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Un nouveau terminal céréalier qui inquiète dans le port de Québec

Poussière, bruit, circulation, impact sur le paysage : le futur terminal de transbordement de grains qui sera implanté dans le port de Québec suscite de l'inquiétude chez des citoyens du secteur de l'Anse-au-Foulon. Le projet prévoit l'ajout de huit nouveaux silos, non loin des deux dômes déjà existants.

Un texte de Camille Simard

Le projet de 90 millions de dollars de la Coop fédérée permettra l'exportation de grains des producteurs agricoles québécois vers le marché international.

« Avec des installations en eau profonde, le recours à des navires transocéaniques, c'est un débouché avec des retombées extrêmement intéressantes pour les producteurs », explique Jacques Tétrault, porte-parole de la Coop fédérée.

L'entreprise agroalimentaire, qui a déjà des installations dans le secteur de l'Anse-au-Foulon, a multiplié les rencontres avec les citoyens du Cap-Blanc et les résidents des Jardins Mérici ces dernières semaines. Elle tenait à expliquer les différentes phases du projet qui doit se mettre en branle cet automne.

Plusieurs citoyens, dont Raymond Laroche, estiment que l'aménagement du terminal n'a pas sa place dans le secteur.

C'est en plein cœur de la ville de Québec, ça me dérange grandement qu'on parle de bruit, qu'on parle de poussière, c'est vraiment quelque chose de dérangeant.

Raymond Laroche, un résident des Jardins Mérici

D'autres craignent que les nouveaux silos changent radicalement l'aspect visuel. Selon les plans, 4 silos en acier galvanisé d'une hauteur de 35 mètres et 4 autres plus petits en termes de capacité de stockage seront construits d'ici 2021.

« Tout ce qui bloque la vue au fleuve m'agace », lance résigné un résident croisé dans le secteur.

Hélène Gagnon, une résidente des Jardins Mérici, estime que le projet ne correspond pas à l'image de la Ville.

« Quand les bateaux de croisière se promènent [...] qu'ils fassent un effort de réfléchir ce que ça va représenter dans le paysage cette affaire-là, ça va être une horreur », affirme-t-elle.

Des propos rassurants

La Coop fédérée affirme avoir pris plusieurs mesures pour limiter l'aspect visuel, le climat sonore et la qualité de l'air. Les futurs silos ne dépasseront pas en hauteur les deux dômes existants qui ne servent plus et qui seront récupérés pour le terminal.

« Il n'y a pas de nouveaux équipements qui seront de hauteur supérieure. Le paysagement végétal fera en sorte qu'à partir de la rue, le site sera caché », explique Jacques Tétrault.

Le porte-parole rappelle aussi que les activités de transbordement seront effectuées à des périodes « encadrées » et que le secteur sera asphalté pour éviter la poussière.

Une dernière consultation est prévue mercredi de 15 h à 21 h au Collège Saint-Charles-Garnier.

Un rapport sera soumis aux autorités du port de Québec et la construction pourrait commencer d'ici à l'automne prochain.

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