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Vert
forêt, vert espoir
« Nous
sommes au pays de la beauté (...)
Mais le malheur est là, qui noircit tout »
- Serge Bouchard, dans Obejiwan, mon amour,
Le Devoir du 28 août 2000

Obedjiwan,
Opitciwan en langue attikamek :
le courant se rétrécit
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Quelques
repères
Localisation:
en Haute-Mauricie, à 250 km au nord-ouest du Lac-Saint-Jean
Population: environ 2 000 personnes
Proportion de jeunes de moins de 25 ans: 60 %
Chef de bande: Simon Awashish
Nation: une des trois communautés attimateks au pays
Langues parlées: attikamek, français
Principale activité économique: exploitation forestière
Taux de chômage: 40 %
Taux de chômage avant l'ouverture de la scierie: entre 75
et 85 %
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Pauvreté, chômage endémique, violence conjugale, toxicomanie,
alcoolisme, suicide, mortalité chez les jeunes, la petite communauté d'Obedjwan
se retrouve aux prises avec bon nombre de problèmes sociaux aigus. Or, depuis
octobre 1998, la création d'une scierie a redonné espoir à
la communauté. Dans ce tableau plutôt sombre, l'ouverture d'une
scierie, en octobre 1998, fait figure de solution pour une grande partie
de la population, d'autant plus que la communauté fait partie intégrante
du projet. Pour plusieurs, l'espoir renaît.
« On
enlève la maison des animaux qui habitent là.
De ce côté-là, ça me touche, ça me déçoit.
Pis d'un autre côté, c'est l'fun, travailler
pis pas tout le temps rester assis à la maison à rien faire.
C'est pas une vie, ça. »
- un adolescent inscrit à un cours
sur la coupe et le reboisement
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Participation des
autochtones à l'entreprise:
- participation financière: 55 %
- nombre au sein du conseil d'administration: 4
Participation de
Donohue à l'entreprise:
- participation
financière: 45 %
- nombre au sein du conseil d'administration: 3
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« [ Les
enfants ] disent " Mon père travaille dans la scierie.
Moi aussi, j'veux travailler. J'veux faire comme mon père. »
Le projet ne fait cependant
pas l'unanimité. Obstacle aux revendications territoriales, disparition
de la culture attikamek, envahissement des terrains de chasse, les craintes
sont présentes, surtout chez les traditionnalistes du village.
Sans
compter que la déforestation reste une menace présente à
l'esprit de nombreux autochtones et écologistes. Comme ailleurs dans
la province, les abords du village ressentent les effets d'une exploitation
à plus grande échelle. Pas étonnant, donc, qu'une commission
parlementaire soit à l'oeuvre pour modifier la loi sur la gestion de
la forêt.
« Est-ce
que la préoccupation environnementale est une porte de sortie pour
une communauté
au niveau économique ? »
- Simon Awashish, chef du Conseil de bande Obedjiwan
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