Les capsules de Découverte
Hockey sur glace

Description

La version olympique du hockey se distingue de la version nord-américaine notamment par le recours à la fusillade afin de trancher un match nul lors du tour des médailles. À la fin du temps réglementaire de 60 minutes, une période supplémentaire de 10 minutes est jouée (20 dans le match pour la médaille d'or) et, si l'égalité persiste, on procède aux tirs de barrage. D’autre part, on applique une politique de tolérance zéro en ce qui a trait aux bagarres puisqu’une pénalité de match est imposée à un joueur qui engage un combat ou qui y participe.

Une autre particularité concerne le règlement sur les dégagements refusés : l’arbitre siffle dès que la rondelle traverse la ligne de fond de zone sans qu’un joueur n’ait besoin de la toucher.

D’autres modifications aux règlements touchent les tirs de pénalité, l’équipement, ainsi que les causes, durées et gestions de certaines pénalités, mais ce sont surtout les dimensions plus grandes des patinoires olympiques qui compliquent la vie des joueurs nord-américains.

Du côté des dames, les mises en échec sont interdites alors que le contact physique léger est toléré. Le port de la visière complète est également obligatoire, ce qui n'est pas le cas chez les messieurs.

Histoire

Le hockey sur glace étant fort populaire au Canada, son pays d'origine, il ne faut pas s’étonner qu’un grand nombre de villes et de régions canadiennes revendiquent l’honneur de lui avoir servi de berceau. Parmi celles-ci, Montréal, Halifax et Kingston. Dans ces circonstances, on comprend mieux que, même si l’Association canadienne de hockey affiche fièrement le message «Le Canada, c’est le hockey», ses dirigeants refusent de trancher le nœud gordien de ses origines.

Le hockey sur glace a fait ses débuts olympiques au Championnat du monde d’Anvers, transformé en épreuve olympique puisque les Jeux d’été se déroulent à la même époque dans cette ville de Belgique. C'est le Canada, représenté par les Faucons de Winnipeg, qui a décroché la première médaille d’or olympique. Les différentes équipes canadiennes ont remporté le titre olympique lors de cinq des six premières éditions des Jeux d’hiver, mais elles n’ont plus jamais été capables de monter sur la plus haute marche du podium après les Jeux d'Oslo, en 1952.

L’interdiction faite aux meilleurs joueurs, tous professionnels, de participer aux Jeux olympiques a toujours été la cause avancée pour expliquer cette très longue disette. Cependant, lorsque les portes olympiques se sont toutes grandes ouvertes au moment des Jeux de Nagano en 1998, les joueurs canadiens n’ont pu réaliser mieux qu’une quatrième place.

C’est aussi à Nagano que le hockey féminin a obtenu droit de cité sur la scène olympique. Les Canadiennes ont porté haut le flambeau, mais ont finalement dû se contenter de la médaille d’argent à la suite d’une défaite très amère de 3 à 1 en finale face à leurs éternelles rivales américaines.

Installations

Deux lieux de compétition se partageront les 55 matchs des tournois masculin et féminin de hockey sur glace : le Peaks Ice Arena et le E Center (photo).

Le Peaks Ice Arena est situé dans la ville de Provo, à environ 82 kilomètres du village olympique et 69 kilomètres au sud du centre-ville de Salt Lake City. La construction de cet immeuble, d’une superficie de 10 219 mètres carrés et d’une capacité de 6300 spectateurs, s’est achevée en octobre 1999.

Le E Center est le domicile des Grizzlies de l’Utah, une équipe de la Ligue internationale de hockey (IHL), et peut accueillir 8400 spectateurs. Il est situé à West Valley City, à environ 14 kilomètres du centre-ville de Salt Lake City.

Les athlètes canadiens


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