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Des activités pour souligner la journée internationale des femmes dès dimanche

La journée internationale des femmes permet de souligner les combats menés en vue d'atteindre l'égalité entre les hommes et les femmes. Photo : iStock

En Abitibi-Témiscamingue, les activités pour la journée internationale des femmes, le 8 mars, débutent dès aujourd'hui.

Le Regroupement des femmes de l'Abitibi-Témiscamingue (RFAT) a dévoilé des événements aux quatre coins de la région. La coordonnatrice du Regroupement, Johannie Marleau-Houle, souligne que la pandémie a exacerbé les violences et les soucis que les femmes vivaient déjà.

La violence conjugale fait partie des enjeux qui la préoccupent le plus.

Là, actuellement, les femmes sont avec leur conjoint, donc c’est plus difficile pour elles de pouvoir contacter les maisons d’hébergement sans que leur conjoint soit au courant de tout ça. De là pourquoi les maisons ont développé différentes alternatives pour rejoindre les femmes, par texto ou autres, elles ont développé différents services, indique-t-elle.

Les organismes ont constaté une augmentation des demandes d'aide de femmes victimes de violence conjugale. Photo : Shutterstock

Chantal Lalonde, représentante politique et communautaire pour la maison d'hébergement Le Nid à Val-d’Or, abonde dans le même sens.

C'est très difficile d'aller demander de l’aide aux organismes dans ce temps-là pour avoir le soutien dont elle a besoin. Le contrôle de ces hommes-là est encore plus actif, dit-elle en ce qui concerne le confinement. Elle rappelle qu’on a beau être en pandémie, c’est déconseillé de sortir, mais ce n’est pas interdit de fuir la violence. Il y a des ressources qui existent.

Les organismes anticipent une hausse des demandes d’aide en violence conjugale après la période de crise actuelle. Cependant, de nombreux autres enjeux demeurent présents.

Les femmes ont aussi été davantage impactées par la pandémie sur de nombreux plans, rappelle Johannie Marleau-Houle : ce sont souvent les femmes qui prodiguent des soins de santé de première ligne, par exemple, plusieurs d’entre elles dû accomplir des tâches supplémentaires durant le confinement.

Il y a des mères qui ont assumé l’aide aux devoirs auprès de leurs enfants, et on a remarqué que ça avait un impact au niveau de leur condition de vie et la charge mentale qui vient avec, soutient Johannie Marleau-Houle.

Chantal Lalonde rappelle que la réalité des femmes autochtones est particulièrement teintée de discrimination.

Je trouve que ce serait vraiment important que l’on s’aperçoive que les femmes autochtones ici en Abitibi-Témiscamingue, comme partout ailleurs, ont les mêmes droits que tout le monde et qu’il faudrait les accepter. Je connais beaucoup de femmes autochtones, par exemple, si elles essaient de se trouver un loyer, si tu t’appelles Papatie, dès que tu essaies d’avoir un appartement, comme par hasard il est déjà pris, mais si moi je rappelle tout de suite après, il n’y a pas de problème, il est disponible, raconte-t-elle.

Des activités de sensibilisation pour souligner les combats qu’ont mené et que mènent toujours les femmes auront lieu dans toutes les MRC au cours de la semaine.

Ce soir, le comité 8 mars de Val-d'Or organise un spectacle virtuel de l'humoriste Mélanie Couture. Projection de film, spectacles en ligne et diffusion de balado auront aussi lieu cette semaine.

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