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Antoine Robidoux (1794 - 1860)

La découverte de l'Ouest du mardi 20 novembre 2007


Antoine Robidoux (1794 - 1860)

Antoine, membre du clan Robidoux
Antoine Robidoux est né à Florissant, au Missouri, le 24 septembre 1794. Son père, le Canadien français Joseph Robidoux, propriétaire d'un poste de traite à Saint-Louis, a eu six fils vivants, dont Antoine. D'où l'expression populaire « les frères Robidoux » ou « le clan Robidoux » dont il est souvent fait mention dans les journaux des explorateurs des années 1840-1850.

L'esprit aventurier
De grande taille, Antoine Robidoux est un homme des montagnes, pisteur, convoyeur, éclaireur, interprète, trappeur, et voyageur. En 1822, il ouvre la piste menant à Santa Fe au Nouveau-Mexique, à travers les Rocheuses. Avec Étienne Provost, ils écument les territoires de l'Utah et du Colorado et réussissent à échapper à tous les dangers et aux attaques des Amérindiens.

Un empire de la fourrure
En 1828, Antoine Robidoux épouse la fille du gouverneur mexicain et en retire des avantages administratifs et politiques substantiels. En 1829, il devient citoyen mexicain afin de pouvoir trapper sur le territoire mexicain et obtient le droit exclusif du commerce des fourrures sur un énorme territoire qui couvre l'Utah, le Colorado jusqu'au Wyoming.

Le « loup des Prairies »
Antoine Robidoux investit dans des mines d'or dans la région de Taos, lieu de rencontres de tous les trappeurs américains (qui parlent tous français). Dans les mines, il perd énormément d'argent, mais il contrôle la traite des fourrures dans les Rocheuses avec son frère Louis. C'est l'apogée des frères Robidoux.

Des durs à cuire
En conflit avec les autres commerçants de fourrures, les Robidoux ont la réputation d'être très durs en affaires et d'utiliser tous les moyens, même peu orthodoxes, pour arriver à leurs fins.

Le déclin
À partir de 1842, Antoine Robidoux perd graduellement son commerce de fourrures, ses forts et ses alliances avec les Amérindiens. Joueur compulsif, il se serait ruiné, selon la rumeur de l'époque. On dit aussi qu'il buvait trop. En 1846, il prend part à la guerre contre les Mexicains.

Il est grièvement blessé et évacué à San Diego. Il ne s'est jamais remis de sa blessure. Il perd aussi la vue, comme son père. Il laisse une nombreuse descendance amérindienne, comme ses frères. Antoine Robidoux est mort à 66 ans à Saint-Joseph, au Missouri, en 1860. Il est aussitôt oublié.

Pendant ce temps...

• En 1822, le Congrès des États-Unis reconnaît l'indépendance de l'Argentine, de la Grande Colombie, du Chili, du Pérou et du Mexique.

• Le 6 juin 1829, au Canada, la dernière femme de la tribu indienne des Béothuks s'éteint.

• En 1830, l'American Fur Company est à son apogée.

• De 1846 à 1848, c'est la guerre entre les États-Unis et le Mexique.

Références : bibliographie et hyperliens

Antoine Robidoux and Fort Uncompahgre, the story of a Western Colorado fur trader, Ken Reyher, Western Reflections.

Trappers of the Far West, (16 portraits), par Leroy R. Hafen et Harvey Lewis Carter

Robidoux chronicles, par Hugh M. Lewis, publié chez Trafford.

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