Aller au contenu principal

Accusations contre Nadine Wilson : l’opposition exige qu’elle quitte le caucus

La députée provinciale Nadine Wilson a été formellement accusée de voies de fait.  Photo : Assemblée législative de la Saskatchewan

Le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD) de la Saskatchewan, Ryan Meili, reproche au gouvernement « d’envoyer un mauvais signal » aux Saskatchewanais en permettant à la députée provinciale Nadine Wilson de demeurer au sein du caucus malgré les accusations pour voies de fait qui sont portées contre elle.

Cette dernière a informé le premier ministre Scott Moe de sa démission des postes de secrétaire provinciale et de secrétaire des affaires francophones, jeudi après-midi.

Des informations obtenues par La Presse canadienne indiquent également que Nadine Wilson s’est rendue au service de police de Prince Albert la même journée.

Scott Moe a toutefois annoncé vendredi matin que la députée provinciale de Saskatchewan Rivers restera au sein du caucus en attendant que les tribunaux se prononcent sur cette affaire, au grand désarroi du chef de l’opposition, Ryan Meili.

Tout député accusé qui fait face à de graves accusations criminelles devrait être renvoyé du caucus jusqu’à ce que la lumière soit faite sur la situation, estime-t-il.

En refusant d’agir en ce sens, le premier ministre ne prend pas les accusations au sérieux, en plus de minimiser les enjeux relatifs à la maltraitance des personnes âgées, ajoute Ryan Meili.

La porte-parole du NPD en matière de justice, Nicole Sarauer, s’est aussi indignée de la situation par l’entremise d’un message sur Twitter, mentionnant que Nadine Wilson ne peut plus représenter le gouvernement.

Le gouvernement saskatchewanais précise qu’une décision sera prise au cours des prochaines semaines pour savoir qui obtiendra les anciennes responsabilités de Nadine Wilson.

Trop tôt pour évaluer les conséquences, dit un expert

Selon l’expert en politique provinciale et professeur émérite de l’Université de Regina, Stephen Kenny, il ne faut pas s’attendre à ce que les impacts des accusations criminelles portées contre Nadine Wilson se fassent sentir à court terme auprès de l’électorat.

Il faut attendre que le processus judiciaire se penche sur la situation. Il n’y a aucune preuve pour le moment, explique-t-il.

Il note toutefois qu’il s’agit d’un événement délicat pour le gouvernement, d’autant plus que la province est aux prises avec un haut taux de violence conjugale depuis plusieurs années.

C’est une triste histoire pour un gouvernement qui tente d’adresser le problème de la violence domestique dans la province, souligne-t-il.

Au printemps, le gouvernement provincial a adopté la loi de Clare, permettant ainsi aux victimes et aux victimes potentielles de violence familiale d’obtenir des renseignements de la police sur le passé violent de leur conjoint ou de leur conjointe.

En juin, une dame de 87 ans, Lorraine Kingsley Helbig, et son fils avaient déposé des plaintes au service de police de la ville de Saskatoon, alléguant que la députée de Saskatchewan Rivers les aurait physiquement agressés lors d’un incident survenu au mois de mars.

Avec les informations d’Emmanuelle Poisson

Publicité
​Publicité