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Festival de la chanson de Granby
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Marielle Dutilly, une « permanente bénévole »

Marielle DutillyMarielle Dutilly cumule près de 30 ans de bénévolat au Festival international de la chanson de Granby. Elle passe tout son festival au foyer du Palace pour superviser les bénévoles dévoués au concours. Photo : Radio-Canada / Émilie Richard


Quand Marielle Dutilly entre dans les locaux du Festival international de la chanson de Granby, c'est comme si elle entre chez elle. Pas la peine de frapper ni de se présenter. Tout le monde la connaît. Elle est une « permanente bénévole » comme elle se plaît à le dire.

Texte et photos d'Émilie Richard

Je ne compte plus ça fait combien de temps! Entre 25 et 30 ans, exprime joyeusement l’enseignante à la retraite. Quand je m’engage dans quelque chose, si j’aime ça, c’est pour longtemps!

Et pourtant, sa première année de bénévolat aurait bien pu être la dernière. C’est en 1991, l’année où le Palace de Granby se transforme de cinéma en salle de spectacles.

Je m’en souviens très bien. Cette année-là, il a fallu faire le festival au lac Boivin, sous la tente. Malheureusement, je pense qu’il faisait six ou sept degrés, il pleuvait. On avait mis des planches pour que les gens puissent marcher sur la boue. C’était épouvantable. On était habillé comme si on allait faire du ski. Il faisait froid. J’étais placière, alors j’ouvrais, je fermais la tente, je me dépêchais, c’était tellement froid, se remémore-t-elle.

La perspective de retrouver le Palace l’année suivante l’encourage.

Marielle occupe tous les postes, ou presque, avant de se faire confier, il y a au moins 20 ans, le rôle de responsable des bénévoles dédiés à la portion concours.

En tout, elle supervise 35 bénévoles qui s’occupent de la billetterie, de placer les spectateurs et de répondre aux demandes des concurrents en coulisse.

On se retrouve le premier soir à 18 h 15 et c’est comme si on était parti la veille, souligne Marielle Dutilly.

Deux femmes devant un ordinateur regardent une photoMarielle Dutilly regarde des photos prises au fil du temps de ses bénévoles. Celle-ci a été prise lors de la fête des bénévoles organisée à la fin du festival. Photo : Radio-Canada / Émilie Richard


Une quinzaine de bénévoles reviennent d’année en année. La roue tourne presque toute seule maintenant. C’est mieux rôdé. Ils savent ce qu’il en est, mais je leur donne toujours comme consigne que s’il se passe quelque chose dans la salle, n’allez pas intervenir, venez m’avertir. Je vais m’en occuper. C’est pour moi ça, c’est à moi, dit-elle avec une détermination dans le regard.

Ah oui? Vous aimez gérer des problèmes?

Je n’aime pas ça, s’exclame-t-elle en riant. N’exagérons pas, mais je veux que ça soit réglé d’une belle façon pour l’image du festival, ajoute celle qui n’est jamais bien loin. Marielle passe tout son temps dans le foyer du Palace. Elle voit tout, entend tout. Ses priorités? Le bien-être de ses bénévoles, que les spectateurs passent une agréable soirée et que les artistes restent dans leur bulle.

Les premières années, on se faisait ramasser. On se battait avec les gens qui arrivaient en retard parce qu’ils ne pouvaient pas entrer dans la salle. Maintenant, les gens le savent, rassure Marielle. Les spectateurs doivent attendre que le demi-finaliste sur scène complète ses trois chansons avant d’entrer. C’est un concours, ils peuvent être stressés, explique la dame de 70 ans remplie de compassion pour les jeunes artistes. Parfois, si les retardataires sont des proches du concurrent, elle fait une exception. Elle les laisse entrer, mais ils sont bien avertis de rester debout, à l’arrière. On ne badine pas avec Marielle.

Laura Pira et Marielle DutillyMarielle Dutilly est comme chez elle dans les locaux du Festival international de la chanson de Granby. Elle est une « permanente bénévole » comme elle aime le dire. On la voit ici aux côtés de Laura Pira, assistante à la coordination du grand concours. Photo : Radio-Canada / Émilie Richard

Son coup de cœur

Sans hésitation, Marielle nomme Isabelle Boulay pour sa personnalité, son intensité, sa beauté. Mais, elle n’a pas oublié non plus le passage de Patrice Michaud. Elle raconte qu’il a fait un tour de chant avec sa guitare pendant la fête organisée pour les bénévoles à la fin du festival.