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Catherine Perrin

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Politique

La laïcité selon les humanistes

Le mercredi 11 septembre 2013

Signes religieux

Selon Bernard Drainville, ministre des Institutions démocratiques, le projet de charte des valeurs québécoises vise deux principaux objectifs : affirmer les valeurs québécoises et la neutralité religieuse de l'État, et baliser les accommodements raisonnables. Les humanistes profitent de l'annonce des cinq propositions du gouvernement Marois, liées à la future charte, pour s'attarder à la notion de la laïcité. Est-ce que l'État peut vraiment se dissocier de la religion?  
 
 
André Champagne, historien  
« On voit apparaître à la fin du Moyen-Âge en Europe, surtout en France, un désir des monarchies de s'affirmer. Celles-ci ont commencé par contester l'autorité du pape. Pendant la Révolution française, les révolutionnaires, qui ont instauré la république et mis l'accent sur la laïcité, l'ont fait pour se venger de l'Église, alliée du pouvoir. L'Église avait toujours été le soutien du pouvoir, de l'élite. »  
 
Rachida Azdouz, directrice des Services de soutien à l'enseignement de l'Université de Montréal et psychologue spécialisée en relations interculturelles 
« En ce qui concerne les propositions déposées mardi, on se retrouve avec une charte des valeurs, et non de la laïcité. On indique qu'il y aurait laïcité, mais on en exclut le catholicisme. On établit ainsi une hiérarchie historique des religions. On ne répond plus au besoin original, soumis en 2007 lors de la commission Taylor-Bouchard, qui était surtout axé sur l'encadrement des pratiques religieuses orthodoxes. »  
 
Éric Pineault, professeur au Département de sociologie de l'Université du Québec à Montréal  
« [La charte des valeurs québécoises] n'est pas la charte de la laïcité, mais la construction d'un "nous". On propose un "nous" bien curieux, inspiré d'une vision très néoconservatrice. On définit l'identité en disant qu'il y a un fond culturel à conserver contre le multiculturalisme et les forces de l'histoire. On met l'accent sur la survivance culturelle. C'est peut-être une formulation maladroite d'une quête identitaire, mais ce n'est pas un document xénophobe. »




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