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‹ Archives - mai 2006 ›

Semaine des correspondants: de l'espoir pour Haïti et l'Afrique?
(31 mai 2006) - En regardant ce qui se passe en Afrique ou en Haïti, on se dit parfois qu'il s'agit toujours de mauvaises nouvelles. On se demande également si les Africains et les Haïtiens vont s'en sortir un jour, s'il y a de l'espoir pour eux.

C'est la semaine des correspondants à Radio-Canada et certains d'entre eux peuvent témoigner des réalités africaine et haïtienne.

Jean-François Bélanger est correspondant en Afrique depuis cinq ans. De la guerre civile en Côte d'Ivoire aux enfants soldats de la République démocratique Congo en passant par le Darfour, les sujets qu'il traite sont souvent lourds.

C'est lui qui a parlé de la mortalité maternelle au Sénégal, pays où il est basé. Il a aussi fait découvrir le gavage des fillettes en Mauritanie dans un reportage bouleversant qui lui a valu le prix Judith-Jasmin en 2004.

Emmanuelle Latraverse est de son côté correspondante parlementaire à Ottawa. Elle a aussi été envoyée spéciale en Haïti à la mi-mai lors du voyage de la gouverneure générale, Michaëlle Jean, à l'occasion de l'investiture du président haïtien, René Préval.

Bernard Drainville reçoit Jean-François Bélanger et Emmanuelle Latraverse.
Semaine des correspondants: de l'espoir pour Haïti et l'Afrique?


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Ici vos correspondants
Section spéciale de Radio-Canada.ca

 

Loi antitabac: qui fera la police?
(30 mai 2006) - Les modifications à la Loi sur le tabac entrent en vigueur le 31 mai à minuit au Québec. Il sera désormais interdit de fumer dans les bars, les brasseries, les chapiteaux, les centres commerciaux, les centres de congrès, les restaurants, les salles de billard, les salles de bingo, les salons de quilles, les tavernes et les taxis, entre autres.

Dans tous ces lieux publics, les aires pour fumeurs seront interdites. Les « aquariums » emboucanés, c'est fini! Les fumeurs devront également se tenir à neuf mètres des entrées des cégeps, des garderies, des hôpitaux et des universités, notamment.

Ceux qui ne respecteront pas la loi s'exposeront à des amendes. Elles seront de 50 $ à 600 $ pour les fumeurs délinquants et de 400 $ à 10 000 $ pour les propriétaires d'établissements qui les auront tolérés, sans compter les frais administratifs. Et plus il y aura de récidives, plus les amendes seront élevées.

Qui fera respecter la loi? Qui distribuera les contraventions? En principe, ce sera la brigade antitabac: 75 inspecteurs et aides-inspecteurs. Sauf qu'ils devront surveiller pas moins de 25 000 bars et restaurants.

Les propriétaires et les serveurs seront-ils pris avec le problème?

Bernard Drainville en discute avec France Lanthier, serveuse à la Taverne Regal, Renaud Poulin, président de la Corporation des propriétaires de bars, brasseries et tavernes du Québec, et Lise Talbot, chef du Service de lutte contre le tabagisme au ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec.
Loi antitabac: qui fera la police?


 

Les Remparts de Québec: champions de la Coupe Memorial
(29 mai 2006) - La coupe Memorial, c'est la coupe Stanley du hockey junior au Canada. Et les Remparts de Québec, avec leur entraîneur Patrick Roy, viennent de remporter le précieux trophée.

Ils ont battu les Wildcats de Moncton, leurs grands rivaux de la Ligue de hockey junior majeure du Québec (LHJMQ), par la marque de 6-2 en grande finale.

Les gens de Québec étaient fiers d'accueillir les joueurs de l'équipe à leur arrivée dans la Vielle Capitale après une longue nuit d'autobus. Même le premier ministre du Québec, Jean Charest, a ajouté son grain de sel.

Guy Lafleur était le capitaine des Remparts en 1971, la dernière fois que l'équipe de Québec a remporté la coupe Memorial. Les Remparts de Patrick Roy ont donc mis fin à une disette de 35 ans.

Qu'est-ce qui a fait pencher la balance du côté des Remparts? Est-ce que la guerre psychologique menée par Patrick Roy a déstabilisé les Wildcats?

En quoi cette première finale toute « québécoise » de l'histoire aura-t-elle un impact sur le nombre de joueurs du Québec dans la Ligue nationale de hockey (LNH)? Seront-ils plus respectés et considérés lors des prochains repêchages?

Bernard Drainville en discute avec François Gagnon, chroniqueur sportif à l'émission C'est bien meilleur le matin et à Cyberpresse, et Albert Ladouceur, éditorialiste sportif au Journal de Québec.
Les Remparts de Québec: champions de la Coupe Memorial


 

Sylvie Fréchette: de retour à la maison
(26 mai 2006) - Elle a été une grande championne, d'autant plus grande qu'on pouvait s'identifier à elle. La nageuse synchronisée Sylvie Fréchette, c'était la fille d'à côté. La petite Québécoise qui rendait le Québec fier, qui lui faisait honneur. Et toujours avec grâce et dignité.

Tous se souviennent de sa médaille d'argent en solo aux Jeux olympiques de Barcelone, en 1992. Tous savaient qu'elle aurait dû gagner l'or, mais une erreur d'une juge brésilienne l'a privée de la victoire. Sylvie Fréchette aurait eu raison de faire une scène, mais elle ne l'a pas fait.

La jeune athlète est revenue à Montréal sous les acclamations d'une population qui l'a accueillie comme sa fille. Seize mois plus tard, une médaille d'or lui a été finalement remise lors d'une très émouvante cérémonie au Forum de Montréal. Et en 1996 à Atlanta, elle remportait autre médaille d'argent olympique, en équipe cette fois.

À la suite de cette deuxième expérience olympique, Sylvie Fréchette a pris sa retraite de la compétition. Peu après, le Cirque du Soleil l'a recrutée comme nageuse-entraîneuse pour son spectacle O, présenté à Las Vegas. L'expérience américaine aura duré huit ans.

Mais voilà que Sylvie Fréchette est de retour au Québec avec, dans ses bagages, un conjoint et deux enfants. La fille extraordinaire a décidé de devenir une femme ordinaire, une femme de carrière et une maman.

Bernard Drainville la reçoit.
Sylvie Fréchette: de retour à la maison


 

Le Québec est-il en train de tomber dans l'immobilisme?
(25 mai 2006) - Le fondateur et chef de la direction du Cirque du soleil, Guy Laliberté, a déploré en entrevue au Point cette semaine l'opposition systématique à tout grand projet de développement au Québec.

À propos de l'abandon de l'idée d'un vaste complexe récréotouristique comprenant un hôtel haut de gamme, une salle de spectacles et un casino au bassin Peel, il a déclaré qu'il semblait que « Montréal et le Québec aient de la difficulté à s'organiser et s'entendre sur ce genre de projet ».

Son entreprise poursuivra son développement et continuera à créer. Si ce n'est pas à Montréal, ça sera ailleurs. « C'est malheureux, mais ne sommes pas pour attendre qu'il y ait unanimité, parce qu'il semble que c'est rare que ça se passe à Montréal », a dit Guy Laliberté.

Il a également souligné que Montréal était une ville très reconnue au niveau international, notamment pour sa joie de vivre, mais qu'au lieu de bâtir quelque chose sur ses atouts, nous continuons à nous « ostiner en famille ». Pendant ce temps-là, affirme-t-il, les autres villes dans le monde grandissent, et nous perdons du chemin.

Pourquoi est-ce si difficile de lancer de nouveaux projets? Sommes-nous trop frileux pour nous investir dans des projets d'envergure? Le Québec est-il en train de tomber dans l'immobilisme?

Bernard Drainville en discute avec Michel Kelly-Gagnon, président du Conseil du patronat du Québec, et Henri Massé, président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec.
Le Québec est-il en train de tomber dans l'immobilisme?


 

L'école québécoise: l'échec de l'égalité des chances?
(24 mai 2006) - La Centrale des syndicats du Québec a rendu publiques cette semaine les principales conclusions de l'étude L'école, c'est pour la vie! - Un nouveau pacte social pour l'éducation. Cette recherche porte sur la situation de l'éducation québécoise dans un contexte de mondialisation.

Selon cette étude, la réussite scolaire pour tous au Québec est un échec. Et les inégalités éducatives affectent tout particulièrement les élèves de milieux pauvres et des communautés noires.

Un noyau dur de plus d'un jeune sur quatre, concentré principalement dans les milieux pauvres, n'obtient pas son diplôme du secondaire. Dans les faits, les élèves les plus vulnérables accèdent aux contextes scolaires les moins favorables à la réussite.

L'étude, qui préconise le retrait progressif de tout financement public de l'enseignement privé, propose la mise en place d'un ensemble de mesures pour soutenir les groupes et les élèves les plus vulnérables.

Parmi ces mesures, on retrouve l'élargissement de l'éducation préscolaire aux enfants de quatre ans, la réduction du nombre d'élèves par classe dans les milieux ciblés et un soutien amélioré pour les élèves en difficulté.

Bernard Drainville en discute avec l'auteur de l'étude, Jocelyn Berthelot, conseiller et chercheur en éducation à la CSQ, et Jean-Marc St-Jacques, président de la Fédération des établissements d'enseignements privés du Québec et directeur général du Collège Bourget.
L'école québécoise: l'échec de l'égalité des chances?


 

Pollution automobile: les risques pour notre santé
(23 mai 2006) - La circulation automobile cause des problèmes de santé aux citoyens de la grande région de Montréal. Selon un rapport de l'Agence de la santé et des services sociaux de Montréal (ASSSM), le smog provoquerait 1500 décès par année dans la métropole québécoise en plus d'entraîner une augmentation des hospitalisations.

Les urgences des hôpitaux reçoivent jusqu'à 22 % de plus de visites le lendemain des épisodes de smog à Montréal entre les mois de mai et de septembre. Ces épisodes touchent plus durement les enfants et les personnes âgées. Les premiers souffrent d'asthme, les seconds, de maladies cardio-respiratoires.

L'automobile en général et les véhicules utilitaires sport (VUS) en particulier sont responsables d'une forte proportion de cette pollution atmosphérique, selon le document de l'ASSSM.

Et la situation ne va pas en s'améliorant. Au cours des 5 dernières années, la population du Grand Montréal a augmenté de 3 %, alors que le nombre de véhicules a crû de 11 %. Et la qualité de l'air est mauvaise une journée sur cinq dans la métropole québécoise.

Pourquoi l'automobile finit-elle souvent par s'imposer? Peut-on y changer quelque chose et, si oui, comment?

Bernard Drainville en discute avec le Dr Louis Drouin, responsable du secteur Environnement urbain et santé à la Direction de la santé publique de Montréal-Centre, et Jacques Duval, chroniqueur automobile.
Pollution automobile: les risques pour notre santé


 

Maman Dion: une vie de service et de générosité
(22 mai 2006) - Thérèse Tanguay Dion aura bientôt 80 ans, elle fait de bons petits plats et elle a mis au monde 14 enfants. La plus célèbre d'entre eux est évidemment la benjamine de la famille, la chanteuse Céline Dion.

Celle qui est mieux connue sous le nom de Maman Dion est une femme absolument étonnante. Née en Gaspésie au temps de la colonisation, elle a connu la pauvreté. Une situation sur laquelle elle pose un regard peu banal.

Dans une entrevue accordée au magazine Châtelaine parue en octobre 2003, elle déclarait: « Je m'arrange avec ce que la vie me donne. Ce qui m'arrive que je n'ai pas désiré, je choisis de le vivre du mieux que je peux. On n'est pas toujours libre de faire ce qu'on veut dans la vie, mais on est libre d'aimer ce qu'on est obligé de faire ».

Il y a huit ans, une fondation qui porte désormais son nom était créée. Cette semaine, Thérèse Tanguay Dion a dévoilé la nouvelle orientation de la Fondation Maman Dion: améliorer les conditions d'entrée en classe d'enfants issus de milieux défavorisés en leur procurant les fournitures scolaires et les vêtements nécessaires à leur épanouissement et à leur intégration.

Bernard Drainville reçoit la présidente fondatrice de la Fondation Maman Dion, Thérèse Tanguay Dion.

* Rediffusion de l'émission du 10 mai 2006.
Maman Dion: une vie de service et de générosité


 

Pierre-Hugues Boisvenu: comment trouver la force de continuer
(19 mai 2006) - Pierre-Hugues Boisvenu est un homme éprouvé par la vie. L'aînée de ses filles, Julie, a été assassinée à Sherbrooke en 2002. La cadette, Isabelle, a perdu la vie dans un accident de la route en décembre dernier.

Depuis le meurtre de Julie, il n'a cessé de consacrer son énergie à la défense des droits et des intérêts des victimes secondaires. Il a notamment fondé, avec deux autres pères vivant une épreuve semblable à la sienne, l'Association des familles de personnes assassinées ou disparues du Québec (AFPAD) en 2005.

Après 33 ans dans la fonction publique, Pierre-Hugues Boisvenu vient de prendre sa retraite pour se consacrer entièrement à l'AFPAD. Il a aussi signé un contrat avec Les Éditions de l'Homme pour publier un livre qui relatera la mort de ses deux filles et qui parlera du travail qu'il effectue pour l'Association.

En octobre dernier, le ministère de la Justice l'honorait en faisant de lui le récipiendaire du Prix de la Justice du Québec 2005. On soulignait alors qu'il avait su faire de son terrible drame personnel le moteur de son engagement au service de la collectivité.

Où Pierre-Hugues Boisvenu trouve-t-il la force de continuer à vivre, à se battre? Comment a-t-il réussi à surmonter les épreuves qu'il a affrontées?

Bernard Drainville le reçoit pour en discuter.
Pierre-Hugues Boisvenu: comment trouver la force de continuer


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Association des familles de personnes assassinées ou disparues du Québec

 

Mission en Afghanistan: le Canada en guerre contre qui?
(18 mai 2006) - La motion du gouvernement visant à prolonger la mission des Forces canadiennes en Afghanistan de deux ans a été adoptée à la Chambre des communes. Elle prévoit aussi le maintien d'un personnel diplomatique, policier, militaire et d'aide au développement en Afghanistan durant cette période.

Le vote a été très serré: les députés ont approuvé la motion dans une proportion de 149 à 145. Le gouvernement Harper a réussi à la faire adopter cette grâce à l'appui de 25 députés libéraux, dont leur chef intérimaire, Bill Graham.

Depuis février 2006, les soldats canadiens sont principalement dans la région de Kandahar. Ils ont pour mission de traquer les talibans. Le gouvernement fédéral a dépensé plus de 4,1 milliards pour ses missions militaires en Afghanistan depuis le 11 septembre 2001.

Il y a actuellement 59 militaires canadiens dans les missions des Nations unies partout dans le monde contre 2200 en Afghanistan. Dix-sept Canadiens y sont morts jusqu'à maintenant.

En Afghanistan, où il sera présent jusqu'en février 2009, le Canada est en guerre. Contre qui? Contre quoi? Pourquoi sommes-nous là-bas?

Bernard Drainville en discute avec le Dr Amir Khadir, porte-parole de Québec solidaire, qui a mené des missions en Irak et en Afghanistan pour Médecins du monde, et Janine Krieber, professeure de science politique au Collège militaire royal du Canada et experte des questions de terrorisme.
Mission en Afghanistan: le Canada en guerre contre qui?


 

Registre des armes à feu: qu'en est-il de la sécurité?
(17 mai 2006) - Le ministre fédéral de la Sécurité publique, Stockwell Day, a annoncé que les chasseurs n'auront plus l'obligation d'enregistrer leurs armes au registre national des armes à feu. Cette décision reflète l'intention claire du gouvernement Harper d'assouplir ce programme créé en 1995.

Stockwell Day a également confirmé que les conservateurs présenteront sous peu un projet de loi pour supprimer complètement le registre des armes à feu sans restriction. Seul le registre des armes de poing, qui existe depuis 1934, sera maintenu.

Le ministre a souligné que le gouvernement refusait de subventionner un programme inefficace et qu'il préférait investir ses ressources pour protéger les familles canadiennes et leurs communautés en mettant en place un système qui réduira les crimes commis avec des armes de poing.

Parmi les autres mesures annoncées, mentionnons le transfert de la responsabilité du Centre canadien des armes à feu à la Gendarmerie royale du Canada et l'introduction d'une amnistie d'un an pour protéger des poursuites les propriétaires d'armes à feu sans restriction.

Les chasseurs seront donc exemptés d'enregistrer leurs armes, les contribuables sauveront de l'argent, mais qu'en est-il de la sécurité?

Marie-Josée Bouchard en discute avec le ministre Stockwell Day, Robert Lafrenière, ex-directeur des enquêtes criminelles de la Sûreté du Québec, Bernard Pelletier, porte-parole pour le dossier des armes à feu à la Fédération québécoise de la faune, Robert Simon, directeur du Centre de prévention du suicide du Saguenay-Lac-Saint-Jean, et Marie Guylda Thélusmond, coordonnatrice de la Fédération de ressources d'hébergement pour femmes violentées et en difficulté du Québec.
Registre des armes à feu: qu'en est-il de la sécurité?


 

Ticket modérateur à 25 $: pour ou contre?
(16 mai 2006) - Le père de l'assurance maladie, Claude Castonguay, estime que le financement du système de santé doit passer par un ticket modérateur. C'est la conclusion d'un mémoire qu'il a cosigné et qui doit être déposé cette semaine devant la Commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale.

Selon celui qui a été ministre de la Santé du Québec de 1970 à 1973, le système d'assurance maladie gratuit et universel tel qu'on le connaît dans la Belle Province n'est plus un modèle viable.

Trente-cinq ans après avoir mis au monde ce régime, Claude Castonguay est devenu partisan d'un ticket modérateur, comme il existe dans de nombreux pays européens, comme source additionnelle de revenu. Il s'agirait d'exiger une somme d'argent, par exemple 25 $, pour l'obtention de soins de première ligne, c'est-à-dire lors d'une visite en clinique.

La santé représente 43 % du budget du Québec, et elle devrait atteindre 50 % en 2010. Actuellement, la Loi canadienne sur la santé ne permet pas d'imposer des tickets modérateurs aux patients.

Êtes-vous pour un contre un ticket modérateur en santé au Québec?

Bernard Drainville en discute avec le Dr Yves Lamontagne, psychiatre et président du Collège des médecins du Québec, et le Dr Paul Lévesque, urgentologue et coprésident de la Coalition des médecins pour la justice sociale.
Ticket modérateur à 25 $: pour ou contre?


 

Chanson francophone à la radio: 65 %, c'est trop?
(15 mai 2006) - Toute la semaine, le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) tient une audience publique sur la révision de la politique sur la radio commerciale. La scène radiophonique a beaucoup changé depuis le dernier examen de cette politique, en 1998.

Pour l'occasion, l'organisme voudra entendre l'avis des radiodiffuseurs. Au menu, il y aura, entre autres, le contenu musical canadien, la subvention pour la création canadienne et les limites de brevets.

Les radios privées demandent justement au CRTC d'assouplir son règlement sur la diffusion de contenu canadien. Les radios francophones doivent ainsi diffuser de la musique francophone 65 % du temps.

L'Association canadienne des radiodiffuseurs propose plutôt d'accorder une prime au contenu chaque fois qu'un diffuseur privé fait tourner un artiste de la relève. À l'opposé, l'industrie musicale indépendante estime que les quotas doivent être resserrés afin d'accorder un meilleur soutien à la création musicale d'ici.

De la chanson francophone à la radio 65 % du temps, est-ce trop?

Bernard Drainville en discute avec Yves-Francois Blanchet, président de l'Association québécoise de l'industrie du disque, du spectacle et de la vidéo (ADISQ), Paul Piché, auteur-compositeur-interprète, et Pierre Rodrigue, vice-président, développement, chez Astral Media Radio inc.
Chanson francophone à la radio: 65 %, c'est trop?


 

Pierre Bourque: l'homme, le jardinier et le maire
(12 mai 2006) - Il y a un peu plus d'une semaine, l'ex-maire de Montréal Pierre Bourque annonçait qu'il quittait la vie politique et la direction du parti Vision Montréal, qu'il a fondé.

Celui qui était chef de l'opposition officielle à l'hôtel de ville a été maire de la métropole québécoise de 1994 à 2001. C'est lui qui est à l'origine des fusions municipales sur l'île de Montréal. Il avait alors lancé le slogan « Une île, une ville ».

En 2001 et 2005, Pierre Bourque a essayé d'être réélu à la mairie, mais sans succès. Il a chaque fois subi la défaite aux mains de Gérald Tremblay.

Il a aussi raté son passage en politique provinciale il y a trois ans. Il s'était alors présenté sous la bannière de l'Action démocratique du Québec.

Avant de devenir maire, Pierre Bourque avait été directeur du Jardin botanique de Montréal, dont il a fait une grande institution. Il a aussi créé le Biodôme et il a largement contribué à la fondation de l'Insectarium.

Bernard Drainville reçoit Pierre Bourque, qui fait le bilan de ses années en politique et qui parle de son avenir.
Pierre Bourque: l'homme, le jardinier et le maire


 

Contrat du métro de Montréal: Bombardier gagnant, contribuables perdants?
(11 mai 2006) - Bombardier Transport a obtenu le contrat pour le renouvellement des wagons du métro de Montréal sans appel d'offres. Québec autorise donc la Société de transport de Montréal (STM) à négocier de gré à gré avec le géant ferroviaire pour ce contrat évalué à 1,2 milliard de dollars.

Le gouvernement paiera 75 % de la facture et la STM assumera le reste. Le ministre du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation du Québec, Raymond Bachand, a indiqué que son gouvernement respectait les règles du commerce international pour réaliser ce contrat sans appel d'offres.

Le parc du métro de Montréal compte 759 wagons, dont 336 wagons MR-63 mis en service le 14 octobre 1966, lors de l'inauguration du métro. Ce sont ces wagons qui seront remplacés. Le projet se réalisera à Saint-Bruno et à La Pocatière.

Le président du conseil de la STM, Claude Trudel, s'attend à ce que les premières voitures, dont la production en usine débutera en 2008, soient en service à la fin de l'année 2010.

Quels seront les impacts du contrat du renouvellement des wagons MR-63 du métro de Montréal pour La Pocatière? Êtes-vous pour ou contre le fait que ce contrat soit accordé à Bombardier sans appel d'offres?

Bernard Drainville en discute avec Claude Béchard, ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs du Québec et député libéral de Kamouraska-Témiscouata, Michèle Boisvert, éditorialiste à La Presse, et Gilles Ouellet, président du Syndicat des employé(es) de Bombardier La Pocatière.
Contrat du métro de Montréal: Bombardier gagnant, contribuables perdants?


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Bombardier entamera des négociations pour le renouvellement des voitures du métro de Montréal
Communiqué de Bombardier

Renouvellement des voitures MR-63 du métro de Montréal - Le gouvernement du Québec demande à la Société de transport de Montréal de négocier de gré à gré avec Bombardier Transport
Communiqué du gouvernement du Québec

 

Maman Dion: une vie de service et de générosité
(10 mai 2006) - Thérèse Tanguay Dion aura bientôt 80 ans, elle fait de bons petits plats et elle a mis au monde 14 enfants. La plus célèbre d'entre eux est évidemment la benjamine de la famille, la chanteuse Céline Dion.

Celle qui est mieux connue sous le nom de Maman Dion est une femme absolument étonnante. Née en Gaspésie au temps de la colonisation, elle a connu la pauvreté. Une situation sur laquelle elle pose un regard peu banal.

Dans une entrevue accordée au magazine Châtelaine parue en octobre 2003, elle déclarait: « Je m'arrange avec ce que la vie me donne. Ce qui m'arrive que je n'ai pas désiré, je choisis de le vivre du mieux que je peux. On n'est pas toujours libre de faire ce qu'on veut dans la vie, mais on est libre d'aimer ce qu'on est obligé de faire ».

Il y a huit ans, une fondation qui porte désormais son nom était créée. Cette semaine, Thérèse Tanguay Dion a dévoilé la nouvelle orientation de la Fondation Maman Dion: améliorer les conditions d'entrée en classe d'enfants issus de milieux défavorisés en leur procurant les fournitures scolaires et les vêtements nécessaires à leur épanouissement et à leur intégration.

Bernard Drainville reçoit la présidente fondatrice de la Fondation Maman Dion, Thérèse Tanguay Dion.
Maman Dion: une vie de service et de générosité


 

Langues officielles: dernier rapport de la commissaire Dyane Adam
(9 mai 2006) - La commissaire aux langues officielles du Canada, Dyane Adam, vient de déposer le dernier rapport annuel de son mandat de sept ans. Elle y presse le gouvernement Harper de jouer un rôle accru et de respecter les engagements pris par l'équipe libérale de Paul Martin avant les dernières élections.

Des modifications ont en effet été apportées à la Loi sur les langues officielles en 2005 pour permettre aux Canadiens issus de minorités linguistiques de porter plainte devant les tribunaux s'ils n'ont pas reçu des services dans leur langue. D'autres obligent le gouvernement à promouvoir la dualité linguistique du pays et la diversité culturelle.

Dyane Adam demande en outre à Stephen Harper de dire clairement comment il entend appliquer ces nouvelles dispositions de la loi. Selon elle, un commandement fort est nécessaire pour renforcer le bilinguisme au Canada et le gouvernement fédéral doit jouer un rôle central en ce sens.

La commissaire déplore la stagnation actuelle et le piètre rendement de la plupart des institutions fédérales par rapport à la conformité de la loi. Elle cite en exemple la dernière restructuration d'Air Canada qui crée, selon elle, un vide juridique quant aux obligations linguistiques.

Depuis 1969, nous vivons dans un pays officiellement bilingue. Au terme du mandat de Dyane Adam à titre de commissaire aux langues officielles du Canada, où en est le français dans les airs, chez les fonctionnaires et en général au pays?

Bernard Drainville en discute avec elle.
Langues officielles: dernier rapport de la commissaire Dyane Adam


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Les langues officielles au Canada: le tournant à prendre
Rapport annuel 2005-2006 du Commissariat aux langues officielles

 

Lucien Bouchard: le chef politique dont rêvent les Québécois?
(8 mai 2006) - Un sondage* réalisé par la firme Léger Marketing pour Le Devoir indique que 32 % des Québécois estiment que Lucien Bouchard ferait le meilleur premier ministre pour le Québec. Il est suivi du ministre libéral de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard (17 %), du chef péquiste, André Boisclair (12 %), du premier ministre, Jean Charest (10 %), et de la porte-parole de Québec solidaire Françoise David (5 %).

Le retour en politique de l'ancien premier ministre péquiste est souhaité tant par les fédéralistes (42 %) que par les souverainistes (41 %). Sa candidature serait la bienvenue auprès de 57 % des adéquistes, de 55 % des péquistes, de 51 % des partisans de Québec solidaire et de 40 % des libéraux.

Par ailleurs, un parti formé de Lucien Bouchard et de Mario Dumont dominerait largement le Québec, avec 41 % des voix. Le Parti québécois suivrait avec 21 % des suffrages, contre 18 % pour le Parti libéral et 6 % pour Québec solidaire.

Pourquoi les Québécois ne veulent-ils ni de Jean Charest, ni d'André Boisclair, ni de Mario Dumont à la tête de la province? D'où vient ce désenchantement par rapport aux actuels chefs de parti?

Bernard Drainville en discute avec Michel C. Auger, chroniqueur politique au Soleil et dans cyberpresse.ca, et Michel David, chroniqueur politique au Devoir.

* Ce sondage a été mené auprès de 1002 répondants entre les 26 et 30 avril. Sa marge d'erreur est de ±3,1 %, 19 fois sur 20.
Lucien Bouchard: le chef politique dont rêvent les Québécois?


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Opinion des Québécois à l'égard de la politique provinciale
Rapport d'analyse, sondage Léger Marketing, Le Devoir (en format PDF)

 

Les ambitions de Marcel Aubut
(5 mai 2006) - Est-ce que vous croyez au retour d'une équipe de la Ligue nationale de hockey (LNH) à Québec? Celui qui a vendu les Nordiques en 1995, Marcel Aubut, lui, y croit. Particulièrement depuis l'imposition d'un plafond salarial dans la LNH.

Il faudrait évidemment construire un nouvel amphithéâtre pour remplacer le Colisée. À ce sujet, le président de la Fondation Nordiques évoque un partenariat public-privé.

Marcel Aubut voit grand pour la Vieille Capitale. En plus du retour du hockey professionnel, il parle notamment de doter la ville d'un stade de football.

L'avocat et homme d'affaires, qui vient d'être élu au comité exécutif du Comité olympique canadien, a également toujours en tête l'idée de tenir des Jeux olympiques d'hiver à Québec. Il est convaincu que sa ville est mûre pour accueillir de grands événements sportifs, et il estime donc qu'elle doit préserver et améliorer ses infrastructures.

Bernard Drainville reçoit Marcel Aubut, qui lui fait part de ses nombreux et ambitieux projets pour Québec.
Les ambitions de Marcel Aubut


 

La stratégie énergétique du Québec
(4 mai 2006) - Le gouvernement du Québec a présenté sa nouvelle stratégie énergétique. Elle comprend cinq grands volets: hydroélectricité, énergie éolienne, efficacité énergétique, nouvelles technologies énergétiques et hydrocarbures.

Québec entend mettre en branle des projets hydroélectriques qui fourniront à terme 4500 mégawatts de puissance supplémentaire. Ils impliquent des investissements de 25 milliards de dollars en 10 ans et ils devraient permettre de créer quelque 70 000 emplois. Leur ampleur sera comparable à la deuxième phase de développement de la baie James.

Du côté de l'énergie éolienne, le gouvernement Charest compte lancer des projets de production de 4000 mégawatts au total, 40 fois plus qu'en 2003. La réalisation d'un bloc de projets totalisant 500 mégawatts sera confiée aux régions et aux communautés autochtones.

La stratégie énergétique prévoit également l'exploration pétrolière et gazière dans le golfe et l'estuaire du Saint-Laurent. Québec souhaite aussi atteindre un objectif de 2,5 milliards de dollars en économie d'énergie d'ici 2015.

Ce plan peut-il être mis en place en respectant l'environnement et ceux qui l'habitent?

Bernard Drainville en discute avec Pierre Corbeil, ministre des Ressources naturelles et de la Faune du Québec, et Steven Guilbeault, directeur de Greenpeace Québec et responsable de la campagne Climat et énergie de Greenpeace Canada.
La stratégie énergétique du Québec


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De grandes ambitions en hydroélectricité
Article de Radio-Canada.ca

 

L'élimination du Canadien de Montréal
(3 mai 2006) - Après avoir pris une avance de deux matchs à zéro dans sa série contre les Hurricanes de la Caroline, le Canadien de Montréal a encaissé quatre défaites de suite pour subir l'élimination. Les espoirs de conquête d'une 25e coupe Stanley pour le Tricolore ont donc pris fin dès les quarts de finale de l'Association de l'Est.

Les Hurricanes retrouveront maintenant les Devils du New Jersey, tombeurs des Rangers de New York en quatre petits matchs, au deuxième tour des séries. Deux formations canadiennes, les Sénateurs d'Ottawa et les Oilers d'Edmonton, se sont aussi qualifiées pour les demi-finales d'Association. Une troisième, les Flames de Calgary, pourrait les imiter.

Le gardien du Bleu-blanc-rouge lors de sa série contre les Hurricanes, Cristobal Huet, a déclaré qu'il « manquait un petit quelque chose » à l'équipe montréalaise pour gagner et poursuivre sa route vers la coupe.

Que manquait-il au juste? Quels changements sont à prévoir pour la saison 2006-2007? L'élimination hâtive du Canadien va-t-elle diminuer la ferveur des amateurs sportifs en vue du reste des séries éliminatoires?

Bernard Drainville en discute avec Mario Langlois, animateur de l'émission Au-dessus de la mêlée, et Jean St-Onge, journaliste sportif de Radio-Canada.
L'élimination du Canadien de Montréal


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Section hockey de Radio-Canada.ca/sports

 

Premier budget conservateur: en avez-vous pour votre argent?
(2 mai 2006) - Le gouvernement conservateur de Stephen Harper a déposé son premier budget à la Chambre des communes. L'état des recettes et dépenses pour 2006-2007 présenté par le ministre des Finances, James Flaherty, est à la hauteur des promesses électorales du premier ministre.

À compter du 1er juillet, les familles obtiendront 100 $ par mois pour chaque enfant d'âge préscolaire. Les consommateurs bénéficieront aussi d'une baisse d'un point de pourcentage de la taxe sur les produits et services (TPS), tandis que les usagers du transport en commun pourront déduire le coût de leur laissez-passer mensuel.

En revanche, les contribuables verront le taux d'imposition sur la tranche de revenu le plus bas passer de 15 % à 15,5 % au cours de la même période. De leur côté, les entreprises bénéficieront de baisses d'impôts et de taxes de 1,7 milliard de dollars en 2 ans.

En ce qui a trait au déséquilibre fiscal, Ottawa s'engage à mener de vastes consultations avec les provinces en vue de régler la question à l'automne. D'ici là, une révision des données fiscales de la péréquation permettra au Québec d'empocher 185 millions de dollars supplémentaires dès cette année.

Bernard Drainville discute du premier budget du gouvernement Harper avec Maxime Bernier, ministre fédéral de l'Industrie, Yvon Cyrenne, fiscaliste, et Vincent Marissal, chroniqueur politique à La Presse. Yvon Cyrenne répond ensuite aux question des internautes dans une émission spéciale de 60 minutes diffusée exclusivement sur le web à compter de 20 h.
Premier budget conservateur: en avez-vous pour votre argent? 1re partie
Premier budget conservateur: en avez-vous pour votre argent? 2e partie


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Budget fédéral 2006-2007
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Palmarès des urgences: comment diminuer l'attente?
(1 mai 2006) - La situation continue d'être difficile dans les 88 urgences du Québec. Selon un palmarès établi par les journaux du groupe Gesca, seulement 13 hôpitaux de la province ont amélioré leur temps d'attente dans ce service depuis la dernière évaluation publique du ministère de la Santé et des Services sociaux, en 2002.

Dans une trentaine d'autres établissements, la situation s'est même plutôt détériorée de façon importante. La durée moyenne d'une visite à l'urgence serait de 15,9 heures, alors que l'objectif du Ministère est de 12 heures. Les séjours de plus de 48 heures auraient aussi passablement augmenté.

Les données utilisées pour évaluer la durée moyenne du séjour aux urgences proviennent du Ministère et elles ont été récoltées en 2004-2005.

Le palmarès attribue notamment la lettre E au pavillon Notre-Dame du Centre hospitalier de l'Université de Montréal à l'Hôpital général du Lakeshore. Quatre hôpitaux de la Gaspésie et de Chaudière-Appalaches se retrouvent au sommet de la liste.

Comment diminuer l'attente dans les services d'urgence québécois?

Bernard Drainville en discute avec Luc Lepage, directeur général du Centre de santé et de services sociaux de l'Ouest-de-l'Île, Bernard Nadeau, directeur général du Centre de santé et de services sociaux Baie-des-Chaleurs, et Maurice Roy, directeur général adjoint et directeur des services professionnels du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke.
Palmarès des urgences: comment diminuer l'attente?


 


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