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Jeudi 7 août 2008 12:56 MTL

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Mise à jour le vendredi 18 mai 2007 à 7 h 22
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Télévision

Publicité illimitée

Télévisions

Les télédiffuseurs pourront, dès septembre 2009, montrer autant de publicités qu'ils le voudront. Dans un rapport qui étudie de nombreuses problématiques de l'industrie de la télévision, le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) estime que sa décision leur permettra de financer leur virage vers la diffusion numérique, qui doit être complété d'ici le 31 août 2011.

Le règlement actuel limite la publicité à 12 minutes par heure de diffusion. Graduellement, elle prendra plus de place. Dès septembre de cette année, 14 minutes seront permises, et une de plus en 2008. Ces restrictions s'appliquent aux 18 heures de télédiffusion reconnues par le Conseil, ce qui exclut minuit à 6 h.

Pour résorber la crise du financement des chaînes généralistes, le CRTC refuse toutefois que les câblodistributeurs leur versent des redevances sur leurs abonnements.

Le Conseil dit également non à la demande des télédiffuseurs généralistes qui voulaient qu'on paie à la carte pour les chaînes locales comme on paie pour les chaînes spécialisées. Le rapport fait valoir qu'une telle surcharge ferait baisser le nombre d'abonnés aux chaînes spécialisées, ce qui aurait un effet direct sur leurs revenus, car elles tirent 81 % de leur budget des abonnements qu'elles réussissent à vendre.

Les malentendants liront

Le rapport du CRTC imposera également des normes nationales à toutes les chaînes de télévision afin qu'elles s'adaptent à une clientèle malentendante. Elles devront en effet sous-titrer toutes les émissions qu'elles diffusent entre 6 h et minuit, à l'exception des publicités. Le CRTC les oblige également à créer des comités pour améliorer la qualité des sous-titres, qui laisse parfois à désirer.

Des exceptions sont prévues pour des cas isolés et pour certains types d'émissions en langue française. Les télédiffuseurs devront alors justifier qu'il leur est impossible d'offrir le service.

Par ailleurs, le CRTC s'inquiète du pourcentage de contenu canadien chez les télédiffuseurs anglophones. Alors que les chaînes généralistes françaises dépensent 90 % de leur budget de programmation en contenu canadien, la proportion des chaînes anglophones est passée de 50 à 40 % de 1996 à 2006, au profit de séries américaines. Le CRTC rencontrera les directeurs anglophones d'ici peu à ce sujet.

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