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Festival de la chanson de Granby
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Yvan Fréchette, l'homme derrière la production technique

Yvan FréchetteYvan Fréchette est directeur de la production technique. Il est l’un des doyens au sein de l’équipe technique. Photo : Radio-Canada / Émilie Richard



Le Festival international de la chanson de Granby se prépare bien des mois à l'avance. Yvan Fréchette est l'un de ceux qui se mettent à la tâche dès le début de l'année. Il est directeur de production technique. Cette année, il retrouve l'équipe du festival pour une 28e fois, avec le même bonheur.

Texte et photos d'Émilie Richard

La 50e édition sera mémorable, selon Yvan. Seulement en équipement, il attend de sept à huit camions semi-remorques. C’est énorme!, s’exclame-t-il. Mais l’homme n’est pas impressionné. Il est prêt.

C’est son expérience de plusieurs années au sein du Festival d’été de Québec qui l’a amené à Granby. Avant, le festival ne se déroulait qu’au Palace, mais, quand il est sorti dehors, d’abord dans le stationnement Johnson puis au lac Boivin, on est venu me chercher parce que j’étais un spécialiste des événements extérieurs, explique Yvan. L’année suivante, ils m’ont gardé, ajoute-t-il sur un ton heureux.

Le temps lui donne raison; il connaît très bien son affaire. Tellement, que cette année, avec l’ajout d’une deuxième scène extérieure au lac Boivin, il s’est rendu à Granby à la fonte des neiges pour analyser le terrain. Il y est retourné plusieurs fois depuis. Je ne suis pas du genre stressé, mais ça prend un peu de stress pour ne pas prendre tout pour acquis, surtout quand il y a un nouveau site, exprime le passionné.

Yvan Fréchette debout sur le terrain du lac BoivinYvan Fréchette analyse le terrain du lac Boivin où se trouvera la nouvelle scène. Photo : Radio-Canada / Émilie Richard


En amont de l’événement, Yvan s’occupe des soumissions pour la location d’équipements, des budgets et du personnel à engager. Pendant le festival, il n’a pas une seconde pour lui. Je suis partout. Quand on commence les répétitions au Palace, j’en profite pour peaufiner les scènes extérieures, celles dans les bars. Je fais le tour de toutes les installations, même si parfois je ne reste que deux minutes, relate-t-il. Yvan s’appuie toutefois sur une équipe expérimentée. Ça prend des équipes solides parce que tout va très vite.

C’est le cas, notamment, d’un site où il y a des bureaux à l’étage. Il faut faire les tests de son à 16 h 30 et le spectacle est à 17 h. Ça arrive serré. On fait ce que l’on peut avant, en faisant le moins de bruit possible et dans la dernière demi-heure, on finit avec la batterie, explique-t-il en riant.

Une bonne préproduction avec ses équipes lui évite bien des soucis, mais il doit, à l’occasion, composer avec des imprévus. Il y a eu certaines années des anecdotes qui ne se racontent pas, lance-t-il dans un éclat de rire.

Il laisse finalement tomber celle-ci au sujet d’un artiste invité. Il venait chanter la chanson primée, mais il ne l’avait pas apprise. On s’est ramassé avec quelqu’un en avant avec de grands cartons avec le texte d’écrit dessus parce qu’il ne voulait pas chanter avec ses lunettes, se souvient, sans rancune, Yvan.

Le 50e festival lui amènera certainement d’autres bonnes histoires à raconter, mais son plus grand défi demeure, après toutes ses années, la météo.

Je suis obligé de vivre avec. Mes bottes de caoutchouc et mon imperméable sont toujours dans mon véhicule, assure-t-il. Yvan Fréchette est un homme prévoyant.

Yvan Fréchette et des membres de l'équipe techniqueYvan discute avec une partie de l’équipe du Festival international de la chanson de Granby. Que ce soit pour les spectacles intérieurs ou extérieurs, tous les moindres détails y passent. Photo : Radio-Canada

Son coup de cœur

Son choix s’arrête sur Samuele Mandeville. C’est sûr que je prêche pour ma paroisse, lance Yvan qui a débuté sa carrière avec son père, Gaston Mandeville. On était des colocs à Québec. Il avait une guitare, moi, j’avais une auto. Il a lâché l’université, j’ai lâché ma job de fonctionnaire, explique-t-il avec émotions.

Il aime beaucoup ce que sa fille fait. Yvan mentionne la présence scénique de Samuele et sa facilité à communiquer avec le public. Il y en a eu plusieurs [des coups de cœur], mais j’ai un petit quelque chose pour Samuele.