Les capsules de Découverte
Ski acrobatique

Description

Seules deux des trois disciplines du ski acrobatique, bosses et sauts, figurent au programme des Jeux olympiques. L'acro-ski (anciennement le ballet) n'a jamais fait partie du programme officiel des Jeux et Salt Lake City ne fera pas exception.

Les spécialistes des bosses doivent dévaler le plus rapidement possible un parcours long de 230 à 270 mètres et présentant une dénivellation moyenne de 20 à 32 degrés. Les bosses, d'une hauteur pouvant aller jusqu'à 1,2 mètre, doivent être distantes d’environ 3,5 mètres les unes des autres.

Pendant la descente, les concurrents doivent effectuer deux manœuvres aériennes en s’élançant sur les bosses d’envol. Cinq des sept juges accordent des notes en fonction de la qualité des virages dans la descente; les deux autres notent la qualité des sauts. La vitesse et les sauts comptent respectivement pour 25% du pointage total, contre 50% pour la qualité des virages.

Au cours d’une compétition de sauts, les concurrents doivent exécuter deux sauts différents préalablement autorisés par leur entraîneur. Les concurrents s’élancent sur une pente longue de 55 mètres avec une dénivellation moyenne de 23 degrés. Un choix de six tremplins leur est offert, car la taille des tremplins — construits en neige — varie selon la nature du saut à exécuter. Les éléments observés par les juges incluent le décollage, l’amplitude, la hauteur et la distance, le contrôle des mouvements ainsi que la réception au sol.

Histoire

Ski acrobatique en français, freestyle skiing en anglais... Deux expressions qui expliquent bien les origines de cette discipline spectaculaire qui, après une démonstration aux Jeux de Calgary, est devenue officiellement olympique par étapes. Les bosses ont d’abord été admises comme épreuve aux Jeux d’Albertville; les sauts ont suivi à Lillehammer.

En 1979, la toute puissante Fédération internationale de ski (FIS) accorde donc une reconnaissance officielle au ski acrobatique et un circuit de Coupe du monde est mis sur pied dès l’année suivante. Le premier Championnat du monde s’est tenu à Tignes en 1986. Choix incontournable, puisque la station des Alpes françaises est reconnue comme le pilier européen du ski acrobatique.

Dans cette discipline, la langue française était d’autant plus présente que le Québec y occupait une place prépondérante grâce aux frères LaRoche, à Lloyd Langlois et aux autres membres du «Québec Air Force» dans les sauts. Les duels entre Jean-Luc Brassard et Edgar «Ga-Ga» Grospiron au sommet des bosses y étaient aussi pour quelque chose. La France décroche deux des trois médailles masculines à l’enjeu à Albertville et le Québec rafle la moitié des six médailles chez les messieurs à Lillehammer.

Les francophones n’ont cependant plus le haut du pavé. À Nagano, neuf pays se sont partagé les douze médailles. La France et la Suisse en ont remporté chacune une. Le Québec, lui, a passé son tour.

Installations

Les épreuves de ski acrobatique seront présentées à la station de Deer Valley (photo 2), située près de l’historique petite ville minière de Park City, à environ 58 kilomètres au sud-est du centre-ville de Salt Lake City. Construite en 1981, cette station, qui s’étale sur quatre montagnes, compte 6 cuvettes et 84 pistes de ski. Son sommet culmine à 2917 mètres, pour un dénivelé total de 914 mètres, et elle peut accueillir 13 300 spectateurs.


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