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La FTQ promet d'être active en cette année électorale

Avec l'année électorale qui s'amorce au Québec, la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) promet d'être très visible dans les prochains mois. La centrale syndicale souhaite promouvoir ses intérêts auprès des partis électoraux, notamment son principal cheval de bataille : le salaire minimum à 15 $.

La FTQ compte se tenir bien au courant des différentes plateformes électorales qui seront présentées cette année et prévoit déjà rencontrer les partis pour discuter des besoins sociaux des Québécois.

L’organisation mise d’ailleurs sur la nouvelle campagne électorale pour voir sa lutte pour le salaire minimum à 15 $ l’heure se concrétiser.

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec demande cette hausse salariale depuis 2016, mais selon son président, Daniel Boyer, les partis n’auront maintenant plus le choix d’adhérer au mouvement comme l’on fait la Colombie-Britannique, l’Alberta et l’Ontario.

« Il va y avoir une compétition tantôt. Qu’est-ce que vous pensez qui va se passer en Outaouais à partir de cette semaine? Le salaire minimum est à 14 $ de l’heure en Ontario », indique le président, qui soutient que les jeunes travailleurs québécois risquent de se chercher un emploi dans la province anglophone.

Selon la FTQ, le manque de main-d’œuvre qualifiée risque de coincer la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante.

Si on veut attirer de la main-d’œuvre, il va falloir augmenter les salaires.

Daniel Boyer, président de la FTQ

La FTQ indique aussi que la hausse du salaire minimum à 15 $ l’heure est nécessaire pour réduire la pauvreté, rappelant que 219 600 Québécois travaillent au salaire minimum.

Pour la Fédération, l’écart entre les riches et les pauvres devrait être au centre des débats électoraux de cette année.

La centrale syndicale a d’ailleurs bon espoir de voir disparaître les clauses de disparités de traitement dans les régimes de retraite et les assurances collectives en 2018.

Souvent appelées « clauses grand-père », ces dernières permettent un traitement inégal des travailleurs en fonctions de leur ancienneté. Un phénomène jugé inadmissible par la FTQ.

Un bilan de l’année sévère

La FTQ jette un regard critique sur 2017. L’organisation a finalement fait pencher Québec dans le dossier de la bonification du Régime des rentes du Québec, mais se désole de plusieurs décisions prises par le gouvernement cette année.

Le président de la Fédération accueille toujours d’un mauvais œil le choix du gouvernement de réduire les impôts plutôt que de réinvestir dans les services publics, après des années de rigueur budgétaire.

Il déplore aussi les mesures employées pour forcer les travailleurs de la construction, les juristes et les ingénieurs de l'État à retourner au travail, notamment par la menace et l'adoption de lois spéciales.

Au Fédéral, la FTQ a soulevé « l’absence d’une véritable politique de lutte contre l’évasion fiscale », la « catastrophe » du système de paie Phénix et le dossier Netflix, qu’elle qualifie de « véritable gâchis ».

L’organisation adopte aussi une position sévère devant les choix faits par Ottawa en matière de lutte contre le réchauffement climatique.

« Il faut un véritable débat sur les changements climatiques et sur les exploitations des hydrocarbures, mais cela doit aussi se faire dans une transition juste et équitable pour les travailleurs et travailleuses susceptibles de perdre leur emploi », peut-on lire dans un communiqué de presse envoyé mercredi matin.

D'après les informations de Jérôme Labbé et Catherine Kovacs.

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