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Joshua Boyle demeure derrière les barreaux en attendant son procès

Croquis de cour effectué lors de la comparution par vidéoconférence de Joshua Boyle.  Photo : Lauren Foster-MacLeod

L'ex-otage canadien qui avait été retenu en captivité avec sa famille pendant cinq ans par les talibans, en Afghanistan, demeure en prison en attendant la suite, lundi prochain, des procédures judiciaires intentées contre lui.

Radio-Canada avec La Presse canadienne et AFP

Joshua Boyle a été arrêté lundi à Ottawa, à la suite d’une série d’accusations à son endroit.

Selon les documents présentés en cour, l’homme de 34 ans fait face à 15 chefs d'accusation, dont 8 pour voies de fait, 2 pour agression sexuelle, 2 pour séquestration et 1 pour avoir poussé une personne à « consommer quelque chose de néfaste, c'est-à-dire de la trazodone », qui peut servir d'antidépresseur.

Joshua Boyle est aussi accusé d'avoir proféré des menaces de mort et d'avoir induit un policier en erreur.

L'individu a brièvement comparu, mercredi, devant le juge Norman Boxall par vidéoconférence. L'audience a duré moins de cinq minutes, ce qui correspond à une procédure « purement administrative », comme l'avait indiqué la veille son avocat, Eric Granger.

Boyle devra demeurer en détention jusqu’à la prochaine audience, fixée au 8 janvier par le juge.

Joshua Boyle à son arrivée à l'aéroport Pearson, à Toronto (archives). Photo : Radio-Canada/Sébastien St-François

Ordonnance de non-publication

Une ordonnance de non-publication interdit de divulguer des informations qui pourraient permettre d'identifier les victimes.

Les gestes reprochés auraient été posés entre le 14 octobre et le 30 décembre 2017, soit après le retour de la famille Boyle au Canada à la suite de sa libération.

Joshua Boyle et sa femme ont été pris en otages en 2012 par un groupe lié aux talibans, alors qu'ils voyageaient en Afghanistan.

Au moment de l'enlèvement, la femme de Boyle était enceinte. Le couple a eu trois enfants durant sa captivité.

La nouvelle de leur libération a fait le tour du monde à l’automne. La famille a même été reçue par Justin Trudeau.

Le bureau du premier ministre a d’ailleurs affirmé qu’il ne commenterait pas les derniers développements puisque une enquête est en cours.

Il n’est pas rare que des otages libérés rencontrent le chef de l’État à leur retour au pays.

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