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- La malbouffe dans les arénas -
Quand on fréquente un aréna pour y faire du sport, on devrait s’attendre à y trouver des aliments santé adaptés pour les sportifs. Pourtant, la plupart du temps, la qualité de la nourriture laisse à désirer.

Gabrielle Ross-Landry patine depuis l’âge de trois ans. Ses modèles sont les champions nationaux Valérie Marcoux et Craig Buntin. Pour arriver à leur niveau, elle s’entraîne au moins 12 heures par semaine à l’aréna. Mais il n’est pas question d’y manger. À la cafétéria, on ne trouve que des poutines, des hot-dogs ou des pogos.

Manque de choix

Sa mère, Sylvie Landry, a cherché à obtenir une nourriture de meilleure qualité. On lui a répondu que les heures d’ouverture réduites ne permettaient pas d’intégrer des aliments périssables dans le menu. Alors, Sylvie Landry a décidé d’emmener des boîtes a lunch remplies de crudités, de fruits et d’eau.

L’organisme Hockey-Québec se préoccupe aussi de la question, et a même produit un guide de nutrition pour conscientiser les jeunes athlètes. Mélanie Olivier, qui conseille les athlètes de haut niveau, a collaboré au guide d’Hockey-Québec. Son évaluation des menus disponibles dans les arénas est sévère.

Mélanie Olivier: « C’est assez désastreux. En général, on va avoir des aliments frits, de la panure, des croustilles, du chocolat… [..] Si on prend pour acquis que ce sont des jeunes qui sont là pour faire de l’activité physique, du sport, être en santé, c’est un paradoxe qui n’a pas de sens. »

Des aliments peu nutritifs

Consommée avant l’effort, la malbouffe ne fournit pas d’énergie. Mélanie Olivier: « L’énergie de ces aliments-là ne sera pas disponible à la circulation sanguine et aux muscles avant très longtemps, parce qu’on peut parler de trois ou quatre heures de brassage, juste dans l’estomac [..]. Ils vont passer leur match ou leur entraînement à digérer. »

Certains ont décidé de prendre les choses en main. Ainsi, les organisateurs du Tournoi pee-wee olympique de Montréal contournent carrément le casse-croûte.

Ils demandent aux joueurs de ne pas trop manger avant la partie de hockey, et après l’effort, on leur donne des pâtes : « C’est nutritif, puis les jeunes apprécient beaucoup », soutient Michel Légaré, l’organisateur.

Quelques arénas font figure d’exception. À Bedford, Claudette Lafontaine vend des poutines et des hot-dogs, mais aussi des repas de jour, qui sont très populaires. Elle peut le faire, parce qu’elle est propriétaire de son casse-croûte.

Mais la plupart des arénas québécoises sont gérées par les municipalités. Une seule d’entre elles a l’intention d’améliorer les choses, la Ville de Québec, qui veut mettre en place une politique familiale. À Montréal, la Ville affirme que tout est une question de volume, et que les salades ne se vendent pas bien et se conservent mal.

La nutritionniste Mélanie Olivier recommande de privilégier les jus de fruits naturels, les barres des céréales faibles en gras, les fruits, et les produits laitiers comme des morceaux de fromage, du yogourt à boire ainsi que des laits au chocolat.



 [La malbouffe dans les arénas]

Hyperlien
Guide de nutrition haute performance pour les hockeyeurs
Hockey-Québec (en format PDF)



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