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Anthony Arseneault : mordre dans les affaires

Temps de lecture estimé 3 min

Bon nombre d’entrepreneurs prétendent avoir commencé au bas de l’échelle, mais quand Anthony Arseneault a fait ses premiers pas au sein de l’entreprise familiale, à l’âge de 12 ans, il était littéralement au niveau du sol.

Lorsque ses parents ont acquis Meunerie Victo en 1998, son ami Kevin, fils de Jacques Tourigny – l’autre actionnaire principal de l’entreprise – et lui ont aussitôt été mis à contribution. Affectés aux tâches ingrates, « les petits gars de plancher », comme on les avait surnommés, ont appris à connaître tous les rouages de l’entreprise qu’ils dirigent maintenant en compagnie du vétéran Jacques.

Aujourd’hui, à 35 ans, Anthony parle avec enthousiasme des nombreuses activités d’une entreprise qui a dépassé depuis longtemps sa mission initiale de fournir du grain aux agriculteurs de la région des Bois-Francs. « On a toujours pensé que l’avenir de notre entreprise passait par la diversification et à chaque étape de notre développement, on s’est sentis en confiance avec notre banque, explique Anthony. En fait, on a vécu tout le contraire du stress qu’on pourrait s’imaginer. Chaque fois qu’on conçoit des projets, on sait qu’on sera entendus et accompagnés. »

Une poussée de croissance

Après les succès qu’ont connus la meunerie et la boutique La Niche, qui offre des services aux propriétaires d’animaux de compagnie de Victoriaville et des environs, Anthony et ses partenaires se sont mis à voir grand. D’abord avec Naturesorb, qui fabrique une litière pour animaux de ferme innovante à base de tourbe de sphaigne, puis avec Dentler, qui a développé un marché pour les os à mâcher pour chiens faits de bois de cerf tombés naturellement.

Pour réaliser ces projets audacieux, les entrepreneurs ont bénéficié du soutien de Rachel Leblanc, directrice Services aux entreprises – Agriculture à la Banque Nationale. « On s’intéresse de près au secteur agricole depuis les années 1970, explique-t-elle. En fait, on a été la première banque à engager un agronome et aujourd’hui, c’est notre secteur d’activité le plus important après l’immobilier. »

Elle-même détentrice d’un diplôme en agronomie, Rachel s’inscrit dans cette tradition de directrices et de directeurs qui gardent un contact étroit avec le secteur d’activité qu’ils couvrent. « Je me décrirais comme une femme de terrain, confirme-t-elle. Pour notre première rencontre, j’ai insisté pour qu’on se voie dans leur environnement, dans leur salle de réunion, pas à la banque. Ça m’a permis de voir leurs installations, mais je pense que ç’a surtout aidé à mettre tout le monde à l’aise, et c’était important pour comprendre qui ils sont pour vrai. »

Un appui qui change les choses

Grâce au soutien et aux conseils avisés de Rachel, Anthony a pu oser et investir ses énergies dans des marchés nichés où tout restait à inventer. Qu’il s’agisse d’aborder la multiplication des sources d’approvisionnement ou de songer à une éventuelle expansion à l’international, il sait qu’il trouvera toujours une oreille réceptive à ses idées, aussi novatrices soient-elles.

« Dès le début, on a été rassurés par sa connaissance du milieu, mais ce qui m’a le plus impressionné, c’est que j’ai tout de suite compris que j’avais devant moi quelqu’un qui avait les vraies réponses et qui était en mesure de bien nous accompagner », explique l’entrepreneur. « Anthony est excellent pour verbaliser et présenter ses projets : sa confiance me donne confiance, poursuit Rachel. S’il nous arrive avec un nouveau produit ou un tout nouveau marché à développer, je sais qu’il bâtit sur des succès passés. »

Cette relation privilégiée, qui s’est forgée au fil d’une décennie de collaboration, Anthony ne la changerait pour rien au monde : « Ce que j’apprécie le plus, c’est qu’à chaque nouveau projet, notre historique nous suit. Une chose est sûre : je ne voudrais pas recommencer ailleurs. »