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Trouver son allié

Camille Gagné : une capitaine solide
sur terre et mer

Temps de lecture estimé 3 min

Avant d’être connue comme « la première femme capitaine-propriétaire-exploitante d’un permis de pêche au crabe des neiges au Québec », Camille Gagné était tout simplement une amoureuse de la mer. Une pêcheuse ambitieuse et indépendante ayant une connaissance intime de l’industrie, qui avait dirigé une usine de transformation du poisson, un restaurant de fruits de mer et une poissonnerie à Carleton-sur-Mer.

Mais si Camille ne s’est jamais éloignée de l’eau, l’appel du large se faisait de plus en plus insistant. « Je suis proche de la mer depuis l’enfance et j’avais atteint un point où je ne voulais plus faire de bureau », explique-t-elle. Encouragée par son entourage à suivre sa passion, elle a entrepris des démarches pour obtenir un précieux – et coûteux – permis de pêche au crabe des neiges, l’investissement le plus important de sa carrière.

Camille et un crabe

Une partenaire idéale

Afin de l’aider à concrétiser son rêve, Camille s’est tournée vers la Banque Nationale, où elle a fait la connaissance de Mélissa Bourgeois. « C’est la première fois que je tombe sur quelqu’un qui connaît aussi bien les aspects de mon métier, raconte Camille. Et c’est surtout la seule directrice de comptes que j’ai vue se pointer le bout du nez sur un quai. »

Les deux femmes évoquent avec humour cette première rencontre sur le terrain, loin du confort du bureau. « Je t’avoue que quand je t’ai vue débarquer en talons, j’ai eu des doutes », se souvient Camille. « Mais mes bottes de caoutchouc ne sont jamais loin, dans le coffre de mon auto », précise Mélissa en riant.

Originaire des Îles-de-la-Madeleine, où elle réside toujours, Mélissa est elle aussi une fille de la mer. « Chez nous, ça fait partie du quotidien. Je suis déjà allée à la pêche au homard, au saumon et au maquereau. Depuis quelques années, à la Banque Nationale, je travaille à réinventer notre secteur de la pêche pour mieux répondre aux besoins de l’industrie. »

Un travail d’équipe

Cette connaissance approfondie du milieu a rassuré Camille et lui a permis de réaliser son projet. La pêche au crabe des neiges est une activité exigeante, voire dangereuse, et Camille avait hérité d’un fonds de pêche réputé difficile. Elle savait qu’elle avait une alliée de taille sur la terre ferme. « Lorsqu’on passe 20 heures sur une mer démontée, la dernière chose qu’on veut, c’est d’avoir à convaincre sa banque. Avec Mélissa, je suis entre bonnes mains, même dans les moments difficiles. »

Inspirée par la passion de sa cliente, Mélissa a littéralement plongé dans le dossier, repérant un à un les écueils potentiels. « Le service qu’on offre, c’est de s’assurer qu’elle pourra payer ses gars, qu’elle sera capable de faire des virements à ses fournisseurs et qu’elle aura un fonds de roulement suffisant. Notre travail, ça englobe tout ça. »

L’envie de réussir

Au-delà de la relation professionnelle, on sent entre les deux femmes une réelle complicité qui augure bien. « Ça a cliqué tout de suite entre nous, et comme la pêche est un peu un dada, j’ai vraiment eu envie de la voir réussir, confirme Mélissa. Je ne suis pas là pour prendre les commandes; c’est son projet. Mais je suis là pour l’épauler, pour explorer toutes les avenues possibles et, surtout, pour lui donner l’heure juste. »

Camille a la peche

« Depuis que je suis capitaine-propriétaire, je vis ma passion chaque jour, dit Camille. La mer, c’est l’expression de la nature à l’état brut. On se sent petit. Même dans les pires journées, lorsqu’on se retrouve en pleine mer, ça procure une paix intérieure. Je remercie Mélissa de me permettre de vivre ça. »