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35 métiers d'avenir ciblés en Mauricie

L'entreprise de fabrication de fenêtres haut de gamme Shalwin emploie quelque 150 personnes à Shawinigan. Photo : Radio-Canada/Marie-Pier Bouchard
Un texte de Marie-Pier Bouchard

Avec près de 28 000 emplois qui seraient à pourvoir en cinq ans en Mauricie, des employeurs et le milieu de l'éducation régional se mobilisent. Les principaux objectifs sont de promouvoir les métiers les plus demandés et de valoriser les programmes de formation professionnelle et technique.

Sur les 153 métiers identifiés comme étant les plus prometteurs par le gouvernement du Québec, 35 sont particulièrement demandés en Mauricie.

La majorité de ces métiers nécessitent une formation professionnelle au secondaire ou technique au collégial. Pour 21 des 35 métiers ciblés, la formation est offerte dans la région.

Or, le recrutement d’étudiants pour ces programmes est également très difficile, selon Luc Galvani, directeur général de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy et président de la Table régionale de l’éducation de la Mauricie (TREM).

Le défi au niveau du recrutement nous amène à revoir toutes nos façons de faire et de voir de quelle façon on est en mesure de redéployer nos formations pour qu'elles soient plus attractives pour les jeunes.

Luc Galvani, directeur général de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy et président de la Table régionale de l'éducation de la Mauricie

Un des éléments qui revient souvent, c'est toute la question entre le travail et les études et être en mesure de faire vivre sa famille, a souligné Luc Galvani, directeur général de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy et président de la TREM.

Luc Galvani, directeur général de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy Photo : Radio-Canada

Par exemple, la Commission scolaire du Chemin-du-Roy a noté une diminution des inscriptions dans la majorité de ses programmes de formation professionnelle, et ce, pour l’ensemble des DEP qui sont offerts.

En trois ans, le nombre de demandes d'admission a chuté de 28 %.

Demande d’admission en formation professionnelle à la Commission scolaire du Chemin-du-Roy

  • 2015-2016 : 3748
  • 2016-2017 : 3202
  • 2017-2018 : 2690

Source : Commission scolaire du Chemin-du-Roy

Les programmes de boucherie de détail, fonderie, cuisine, mécanique automobile, soudage-montage et préposé aux bénéficiaires sont plus particulièrement touchés par cette baisse de demandes d’admission.

Des programmes boudés

La rareté de la main-d'oeuvre freine la croissance de nombreuses compagnie au Québec comme Shalwin, une entreprise de fabrication de fenêtres haut de gamme basée à Shawinigan.

Charles-André Normand, conseiller en ressources humaines chez Shalwin, estime que cette situation a été provoquée, entre autres, par le fait qu'on a boudé et négligé ces programmes au cours des dernières années.

Selon lui, il y a urgence de les rendre plus attrayants afin de retrouver un certain équilibre.

Pendant longtemps, au Québec, on a eu la culture de dire ça prend un bac, ça prend de l'université pour réussir dans la vie et on a mis de côté un peu plus les métiers professionnels ou, du moins, c'est ce qu'on entend sur le marché.

Charles-André Normand, conseiller en ressources humaines, Shalwin
Charles-André Normand, conseiller en ressources humaines chez Shalwin Photo : Radio-Canada

Shalwin, qui compte déjà quelque 150 employés, veut embaucher une trentaine de personnes d’ici la fin de l’année 2019 : des travailleurs d’usine, des employés de bureaux et de chantier.

La difficulté de recrutement freine la croissance de la compagnie, selon M. Normand.

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