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Gros plan de bouchées de l'Atelier Les Chefs
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L’Atelier Les Chefs! : trois jours de gastronomie avec six de vos chefs favoris

Producteurs et chefs se rencontrent pour une activité culinaire de haute voltige au Grand Marché de Québec.

Du 22 au 24 juin 2019, le public est invité à assister à la création de recettes gastronomiques par les chefs invités. Leur présentation se conclura par la dégustation des bouchées, accompagnées d'un verre de vin. Chacun des chefs a choisi un ingrédient-vedette d’un producteur local qu’ils apprêteront.

Les ateliers débuteront à 15h, et seront animés par Patricia Tadros, Allison Van Rassel et Tanya Beaumont.

Les six chefs invités ont tous participé à l’émission Les chefs! et sont reconnus pour leur expérience et leur maîtrise de la cuisine.

CONTENU PARTENARIAT / Textes et photos : Gabrielle Thibault-Delorme



Qui sont les chefs invités ?


Alex Bouchard : les classiques ne se démodent pas

Un chef en uniforme est accoudé au comptoir d'une cuisine de restaurant.

Alex Bouchard, dans la cuisine du restaurant Initiale.

Photo : Radio-Canada / Gabrielle Thibault-Delorme

Avant de joindre l’équipe de l’Initiale et de travailler en compagnie de son mentor, Yvan Lebrun, Alex Bouchard a appris ses bases dans des restaurants renommés.

« J’ai été trois ans au Laurie Raphaël, autant au chaud qu’à la pâtisserie. Avant ça, j’étais à l’Auberge Saint-Antoine comme pâtissier. J’ai fait un court séjour aussi au Château Frontenac », raconte-t-il.

Cuisinier « touche-à-tout », il cherche toujours à parfaire ses techniques de base. Celui qui s’est surtout consacré à la cuisine française est un habitué des défis. Après son DEP en cuisine, il a suivi un cours de cuisine du marché, durant lequel il devait réaliser un plat à partir d’ingrédients surprises. Une formation qui l’a bien préparé pour sa participation à l’émission Les chefs ! et qui lui a permis d’arracher la victoire lors de la dernière saison.

Même s'il est un grand amateur de cuisine française, le barbecue traditionnel américain occupe une place importante dans son cœur... et dans son estomac : « Je suis un amateur de viande fumée. »

Découvrez sa recette ici.


Ann-Rika Martin : cuisiner en famille


Une chef en uniforme prend la pose dans la cuisine d'un café.

Ann-Rika Martin dans la cuisine du café O'Ravito.

Photo : Radio-Canada / Gabrielle Thibault-Delorme

Première gagnante féminine des Chefs!, récipiendaire de la Bourse Grands Chefs Relais & Châteaux, et cuisinière globe-trotter, Ann-Rika Martin est au sommet de son art.

« C’était vraiment important pour moi de voyager et d’apprendre des autres chefs », affirme celle qui a œuvré dans des grands restaurants de France, d’Autriche, de Chine, du Pérou et d’ailleurs.

Avec une telle expérience derrière la cravate, pas étonnant que le téléphone n’ait pas dérougi à la suite de sa victoire aux Chefs!. Mais rien ne pouvait rivaliser avec l’entreprise familiale de Saint-Romuald qu’elle a lancée avec sa mère : « C’est vraiment un beau projet. La clientèle est géniale, les gens sont de bonne humeur. Je voyais beaucoup de potentiel ici. »

Le café lui permet d’expérimenter des techniques et des saveurs. L’an dernier, elle a tenté l’expérience du food truck à la Baie de Beauport. Cet été, elle s’est procuré une machine à crème glacée et souhaite créer des parfums alcoolisées.

L’important, pour elle, est de conserver l’ambiance familiale et le contact privilégié avec les clients : « Quand on a visité l’Italie, avec ma mère, on visitait des restaurants familiaux. On voulait recréer cette ambiance conviviale là. On ne retrouvait pas ça sur la Rive-Sud. C’est ce qu’on veut créer ici. »

Découvrez sa recette ici.


Laurent Matte-Boily : le territoire dans l’assiette


La photo de Laurent en noir et blanc.

Laurent

Photo : Attractions images

Laurent Matte-Boily a grandi dans les montagnes de Stoneham. Très jeune, la forêt est vite devenue son terrain de jeu. « On a un terrain de trappage. J’y ai passé toute mon enfance et mon adolescence. »

C’est en compagnie de son père qu’il développe sa passion pour le gibier et la forêt. Mais son intérêt pour la cuisine lui vient plutôt de sa mère. Derrière ses fourneaux, il combine les deux. « J’aime travailler ce que la nature m’offre. »

Il rêve d’ailleurs de devenir son propre patron. Il songe à acquérir une pourvoirie, qui combinerait chasse et fine cuisine, avec un menu inspiré du territoire.

Mais d’ici là, Laurent Matte-Boily a troqué les montagnes pour le fleuve, devenant sous-chef au restaurant Chez Saint-Pierre, au Bic : « Je suis très attaché à mon Stoneham. J’ai fait le saut, car c’est un des seuls endroits où on cuisine autant les produits forestiers. »

L’influence du fleuve se fera sentir lors de l’Atelier des Chefs, où il cuisinera les produits de la mer.

Découvrez sa recette ici.


Francis Pouliot : la signature d’un chef


Un homme prend la pose devant des herbes fraîches.

“J’aime faire une cuisine, dite, signature de chef, inspirée des produits du marché”, décrit Francis Pouliot. “Je veux qu’on sente l’amour dans ce que je fais.”

Photo : Radio-Canada / Gabrielle Thibault-Delorme

Francis Pouliot a fait ses premières armes dans la cuisine d’un Cora Déjeuners, où il coupait des monticules de fruits « à s’en faire de l’eczéma sur les mains », raconte-t-il.

Par la suite, il a consolidé ses bases dans la région de la Capitale-Nationale avant de « s’expatrier » à Montréal pour devenir chef au Laurie Raphaël.

« J’ai appris à la dure. J’avais 24 ans, je voulais beaucoup et j’en exigeais autant. J’ai eu une équipe qui a démissionné, au complet. Mais après, Raphaël Vézina est venu me donner un coup de main », se souvient-il. « Aujourd’hui, une dizaine d’années plus tard, je me considère comme un bon chef. »

De retour à Québec depuis quelques années, il est actuellement en quête d’une nouvelle cuisine où il pourra continuer d’explorer l’univers culinaire.

« J’aime faire une cuisine dite signature de chef, inspirée des produits du marché », décrit Francis Pouliot. « Je veux qu’on sente l’amour dans ce que je fais. »

Découvrez sa recette ici.




François-Emmanuel : découvertes et expérimentations

Un chef en uniforme prend la pose avec un restaurant en arrière-plan.

François-Emmanuel Nicol au bistro L'Orygine

Photo : Radio-Canada / Gabrielle Thibault-Delorme

François-Emmanuel ne se destinait pas à la cuisine : « Je m’en allais en sciences [de la] nature. J’étais tanné de la cuisine après avoir travaillé au Cosmos », se souvient-il. Son emploi à temps partiel dans un café attenant à une épicerie lui a toutefois redonné la piqûre.

Inspiré par le chef du café, il s’est inscrit à l’ITHQ : « J’ai étudié en gestion, pas en cuisine. Je m’étais dit que la cuisine, je pourrais aller la chercher sur le terrain, mais que la gestion, je devais l’apprendre ».

Récipiendaire de la bourse Les Grands Chefs Relais & Châteaux, il s’est envolé pour l’Australie : « Ils ont vraiment des produits uniques, qu’on ne retrouve pas ailleurs, et un style vraiment inspiré de la nature. » Puis, en Espagne, il a découvert une cuisine éclatée et très artistique. Finalement, il a terminé son périple près de la frontière italo-française : « Je n’ai jamais vu des produits aussi frais que ça ».

Ces inspirations ont façonné son style. Aujourd’hui chef pour le groupe La Tanière, il ne cesse de travailler des ingrédients inusités. « On essaye plein de choses : de la fermentation, de la lyophilisation… Le fait d’être 100 % local nous force à tenter des choses. Et ce n’est pas juste un show, ça goûte aussi! »

Découvrez sa recette ici.


Fanny Lehouillier : la convivialité autour de la table


Une chef en uniforme sur la terrasse extérieure d'un restaurant. On peut voir le fleuve et un bateau derrière.

Fanny Lehouillier sur la terrasse du bistro L'Orygine.

Photo : Radio-Canada / Gabrielle Thibault-Delorme


Originaire de l’Abitibi, Fanny a commencé sa carrière à 14 ans dans des casse-croûtes et des petits restaurants de déjeuners. « À 18 ans, j’ai voulu faire mon cours. J’aime la cuisine, mais je voulais faire de la “vraie” cuisine ».

Sitôt son cours terminé, elle s’est envolée pour le Nord, au Nunavik, dans le but de nourrir les 800 travailleurs d’une mine : « On travaillait 28 jours en ligne, des journées de 12 heures, en fly-in, fly-out ». Une expérience difficile, mais très formatrice... et bien payée, ce qui lui a permis de voyager.

Grande adepte de la cuisine asiatique, elle a travaillé dans des restaurants du Cambodge. Toujours en mouvement, elle a cumulé les voyages et les expériences en restauration. « J’ai vécu trois ouvertures de restaurants l’une après l’autre », se souvient-elle.

Très active, elle ne souhaite pas devenir chef tout de suite. « J’ai 28 ans, j’aime voyager, je fais beaucoup de sport... Je ne souhaite pas avoir mon restaurant tout de suite », dit celle qui s’épanouit actuellement au Bistro l’Orygine.

Découvrez sa recette ici.