Retour à MontréalPlus.caRetour à QuébecPlus.ca











Profil du sportProfil des athletesHoraires

Patinage artistique - Le commentaire d'Anik de Repentigny
La bouc émissaire
 
Anik de Repentigny

15 février 2002 – «Le Comité exécutif du CIO approuve et accepte la recommandation de l'ISU d'accorder la médaille d'or (à Jamie Salé et David Pelletier). Le Comité exécutif du CIO remercie le Conseil de l'ISU pour sa rapidité à résoudre cette affaire... » Quelle ironie! Le Comité international olympique qui remercie l'Union internationale de patinage... pour sa brillante et rapide initiative! Une initiative que l'opinion publique et les médias nord-américains lui ont rentrée de force dans la gorge oui! Enfin, c'est le résultat qui compte...

Bien honnêtement, je ne croyais pas vraiment à ce dénouement heureux. J'ignore ce qui a incité la juge française Marie-Reine Le Gougne à passer aux aveux, mais je doute que ce soit sa conscience. Elle a dû encore une fois subir des pressions terribles pour prendre tout le blâme.

Suspendue, Mme Le Gougne est marquée au fer rouge pour le reste de ses jours. Peut-être jugera-t-elle de nouveau une fois sa suspension purgée, mais je pense qu'elle est pas mal «brûlée» dans le milieu. Peu importe d'où sont venues les pressions qu'elle a subies pour mettre les Russes devant les Canadiens, son limogeage sert sans doute à protéger des gens bien plus importants qu'elle. Sacrifions le pion pour éviter l'échec et mat...

Je doute que l'entorse à l'omerta qui a été faite jusqu'ici aille beaucoup plus loin... et que l'identité de ces gens soit connue un jour.

Poursuivre la lutte...

Bien que l'ISU considère avoir assez de preuves pour conclure à la mauvaise conduite –sur laquelle on fait mille hypothèses et dont on ignore encore la teneur, l'ISU n'étant pas devenue transparente du jour au lendemain!- de Mme Le Gougne et qu'elle a sans aucun doute failli à son serment d'officielle, elle sert plus ou moins de bouc émissaire dans toute cette affaire.

Je ne peux m'empêcher de penser que la volte-face de l'ISU –vous vous rappelez sans doute à quel point son président Ottavio Cinquanta était inflexible il y a à peine 48 heures– est beaucoup plus une tentative de calmer l'opinion publique qu'une véritable intention de faire un ménage en profondeur. On vous donne votre médaille maintenant laissez-nous libre... de ne rien faire comme d'habitude.

Je veux bien donner la chance au coureur, mais je reste prudente. D'ailleurs tous les médias doivent rester vigilants et agir comme des chiens de garde car la lutte ne fait que commencer. Des années de magouillage et de grenouillage, ça ne disparaît pas en criant «ciseaux»!

C'est là que réside le véritable défi: ne pas oublier toute cette affaire une fois les Jeux olympiques terminés.



Droits d'auteur Écrivez-nous! L'équipe de Radio-Canada à Salt Lake City retour en haut de la page