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Catherine Perrin

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Santé

Antidépresseurs : gare aux effets secondaires

Le mercredi 10 août 2016

Un antidépresseur bien connu
Un antidépresseur bien connu     Photo : Getty/Bloomberg

Loin d'être une solution miracle, les antidépresseurs vendus aujourd'hui présentent une variété d'effets non désirés, qui peuvent aller de phases maniaques à la psychose en passant par des idées suicidaires. La nouvelle génération de médicaments comporte moins de dangers d'intoxication, mais elle n'est pas aussi sécuritaire qu'on le croit. Le pharmacologue Jean-Louis Brazier et le psychiatre Gilles Chamberland expliquent à Isabelle Craig pourquoi les antidépresseurs sont d'abord des outils qui nécessitent un suivi. 
 
« Un antidépresseur, des fois, peut donner des surprises, prévient Gilles Chamberland. Par exemple, quand on dit que les antidépresseurs augmentent les risques de suicide, c'est simplement parce qu'au départ, dans la façon dont ils agissent, les antidépresseurs vont redonner de l'énergie aux gens, vont leur redonner les moyens d'agir avant que l'humeur ne soit guérie. Donc, quelqu'un qui a des idées suicidaires sera plus à risque au départ. »  
 
Pour une approche plus intégrée 
M. Chamberland dit également : « On ne devrait pas séparer les traitements pharmacologiques et les traitements psychologiques. En ce moment, c'est un peu le problème : c'est comme si les médecins de famille prescrivaient et les psychologues faisaient du suivi. Il faut que ce soit plus intégré. »  
 
Déséquilibre 
« Quand on regarde les essais cliniques qui ont été faits sur des antidépresseurs dans la dépression légère à modérée, on s'aperçoit que l'effet du médicament n'est pas plus important que celui d'un placebo, souligne Jean-Louis Brazier. Pour le blues, la dépression légère, peut-être que des traitements comme la psychothérapie seraient plus efficaces que de commencer tout de suite à donner des antidépresseurs à des gens qui n'ont pas besoin de la Rolls Royce, mais plutôt d'une calèche à cheval. Il y a un déséquilibre entre la pathologie et la puissance de l'outil. »


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