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Une liste qui s'allonge

Mise à jour le mardi 8 juillet 2008 à 8 h 43

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Les falaises fossilifères de Joggins, en Nouvelle-Écosse

Les falaises fossilifères de Joggins, en Nouvelle-Écosse

Qu'ont en commun les falaises fossilifères de Joggins, en Nouvelle-Écosse, le site antéislamique d'Al-Hijr, le paysage du Morne, à l'île Maurice, les monastères arméniens, les maisons de terre chinoises et les fortifications de Vauban?

Ils font désormais partie de la Liste du patrimoine mondial de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO).

Les 21 membres du Comité du patrimoine, réunis à Québec, ont ajouté lundi une vingtaine de nouveaux sites à la Liste qui en comporte désormais 855.

Les falaises fossilifères de Joggins

Situées en Nouvelle-Écosse, les falaises fossilifères de Joggins ont reçu le surnom de « Galapagos du Carbonifère ».

Le grand affleurement de roc renferme le dépôt de fossiles connu le plus complet et le mieux conservé de la vie terrestre à l'âge du charbon. Il comprend des corps d'arbres faisant plus de six mètres de haut, une grande diversité d'invertébrés, de poissons et d'amphibiens ainsi que les vestiges des plus anciens reptiles du monde.

Le site, situé le long de la côte de la baie de Fundy, s'étend sur 15 km de falaises maritimes, faisant souvent plus de 30 mètres de haut.

Paysage culturel du Morne

Photo: Jasmina Sopova

Paysage culturel du Morne

Le paysage culturel du Morne

Le paysage culturel du Morne est une montagne de 550 mètres qui a servi de refuge aux esclaves de l'île Maurice aux 18e et 19e siècles.

Ces derniers ont formé de petits peuplements dans des grottes et au sommet du Morne.

Selon le Comité du patrimoine, la tradition orale a fait de cette montagne le symbole de la souffrance des esclaves, de leur lutte pour la liberté et de leur sacrifice.

L'île Maurice était reconnue comme une grande escale du commerce des esclaves.

Le site archéologique d'Al-Hijr

Site archéologique d'Al-Hijr

Photo: Véronique Dauqe

Site archéologique d'Al-Hijr

Il s'agit du premier site de l'Arabie saoudite inscrit sur la liste du patrimoine mondial.

Anciennement appelé Hegra, Al-Hijr est le plus important site de la civilisation des Nabatéens conservé au sud de Pétra, en Jordanie.

Il comporte notamment des tombes monumentales aux façades décorées, datant principalement du 1er siècle av. J.-C. au 1er siècle apr. J.-C.

Le Comité du patrimoine souligne que le site illustre la qualité de l'architecture des Nabatéens et leur maîtrise des techniques hydrauliques.

Le site des tulous de Fajian

Ce site est constitué d'un ensemble de 46 maisons de terre construites entre le 12e et le 20e siècle dans le sud-est de la Chine.

Les tulous de Fujian (Chine)

Photo: Liu Fenq

Les tulous de Fujian (Chine)

Dressées au milieu de rizières, de champs de thé ou de tabac, les tulous sont des habitations de plusieurs étages qui pouvaient abriter jusqu'à 800 personnes.

Elles sont faites de murs de boue fortifiés couverts par des toits de tuiles avec de larges avant-toits en surplomb.

Selon le Comité du patrimoine, les maisons constituent un exemple unique de peuplement humain, basé sur une vie en communauté.

Même si elles ont été construites dans un but défensif, elles sont quand même en relation harmonieuse avec leur environnement.

Les ensembles monastiques arméniens d'Iran

Les ensembles monastiques sont situés au nord-ouest de l'Iran. Ils comprennent trois ensembles historiques de la foi chrétienne arménienne: Saint-Thaddeus, Saint-Stepanos et la chapelle Sainte-Marie de Dzordzor.

Ces édifices datent du 6e siècle et témoignent de la valeur universelle exceptionnelle des traditions architecturale et décorative arméniennes. Ils montrent également, selon le comité de l'UNESCO, les très importants échanges qui ont eu lieu avec d'autres cultures, notamment byzantine, orthodoxe et perse.

En tant que lieux de pèlerinage, les ensembles monastiques apportent un témoignage vivant des traditions religieuses arméniennes à travers les siècles.

Les fortifications de Vauban

C'est l'État français qui a présenté le projet d'inclure les fortifications de Vauban comme biens culturels sur la Liste du patrimoine mondial.

Saint-Martin-de-Ré

Photo: Réseau des sites majeurs Vauban

Saint-Martin-de-Ré

Les fortifications de Vauban deviennent le 32e site du patrimoine mondial en France.

« Ces sites sont inscrits en tant que témoins de l'apogée de la fortification bastionnée classique, typique de l'architecture militaire occidentale », a indiqué l'UNESCO.

« Vauban a joué un rôle majeur dans l'histoire des fortifications en influençant l'architecture militaire en Europe, sur le continent américain, en Russie, en Turquie et même jusqu'au Vietnam et au Japon. »

Au début, la présentation française proposait l'oeuvre de Vauban en général, pour finalement se limiter à ses fortifications.

Ainsi le réseau des 12 sites comprend:

  • La citadelle pentagonale d'Arras (Pas-de-Calais)
  • La citadelle, l'enceinte urbaine et le fort Griffon de Besançon (Doubs)
  • Les forts de Blaye/Cussac-Fort-Médoc (Gironde)
  • L'enceinte urbaine, les forts et le pont d'Asfeld à Briançon (Hautes-Alpes)
  • La Tour dorée de Camaret-sur-mer (Finistère)
  • La ville neuve de Longwy (Meurthe-et-Moselle)
  • Le fort de Mont-Dauphin (Hautes-Alpes)
  • La citadelle de Mont-Louis (Pyrénées-Orientales)
  • La place forte de Neuf-Brisach (Haut-Rhin)
  • La citadelle de Saint-Martin-de-Ré (Charente-Maritime)
  • Les tours côtières de Tatihou/Saint-Vast-la-Hougue (Manche)
  • L'enceinte et les forts de Villefranche-de-Conflent (Pyrénées-Orientales)

La réunion annuelle du comité d'experts représentant 21 des États membres de l'UNESCO se poursuit jusqu'à jeudi, à Québec.

Quelques lieux naturels ou culturels du Patrimoine

L'arrondissement historique du Vieux-Québec
Les îles Galapagos, en Équateur
L'Acropole, en Grèce
Les parcs des montagnes Rocheuses canadiennes.

Radio-Canada.ca avec Agence France Presse et Presse canadienne

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