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Accompagnants sexuels : assouvir les besoins des personnes handicapées

Le mercredi 31 août 2016

Anaïs Barbeau-Lavalette et Alexandre Vallerand
Anaïs Barbeau-Lavalette et Alexandre Vallerand     Photo : Radio-Canada/Olivier Lalande

Ils aident des personnes avec un handicap moteur ou mental à vivre leur sexualité, contre rétribution. En France, ils sont regroupés et défendus par une association, mais les services des accompagnants sexuels sont considérés comme de la prostitution. Ici, ce service reste encore à développer. L'accompagnant sexuel Fabrice Flageul, la réalisatrice Anaïs Barbeau-Lavalette et le comédien Alexandre Vallerand expliquent à Catherine Perrin en quoi l'accompagnement sexuel est un service mû par la compassion. 
 
Fabrice Flageul est masso-relaxologue de formation. C'est sa conjointe, sexologue de métier, qui lui a parlé de la formation de l'Association pour la promotion de l'accompagnement sexuel pour devenir accompagnant sexuel.  
 
La conviction sans obligation 
Il dit faire ce travail par conviction. « La définition de la santé, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), inclut la sexualité. Pour être en bonne santé, il faut avoir une sexualité épanouie », dit-il, précisant que des règles strictes encadrent la pratique. « Il n'y a pas d'obligation de faire quoi que ce soit. On fait ce qu'on peut. Moi, je n'ai pas de limite. Simplement, quand j'ai la personne au téléphone, je précise bien avant tout rendez-vous que même si la personne a des besoins, [...] je ne peux pas m'engager. Ça dépend de la chimie, ça dépend de plein de choses. J'essaie de faire mon maximum, mais si ça ne marche pas, ça ne marche pas. » 
 
Atteint de paralysie cérébrale, Alexandre Vallerand a connu le manque sexuel et estime qu'un service d'accompagnement pourrait éviter bien des comportements dangereux. « On peut tomber assez bas, souligne-t-il. La personne qui a un handicap a un besoin comme tout le monde et veut combler ce besoin. Elle ne va pas penser à réfléchir trop loin. Elle ne risque pas se demander autre chose que : "Est-ce qu'on le fait?" » 
 
Un manque comme une barrière 
Anaïs Barbeau-Lavalette a exploré cette question dans le court métrage Prends-moi, qui mettait en scène des handicapés en quête d'intimité. Elle croit que l'idée de l'accompagnement sexuel devrait être importée au Québec. « Ceux qui s'opposent à ce genre de service disent que les personnes handicapées devraient s'habituer à ce nouveau corps et trouver un moyen d'avoir une sexualité à partir de ce corps-là. C'est un argument très intellectuel, affirme-t-elle. Dans la recherche pour le court métrage, on a rencontré beaucoup d'hommes et de femmes qui pensent tellement à ce manque-là que ça devient central dans leur vie. C'est une barrière à n'importe quel autre accomplissement. À partir du moment où ils ont vécu une certaine sensualité autrement que d'être touchés pour de l'hygiène, ils peuvent passer à autre chose. C'est sain au niveau de leur chemin de vie. »


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