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Médecins de famille plus accessibles dans la MRC du Rocher-Percé

Les omnipraticiens de la MRC du Rocher-Percé ont réalisé un véritable tour de force au cours des dernières années pour permettre à plus de personnes d'avoir accès à un médecin de famille.

Il y a trois ans, le départ de trois médecins a laissé 2000 patients orphelins, faisant craindre le pire, alors que le ministre Gaétan Barrette disait souhaiter que la majorité des Québécois ait accès à un médecin de famille.

Aujourd'hui, de la publicité doit même être diffusée dans les médias sociaux pour attirer des patients. Les médecins dépassent la cible fixée par Québec.

Léonard Reeve, qui s’est installé à Chandler, il y a deux ans, était loin de se douter qu'à son arrivée, il aurait accès à un médecin de famille en seulement un mois.

À Gaspé, ça faisait deux ans que mon médecin était parti et je n'avais pas réussi à en avoir. Je ne m'attendais pas d'en avoir un aussi vite ici.

Léonard Reeve, résident de Chandler

Le réseau de la santé fait de la publicité dans les médias sociaux pour attirer les patients orphelins. Ainsi, neuf patients sur dix ont actuellement accès à un médecin de famille à Chandler et dans les environs.

« Il reste encore des gens à inscrire », indique le responsable du l'Unité de médecine familiale du Rocher-Percé, le Dr Sylvain Drapeau.

« Le travail n'est pas terminé, mais les gens qui sont actuellement en attente sur le guichet, on peut considérer qu’ils n'ont pas de problèmes de santé importants. »

Le taux d'accessibilité à un médecin de famille atteint 80 % sur la Côte-Nord, 86 % en Gaspésie et 88 % au Bas-Saint-Laurent, alors qu'il ne dépasse pas 63 % à Montréal. Les régions du Québec ont clairement moins de difficulté à atteindre la cible de 85 % fixée par le ministre de la Santé, Gaétan Barrette.

Situation critique à Chandler il y a trois ans

À Chandler, il y a trois ans, la situation était plutôt critique. Le départ de trois omnipraticiens laissait 2000 patients sans médecins de famille.

Pour renverser la vapeur, les médecins ont dû revoir leur pratique. La hausse du nombre de finissants a aussi permis d'éviter le pire.

« On est devenus un peu plus attractifs pour les nouveaux médecins qui cherchent un nouvel endroit », mentionne Claudia Dumont, omnipraticienne à Chandler. « Ça a fait en sorte que les nouveaux médecins étaient intéressés à venir parce qu'on était capables de leur offrir de l'urgence, de l'hospitalisation. On avait beaucoup de besoins. »

Toutefois, comme ailleurs au Québec, le principal défi n'est pas seulement d'obtenir un médecin de famille, mais aussi d'y avoir accès dans un délai raisonnable.

D’après le reportage de Martin Toulgoat

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