au fromage. « Beaucoup de restaurants font à manger, et il y en a d'autres qui font de la cuisine. C'est très différent. Le prix devrait être différent. » 
 
« Nos restaurants les plus chers ne sont jamais aussi chers que ceux des très grandes villes, souligne Marie-Claude Lortie. On reste dans des prix qui sont très raisonnables. Le menu dégustation du Toqué! est de 132 $ par personne. Ce n'est vraiment pas donné – c'est 105 $ de plus pour le vin –, mais le menu dégustation chez Passard [L'Arpège], à Paris, est de 380 euros. Euros! Et ça ne comprend absolument pas le vin! » 
 
À chacun ses priorités 
Pour ne pas avoir l'impression de payer trop cher, elle recommande aux clients de dresser une liste de leurs priorités. « Est-ce qu'on recherche une expérience de toute une soirée [...] ou veut-on aller dans un endroit cool où la qualité de la nourriture n'est pas ce qui compte le plus? Quand on me demande quel est le meilleur restaurant à Montréal, je dis : "Ça dépend." » 
 
Lesley Chesterman rappelle que les grands restaurants paient davantage pour leurs denrées, leurs fournisseurs, leur décor et, souvent, leurs employés, ce qui se reflète forcément sur la note : « On pense que le prix est seulement pour ce qu'il y a dans l'assiette, mais on paie pour tout! »


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