Les capsules de Découverte
Patinage de vitesse courte piste

Description

Les deux versions du patinage de vitesse ont en commun l'utilisation de patins à longues lames et une piste ovale autour de laquelle les athlètes filent dans le sens contraire des aiguilles d'une montre. Tout le reste est différent.

Dans la version «classique», la piste est un anneau de 400 mètres. Les départs se font par paire et le chronomètre occupe toute la pensée des concurrents.

Dans la version «courte», la piste ne mesure que 111,12 mètres et est délimitée par des cônes amovibles. Les départs groupés réunissent de quatre à six concurrents dont les pensées sont bien plus axées sur leur stratégie de course et les gestes de leurs adversaires que sur le chronomètre. Les chutes et les disqualifications sont monnaie courante alors qu'elles surviennent exceptionnellement en longue piste.

Par ailleurs, alors que toutes les épreuves sont individuelles dans la version classique, le courte piste possède une épreuve de relais par équipes (3000 mètres pour les femmes et 5000 mètres pour les hommes).

Quant au nombre d'épreuves olympiques individuelles, il n'a jamais cessé d'augmenter. Aux Jeux d'Albertville, le 500 mètres était exclusivement féminin; le 1000 mètres, exclusivement masculin. Deux ans plus tard à Lillehammer, hommes et femmes ont patiné sur ces deux distances. Le programme des Jeux de Salt Lake City sera encore plus chargé puisqu'on y ajoutera l'épreuve du 1500 mètres tant chez les hommes que chez les femmes, ce qui porte le total d'épreuves à huit.

Histoire

Le patinage de vitesse sur courte piste ne possède ni les lettres de noblesse ni la riche histoire de son pendant sur longue piste, mais cette discipline n'est tout de même pas apparue soudainement et par hasard en tant que sport en démonstration aux Jeux de Calgary en 1988.

Vingt ans plus tôt, l'Union internationale de patinage (ISU) avait accordé un statut officiel au short track, et avait sanctionné un premier championnat du monde tenu à Meudon-la-Forêt, en banlieue de Paris, en 1981.

Les patineurs nord-américains ont dominé les premières années de compétitions internationales officielles. Les Québécois Louis Grenier, Benoît et Louis Baril, Maryse Perreault, Guy et Michel Daignault ainsi que Sylvie Daigle et Nathalie Lambert ont fait la pluie et le beau temps aux Championnats du monde jusqu'au début des années 1990. L'équipe canadienne a d'ailleurs récolté dix médailles en démonstration aux Jeux de Calgary, en 1988. La tradition s'est poursuivie avec Marc Gagnon, sacré champion mondial à quatre reprises depuis 1993.

Cependant, les Asiatiques, conscients que cette discipline des Jeux d'hiver est celle où leurs chances de décrocher des médailles sont les meilleures, ont mis les bouchées doubles. Leurs investissements ont rapporté. Depuis les débuts officiels à Albertville jusqu'aux Jeux de Nagano, les patineurs de Chine, de Corée et du Japon ont décroché 27 des 48 médailles olympiques en jeu, soit 11 de plus que les Nord-Américains.

Installations

Le Salt Lake Ice Center, au centre-ville de Salt Lake City, accueillera les épreuves de patinage artistique et de patinage de vitesse courte piste. Construit en 1991, cet immeuble est le domicile du Jazz de l’Utah dans l’Association nationale de basket-ball (NBA). Situé à une altitude de 1305 mètres, le Salt Lake Ice Center peut accueillir 15 600 spectateurs.

Les athlètes canadiens


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