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Lamajeure : un studio de son avec de la vision

Temps de lecture estimé 3 min

Bon nombre d’artisans de la culture ont une fibre entrepreneuriale bien développée, et c’est certainement le cas de Maxime Navert et de Mathieu Morin. Les copropriétaires du studio Lamajeure détiennent une expertise dans le domaine du son pour la publicité, les expériences immersives, ainsi que dans la composition de musique originale. Mais avant de se porter acquéreurs du studio en 2021 avec leur associée, la pianiste et compositrice Alexandra Stréliski, ils ont dû trouver un partenaire financier qui croyait en leurs talents d’entrepreneur.

« Au quotidien, on a l’habitude de jongler avec des artistes et des gens des milieux d’affaires, je dirais même que c’est devenu une expertise », explique Maxime Navert, qui, comme son associé, travaille à Lamajeure depuis de nombreuses années. « Mais il reste qu’au moment de s’asseoir avec la Banque Nationale pour acheter le studio, on s’est demandé : “Est-ce qu’on propose quelque chose de trop abstrait, de trop intangible?” »

« On savait cependant qu’on pouvait s’appuyer sur la solidité de notre proposition et, surtout, sur la force de notre trio », poursuit son partenaire Mathieu Morin.

Grâce à leurs talents complémentaires, les trois artistes-entrepreneurs ont trouvé une oreille attentive à la Banque Nationale. « Très vite, on a fait taire nos appréhensions parce qu’on a tout de suite senti une belle réceptivité, ajoute Maxime. Mieux, on a rencontré des gens qui étaient carrément emballés par notre projet. »

De visionnaires à gestionnaires

De l’enthousiasme, Marie-Josée Corbeil, directrice de comptes au sein du Groupe Industries Créatives à la Banque Nationale, en a à revendre. D’abord appelée en renfort pour remplacer une collègue dans le dossier de Lamajeure, elle a craqué pour le trio à un point tel qu’elle a voulu rester engagée dans le projet. « J’ai insisté pour rester dans le dossier parce que je sentais qu’on avait vraiment des atomes crochus, se rappelle-t-elle. Et puis, j’avoue que je suis amatrice de la musique d’Alexandra, ce qui était un petit bonus. »

Titulaire d’un MBA et d’une licence en droit, cette mordue de culture incarne bien l’approche spécialisée et personnalisée qu’offre la Banque Nationale aux artisans du milieu culturel. « Je ne viens pas de l’univers de la comptabilité ou de la finance, mais j’ai toujours été fascinée par l’entrepreneuriat et la culture. J’ai longtemps cherché un endroit où je pouvais réunir toutes mes passions, et je l’ai trouvé à la Banque Nationale, qui a eu la vision de regrouper des gens issus de différents secteurs du milieu créatif. »

Cette diversité s’avère un atout essentiel, tant pour la Banque Nationale que pour ses clients. « Je ne comprends pas pourquoi on oppose toujours créativité et affaires, lance Mathieu. On n’est peut-être pas des génies de la comptabilité – et c’est pour ça qu’on s’est bien entourés – mais on a confiance en nos talents de gestionnaires. »

Une impression confirmée par Marie-Josée : « Dès le début, je les ai sentis complètement investis dans le projet. À chaque rencontre, les trois associés étaient là, toujours prêts. Quand je travaille avec des gens créatifs qui ont également une bonne vision d’affaires, je me sens comme un poisson dans l’eau. »

Le talent avant l’équipement

Depuis quelques années, les associés de Lamajeure se sont lancés dans des projets immersifs et des installations sonores qui résonnent partout dans le monde, de Montréal à Dubaï. « Pour nous, l’évolution du studio va reposer sur l’innovation : on s’intéresse de près aux nouveautés technologiques comme le son 3D, entre autres », indique Mathieu.

Mais si la technique est importante, c’est avant tout le capital humain qui fait la valeur d’une entreprise comme Lamajeure. « On le répète souvent : notre force, c’est la créativité, pas l’équipement. C’est ce qui va nous permettre de grandir et, surtout, de durer », explique Maxime.

C’est pour faire décoller ce genre de projets et pour faire briller les talents d’ici que la Banque Nationale se consacre au secteur des industries créatives depuis une vingtaine d’années. « On sera là pour aider à chacune des étapes, directement et avec notre vaste réseau de partenaires, conclut Marie-Josée Corbeil. On est contents de pouvoir continuer à soutenir la créativité québécoise. »