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L'Université de Sudbury veut devenir une université autonome pour les francophones

L'Université de Sudbury est une université fédérée de l'Université Laurentienne. Photo : Radio-Canada/Yvon Theriault
Radio-Canada avec Benjamin Vachet

L'Université de Sudbury et l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario (AFO) unissent leurs forces pour créer une université par et pour les francophones.

L’avenir de l’Université Laurentienne est assez incertain, avec cela se pose la question importante de la pérennité de l’enseignement postsecondaire en français dans le Nord de l’Ontario, a déclaré le recteur de l’Université de Sudbury John Meehan en conférence de presse.

La seule façon de [conserver ces programmes en français] est une institution 100% francophone gérée par et pour les francophones.

John Meehan, recteur de l’Université de Sudbury

L'Université souhaite entamer cette transformation dès maintenant.

Ce rêve [d’une institution entièrement francophone] né en 1913 attend de voir le jour. Cette annonce d’aujourd’hui est historique pour la communauté franco-ontarienne, dit le recteur, faisant allusion au passé francophone de l'établissement.

Carol Jolin, président de l'AFO, abonde dans le même sens. Notre objectif c'est que les francophones de l'Ontario puissent faire tout leur cheminement scolaire dans leur langue de leur choix le français, la vitalité de nos communautés en dépendent, soutient-il.

Avant d'être recteur de l'Université Laurentienne, John Meehan a notamment été président du Collège Campion de l'Université de Regina, en Saskatchewan. Photo : Radio-Canada/Carl Sincennes

Appel à la communauté

Le recteur John Meehan fait appel à la communauté francophone pour l'aider à redéfinir l'établissement. Il demande également le support du gouvernement pour mener à bien ce projet.

L’Université de Sudbury n’a pas encore décidé si elle continuera à faire partie de la fédération de l'Université Laurentienne. L'avenir des programmes de langue anglaise comme de langue française, qui sont liés à l'Université Laurentienne, demeure donc à définir.

Certaines de ces questions devraient trouver réponse au fil du processus de restructuration de l'Université Laurentienne, selon le recteur. Celle-ci s'est déclarée insolvable et placée à l'abri des créanciers le 1er février, et est en médiation confidentielle avec ses parties prenantes jusqu'au 30 avril.

Dans le cadre de ce processus, l'établissement a fait part de son désir de réévaluer [sa] relation avec les universités fédérées - l'Université de Sudbury, l'Université Thorneloe et l'Université Huntington.

Une résolution adoptée jeudi

L'annonce survient au lendemain de l'adoption d'une résolution jeudi soir par le Conseil des régents de l'Université de Sudbury.

Celle-ci mandate le recteur de l'Université de Sudbury de prendre toutes les démarches requises pour [qu'elle] devienne, dans les meilleurs délais, une université gérée et contrôlée par et pour la francophonie ontarienne.

La résolution - dont Radio-Canada a obtenu copie - propose que la programmation et les services soient offerts en français, et qu'elle soit également la langue de travail.

Pour justifier sa démarche, le Conseil des régents fait allusion au processus de restructuration sous supervision judiciaire en cours à l'Université Laurentienne. Elle mentionne des conséquences probables sur l'existence de l'Université de Sudbury.

Fondée indépendamment, l'Université de Sudbury s'est ralliée à l'Université Laurentienne après sa création en 1960.

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