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- Manger halal  -
Le jeûne du ramadan débute le 24 septembre. Pendant un mois, les musulmans pratiquants ne devront rien manger du lever au coucher du soleil. Et quand viendra l’heure de se mettre à table, ils mangeront halal, comme le veut le Coran.

Manger halal est obligatoire pour tout musulman pratiquant. Halal est un terme coranique qui signifie permis ou licite.

Une équipe de L’épicerie s’est rendue au restaurant Arabesque, à Montréal. C’est un des rares restaurants, au Québec, à servir des mets certifiés halal. Vous y trouverez notamment la brochette d’agneau et les merguez.

Pas de porc et pas d’alcool

Chez les musulmans, le poulet, le bœuf, le veau et l’agneau sont permis, mais le Coran interdit la consommation du porc, un animal considéré comme impur. Les produits dérivés du porc, comme le saindoux, sont aussi proscrits.

Les musulmans pratiquants n’ont pas le droit de consommer d’alcool non plus. Et ce, jusque dans les sauces. On ne trouvera donc pas de bœuf bourguignon ni de coq au vin au menu.

Le rituel de l’abattage

Marzougui M. Habib, inspecteur et imam
En plus du restaurant Arabesque, Taher Bouzid est propriétaire de l’Abattoir central des viandes halal, à Champlain, près de Trois-Rivières. On y sacrifie veaux, bœufs et agneaux, selon les préceptes religieux de l’islam. Ichem Aroud, boucher-sacrificateur: « Il faut bien aiguiser le couteau pour faciliter l’égorgement, pour ne pas faire souffrir la bête. On invoque le nom d’Allah […] et on égorge, c'est tout. »

Le boucher-sacrificateur doit couper à la main la gorge de l’animal pour qu’il se vide de son sang. Chez les musulmans, il est interdit de consommer du sang, considéré comme le siège de l’âme. Si le geste est bien fait, la bête ne souffre pas, même si elle n’est pas insensibilisée, comme dans l’abattage conventionnel.

Le Coran exige aussi que la bête soit sacrifiée en direction de La Mecque, en Arabie Saoudite, la ville sainte de l’islam. Dans le cas des abattoirs de poulet, il est parfois difficile d’orienter la chaîne de production vers La Mecque. Les autorités religieuses tolèrent même que les volailles soient abattues mécaniquement. Tout ce qui compte, c'est qu’Allah soit invoqué.

De la viande certifiée halal

Abdelhamid Aouchiche possède la boucherie Tassili et il est le président de l’Association musulmane des commerces de viande halal. Un organisme qui vient de voir le jour au Québec. L’association offre une certification d’authenticité des produits halal aux commerces qui le demandent. Comme l’explique Abdelhamid Aouchiche, cet organisme s’assure que la viande vendue par tel ou tel commerçant est produite selon les règles et les traditions de la religion musulmane.

L’association vérifie également que les produits laitiers, comme le yogourt ou le fromage, ne contiennent aucun produit dérivé du porc, comme la gélatine ou la présure.

C'est l’imam, une autorité religieuse, qui s’assure de la conformité du procédé.

Les affaires vont bien puisque les musulmans n’ont d’autres choix que de manger halal!

Halal = kascher?

Il y a une parenté entre le halal et le kasher. C’est le même procédé d’abattage, sauf que pour le kascher, c'est un rabbin qui officie.

L’abattoir halal de Champlain ouvre même ses portes à la communauté juive de Boisbriand, comme l’explique Taher Bouzid: « C'est eux qui viennent, avec le rabbin, pour faire leur abattage kascher. »

Pas besoin d’être musulman pour acheter de la viande halal. Vous ne verrez pas de différence de goût notable. Mais l’agneau est généralement moins cher, parce que c’est une de leur spécialité.



 [Regardez le reportage]




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- Manger halal  -

Le jeûne du ramadan débute le 24 septembre. Pendant un mois, les musulmans pratiquants ne devront rien manger du lever au coucher du soleil. Et quand viendra l’heure de se mettre à table, ils mangeront halal, comme le veut le Coran.

Manger halal est obligatoire pour tout musulman pratiquant. Halal est un terme coranique qui signifie permis ou licite.

Une équipe de L’épicerie s’est rendue au restaurant Arabesque, à Montréal. C’est un des rares restaurants, au Québec, à servir des mets certifiés halal. Vous y trouverez notamment la brochette d’agneau et les merguez.

Pas de porc et pas d’alcool

Chez les musulmans, le poulet, le bœuf, le veau et l’agneau sont permis, mais le Coran interdit la consommation du porc, un animal considéré comme impur. Les produits dérivés du porc, comme le saindoux, sont aussi proscrits.

Les musulmans pratiquants n’ont pas le droit de consommer d’alcool non plus. Et ce, jusque dans les sauces. On ne trouvera donc pas de bœuf bourguignon ni de coq au vin au menu.

Le rituel de l’abattage

Marzougui M. Habib, inspecteur et imam
En plus du restaurant Arabesque, Taher Bouzid est propriétaire de l’Abattoir central des viandes halal, à Champlain, près de Trois-Rivières. On y sacrifie veaux, bœufs et agneaux, selon les préceptes religieux de l’islam. Ichem Aroud, boucher-sacrificateur: « Il faut bien aiguiser le couteau pour faciliter l’égorgement, pour ne pas faire souffrir la bête. On invoque le nom d’Allah […] et on égorge, c'est tout. »

Le boucher-sacrificateur doit couper à la main la gorge de l’animal pour qu’il se vide de son sang. Chez les musulmans, il est interdit de consommer du sang, considéré comme le siège de l’âme. Si le geste est bien fait, la bête ne souffre pas, même si elle n’est pas insensibilisée, comme dans l’abattage conventionnel.

Le Coran exige aussi que la bête soit sacrifiée en direction de La Mecque, en Arabie Saoudite, la ville sainte de l’islam. Dans le cas des abattoirs de poulet, il est parfois difficile d’orienter la chaîne de production vers La Mecque. Les autorités religieuses tolèrent même que les volailles soient abattues mécaniquement. Tout ce qui compte, c'est qu’Allah soit invoqué.

De la viande certifiée halal

Abdelhamid Aouchiche possède la boucherie Tassili et il est le président de l’Association musulmane des commerces de viande halal. Un organisme qui vient de voir le jour au Québec. L’association offre une certification d’authenticité des produits halal aux commerces qui le demandent. Comme l’explique Abdelhamid Aouchiche, cet organisme s’assure que la viande vendue par tel ou tel commerçant est produite selon les règles et les traditions de la religion musulmane.

L’association vérifie également que les produits laitiers, comme le yogourt ou le fromage, ne contiennent aucun produit dérivé du porc, comme la gélatine ou la présure.

C'est l’imam, une autorité religieuse, qui s’assure de la conformité du procédé.

Les affaires vont bien puisque les musulmans n’ont d’autres choix que de manger halal!

Halal = kascher?

Il y a une parenté entre le halal et le kasher. C’est le même procédé d’abattage, sauf que pour le kascher, c'est un rabbin qui officie.

L’abattoir halal de Champlain ouvre même ses portes à la communauté juive de Boisbriand, comme l’explique Taher Bouzid: « C'est eux qui viennent, avec le rabbin, pour faire leur abattage kascher. »

Pas besoin d’être musulman pour acheter de la viande halal. Vous ne verrez pas de différence de goût notable. Mais l’agneau est généralement moins cher, parce que c’est une de leur spécialité.



 [Regardez le reportage]