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Le pasteur de l’église Grace Life arrêté et mis en détention

En janvier, Services de santé Alberta (AHS) a ordonné la fermeture de l'église Grace Life pour avoir contrevenu aux restrictions sanitaires de la province. Photo : Radio-Canada/Nathan Gross

James Coates, le pasteur de l’église Grace Life, située dans le comté de Parkland, près d’Edmonton, a été placé en détention après son arrestation, mardi. Il fait face à deux chefs d’accusation pour avoir contrevenu à la loi sur la santé publique et ne pas avoir respecté une ordonnance du tribunal.

Dimanche, la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et Services de santé Alberta (AHS) ont visité l’église Grace Life afin de s’assurer du respect des conditions qui lui avaient été imposées cette semaine.

Sur place, les policiers ont constaté que l’église ne respectait toujours pas les restrictions sanitaires de la province, qui limitent entre autres la capacité d’accueil à 15 % et requièrent le port du masque ainsi que le respect de la distanciation physique.

James Coates s’est rendu au détachement de la GRC de Parkland lui-même mardi, où il a été accusé et a assisté à une audience de mise en liberté sous caution devant un juge de paix.

Le pasteur devait être relâché, mais il a refusé ses conditions de remise en liberté, dont celle de respecter les ordres de la santé publique dans son église.

Mercredi, un juge de la Cour provinciale de Stony Plain a ordonné sa comparution devant le tribunal, le 24 février.

Il restera en détention jusqu’à cette date, à moins qu’il ne décide d’accepter ses conditions de remise en liberté.

Nous avons été consistants dans notre approche d'intensification de l'application [des règlements] avec le pasteur Coats et espérions résoudre ce problème autrement, affirme l’inspecteur Mike Lokken dans un communiqué de presse.

Les actions du pasteur et les impacts qu’ils pourraient avoir sur la santé et la sécurité de la population ont dicté notre réponse à la situation, ajoute-t-il.

Lors d'une entrevue mercredi soir, l’avocat de James Coates, James Kitchen, a déclaré que le pasteur n’avait pas accepté de se conformer à une ordonnance de la GRC du 7 février, qui exigeait qu’il respecte les règles de santé publique.

Il affirme également que, par la suite, la GRC n’a pas amené le pasteur devant un juge de paix afin de régler le problème comme elle aurait dû le faire.

L’avocat ajoute que la position de James Coates et des membres de l’église Grace Life n’est pas de se rebeller sans raison.

Il s’agit de faire ce qu’ils considèrent comme intelligent et de maintenir leurs libertés, mais la chose la plus importante est d'honorer leur dieu et leurs croyances, dit l'avocat James Kitchen. Ils ne cesseront pas de vénérer Dieu, comme ils croient qu'on le leur a commandé, simplement parce que le gouvernement le leur demande.

L’avocat ajoute que la position de l’église Grace Life est que le confinement cause beaucoup plus de tort à la communauté que les rassemblements, puisque personne n’est mort de la COVID-19 à l’église du pasteur Coates.

Le Centre juridique pour les libertés constitutionnelles,qui emploie l’avocat de James Coates, a demandé au premier ministre albertain, Jason Kenney, de remettre le pasteur en liberté et d’annuler les ordres tyranniques contre les églises de l’Alberta de la médecin hygiéniste en chef de la province, Deena Hinshaw.

James Coates défie les restrictions sanitaires de la province depuis décembre.

Il avait reçu une amende de 1200 $, le même mois, pour ces raisons.

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