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Une nouvelle clinique sans médecin ouvrira à Sherbrooke

L'équipe de la nouvelle clinique Supra santé qui ouvrira ses portes le 12 octobre prochain à Sherbrooke sera composée uniquement d'infirmières.

Parmi le personnel, il y aura trois infirmières praticiennes spécialiées. Celles que l'on appelle les IPS ou les super infirmières peuvent poser certains gestes médicaux auparavant réservés aux médecins.

Entre autres, elles peuvent évaluer l'état de santé du patient, prescrire et interpréter des examens diagnostiques ou prescrire des traitements médicaux et des médicaments.

À Sherbrooke, les IPS vont partager leur temps entre la clinique et le réseau public.

L'équipe sera complétée par une dizaine d'infirmières techniciennes et des infirmières bachelières.

La clinique offrira des soins complets, allant d'un service de prélèvement à un bilan de santé annuel, mais également des traitement de dépistage d'infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS).

La fondatrice de Supra santé, Lorraine Riedl, considère que le réseau public a des lacunes et souhaite donner un accès plus rapide aux patients. « Je trouvais que le temps était long et que le service manquait de personnalité. »

J'aime beaucoup les gens, donc le service est très personnalisé ici. On va prendre le temps de connaître nos patients. On va apporter un plus. On va dégager les urgences. On va faire en sorte que les gens vont avoir des services accessibles.

Lorraine Riedl, fondatrice de Supra santé

Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l'Estrie - Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CIUSSS de l'Estrie - CHUS) ne craint pas le départ des infirmières praticiennes spécialisées vers le privé. Le CIUSSS de l'Estrie - CHUS compte 38 IPS. Leur chef de service, Stéphanie Charest, précise qu'elles augmentent l'accessibilité parce qu'elles peuvent voir jusqu'à 500 patients avec un médecin partenaire.

Toutefois, leur nombre n'est pas suffisant pour répondre aux besoins. Une demande a été faite au ministère de la Santé

Je ne pense pas qu'on doit avoir peur qu'elles quittent vers le privé parce qu'il y a des conditions de travail intéressantes ici et qu'elles ne retrouveront pas au privé. Puis, de toute façon, rien n'empêche qu'elles peuvent travailler temps plein chez nous et au privé si elles le désirent.

Stéphanie Charest, chef de service pour les IPS au CIUSSS de l'Estrie-CHUS

L'Ordre des infirmières et infimiers du Québec ne veut pas commenter l'ouverture de la clinique privée à Sherbrooke. Il dit néanmoins que son but, c'est que la population ait accès aux soins de santé le plus rapidement possible, idéalement dans le réseau public.

Les IPS doivent obligatoirement travailler trois ans dans le réseau public. Après, elles peuvent aller où elles veulent.

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