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Festival de la chanson de Granby
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Réal Gazaille, un spectateur assidu

Réal Gazaille pose devant des affiches du Festival international de la chanson de Granby

Réal Gazaille est un mordu du Festival international de la chanson de Granby. Depuis 11 ans, il assiste à tous les spectacles.

Photo : Radio-Canada / Émilie Richard


L'an dernier, près de 50 000 spectateurs ont assisté à l'un ou l'autre des spectacles donnés dans le cadre du Festival international de la chanson de Granby. Parmi eux, Réal Gazaille, un spectateur assidu, un mordu de l'événement.

Texte et photos d'Émilie Richard

J’assiste à tous les spectacles sauf quand il y en a deux à la même heure, annonce d’entrée de jeu l’homme d’affaires. Son enthousiasme pour le festival est beau à voir.

Granby est chanson, elle n’est pas juste zoo!, lance-t-il, les yeux brillants.

Réal Gazaille vit le festival pour découvrir de nouveaux talents. Ce que j’aime, dit-il, c’est surtout découvrir de nouvelles chansons et de nouveaux textes. Ne lui parlez pas d’une chanson qu’il a déjà entendue des milliers de fois.

On dit que les jeunes ne sont pas vaillants, qu’ils n’ont pas d’intérêt, mais un jeune qui chante, c’est un passionné. C’est un jeune heureux. Peut-être que son histoire est difficile, lourde, mais quand il nous la livre, il se délivre et c’est merveilleux, explique l’homme qui attend toujours impatiemment le début des festivités. Les deux semaines du festival, je ne travaille pas. J’assiste aussi aux vitrines organisées pour les producteurs européens qui recrutent des artistes. Je suis à peu près le seul public qui va là. J’aime vraiment ça, ajoute, tout sourire, l’opticien propriétaire qui accroche fièrement les affiches autographiées des précédentes éditions dans sa lunetterie.

Des affiches du Festival international de la chanson de Granby

Des affiches autographiées du Festival international de la chanson de Granby sont exposées dans la lunetterie de Réal Gazaille.

Photo : Radio-Canada / Émilie Richard


Son premier contact avec le festival remonte à loin. C’est lors de sa création, en 1969. C’était à l’Escale et c’était à deux maisons de chez-moi. Dans ce temps-là, je n’étais pas vieux, mais je me souviens d’y être allé, se remémore M. Gazaille. Après une longue pause, il renoue avec le festival alors qu’il revient s’installer dans sa ville natale.

Il y a donc 11 ans, débute véritablement son amour pour le festival qu’il doit au directeur général et artistique de l’événement, Pierre Fortier. C’est un passionné et ses artistes, il les aime et il nous transmet ça. Je l’ai connu grâce au festival. On est devenu des amis tout de suite. Lui, il connaît la musique, moi, je ne connais rien, mais je l’apprécie, précise Réal, à qui Pierre confie la remise d’un prix pour le public.

Je disais à Pierre qu’il remettait 21 prix pour les artistes, mais aucun pour le public. Pourtant, on y va tous les soirs. Il m’a dit : donnes-en un toi! J’ai commencé il y a 7 ans, relate-t-il. Le premier prix a permis à des spectateurs de participer à un autre festival de la chanson à Montauban. Cette année, c’est un voyage dans le sud-ouest de la France dans un vignoble qui sera tiré parmi les spectateurs qui assistent aux quatre demi-finales.

Les spectateurs se voient donc souvent, en peu de temps. Inévitablement, des liens se tissent. J’ai des amis de festival que je rencontre juste là. Pendant deux semaines, on est ensemble presque tous les soirs, explique-t-il.

À voix plus basse, Réal Gazaille avoue même qu’ils font des paris. On fait des gageures pour le lauréat du festival et je suis très poche, avoue-t-il en riant.

Il ne se souvient plus s’il avait arrêté son choix sur Karim Ouellet reparti bredouille. Il n’avait rien gagné. On était triste pour lui, mais regarde où il est rendu, ajoute-t-il.
Vous avez déjà réussi une mise juste?

Je n’en ai pas beaucoup gagné des deux dollars, mais avec Lisa Leblanc, oui!, répond-il bien fier.

Son coup de cœur

C’est d’ailleurs Lisa Leblanc qu’il nomme comme coup de cœur des 11 dernières années. À sa demi-finale, elle allait voir les spectateurs dans le foyer du Palace pour leur jaser. Elle est tellement fine cette fille-là. C’est la vraie vie qu’elle chante, c’est entraînant, dit-il pour expliquer son choix. Il l’a revue trois ou quatre fois depuis et il assure qu’elle est toujours aussi sympathique.