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Le Salon bleu de l'Assemblée nationale, vide.
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120 jeunes francophones des Amériques siègent à l’Assemblée nationale

La francophonie des Amériques a bien des visages, et bien des accents. Du 8 au 15 juillet, la ville de Québec fera entendre ces voix des quatre coins des Amériques. Près de 120 représentants de la francophonie se réunissent dans la Vieille Capitale dans le cadre du Parlement francophone des jeunes des Amériques.


Un partenariat de Radio-Canada


En prévision de l’événement, Radio-Canada, en collaboration avec le Centre de la francophonie des Amériques, vous présente les grandes lignes de cette rencontre.

Pas seulement une affaire de parlementaires

Les parlements jeunesse tels que le Parlement francophone des jeunes des Amériques sont une simulation, les participants y jouant le rôle de représentants de partis ou de territoires.

L’édition de Québec a la particularité d’ouvrir le débat à d’autres groupes. À l’image de la réalité parlementaire, d’autres intervenants ont le mandat d’alimenter le débat et d’y réagir.

Certains participants font partie de groupes de pression citoyenne. Ils réagissent aux débats et, comme dans la vie politique, influencent les décisions des parlementaires. Le Parlement francophone des jeunes des Amériques présente aussi un volet média, chargé de rapporter les discours parlementaires, les débats et les interactions.

Alors que la première édition de l’événement, à Toronto, en 2014, mettait l’accent sur le groupe parlementaire, cette fois-ci, le jeu d’influence entre les trois composantes (parlementaire, médiatique et citoyenne) est favorisé.

Habituellement, qui dit parlement jeunesse, dit des participants d’environ 18 à 25 ans, comme c’est le cas notamment pour le Parlement jeunesse du Québec. Le Parlement francophone des jeunes des Amériques sera plutôt composé en majorité d’adultes dans la vingtaine et la trentaine. Un âge qu’on considère généralement comme jeune dans le monde politique.

Une forme parlementaire qui stimule les débats

Le modèle parlementaire choisi pour l’événement a pour but d’éviter les lignes de parti, le parlement francophone des jeunes des Amériques se base sur l’exemple de l’ONU. Les participants représenteront un pays ou un territoire francophone, et non un parti politique.

Les rôles sont assignés pour que les parlementaires aient à représenter un autre territoire que le leur, ils doivent donc se familiariser avec ses enjeux. Par exemple, Haïti pourrait être défendue par un Franco-Ontarien.

Outre la forme même du parlement, les projets de loi ont aussi pour but d’alimenter la discussion et d’inclure l’ensemble des participants. Les projets de loi ont été rédigés par un groupe d’anciens parlementaires.

Parce qu’on est en 2018...

Pour le Centre de la francophonie des Amériques, le parlement jeunesse sera l’occasion d’inculquer des valeurs jugées fondamentales au sein de la francophonie, dont, plus spécifiquement, la parité hommes-femmes.

À cet égard, les organisateurs comptent tirer des leçons de l’édition précédente. « La première journée, on avait une conférence sur la parité, et là tout le monde applaudissait. Mais quand on commençait notre programme, il n’y avait aucun changement qui se passait. Quand on calculait la prise de parole en chambre, c’était 80 % du temps les hommes qui parlaient », se rappelle Denis Desgagné, PDG du Centre de la francophonie des Amériques.

Tout au long de l’édition 2018, un témoin de la parité va observer les participants et intervenir auprès d'eux, notamment pour que les femmes prennent leur place et que les hommes la laissent.

La simulation se déroulera du 8 au 15 juillet, à l’Assemblée nationale.