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2001 à juin 2004


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- Le missionnaire de Verdun -
Le Club des petits déjeuners du Québec nourrit, chaque matin, plus de 14 000 enfants dans toutes les régions de la province. Soit presque le tiers des quelque 50 000 enfants québécois qui ne mangent pas à leur faim.

La machine du Club est bien rodée. Il fournit l’équipement nécessaire et des tonnes de nourritures aux écoles des quartiers défavorisés qui en font la demande. Une armée de bénévoles participe au projet. Le Club s’installe seulement dans les écoles, pour rappeler que la réussite scolaire est la première façon de briser la roue de la pauvreté. Ce rêve, c’est celui de Daniel Germain, le fondateur du Club.

De délinquant à missionnaire

Enfant, le jeune Daniel est surtout marqué par la séparation de ses parents, qui survient très tôt. Il vit à Verdun. Il est avec son père le week-end et, les autres jours, il vit en famille d’accueil. À l’adolescence, il tombe dans la délinquance.

Daniel Germain
Daniel Germain: « Je me suis vu pris entre deux mondes. Entre ce désir de faire le bien, de réussir ou de diriger, et ce que j’avais appris jusque-là, soit déjouer le système. Donc, la drogue, le mensonge, la manipulation. […] La drogue faisait partie de mon univers depuis longtemps, depuis que j'avais 11-12 ans ».

Il a bien failli mal tourner. À 24 ans, il est arrêté aux États-Unis pour une affaire de drogue, et il se retrouve derrière les barreaux. Un réveil brutal, se rappelle Daniel. La leçon a porté. C'est là que Daniel Germain décide de s'engager dans des missions humanitaires à l'étranger et qu'il fait la connaissance de Judith Barry. Cette dernière deviendra son associée dans le Club des petits déjeuners. Judith Barry: « Il est arrivé à la croisée des chemins, il y a une quinzaine d’années. […] Il a trouvé un sens à sa vie, et c’est ce qui a fait en sorte que l’homme a changé et a décidé de se mettre au service de l’humanité ».

Le rêve de Daniel Germain

Le Club a le vent dans les voiles. Sa plus grosse activité de financement: le « radiodon » annuel, qui, depuis deux ans, recueille plus de 1 million de dollars en dons. Beaucoup d'artistes y sont associés, dont le comédien Patrick Huard:
« Daniel te vend la cause tellement bien, tu sens tellement que ses intentions sont bonnes, que son organisation est sérieuse, crédible, qu’il est en constante évolution là-dedans, qu’il te fait juste sentir que c’est une cause extraordinaire, et c’est toi qui finit par avoir besoin de t’impliquer dans cette cause-là ».

Le gouvernement fournit presque le quart du budget du Club. Un budget de 9 millions de dollars. Le reste vient de commanditaires privés, que Daniel Germain recrute soigneusement, avec un acharnement qui a fait sa réputation.

Daniel Lamarre
Son pouvoir de persuasion lui a notamment ouvert les portes du Cirque du soleil, désormais associé au Club. Daniel Lamarre, président du Cirque du soleil: « Je pense que c'est important, en 2005, dans une société où les gens sont de plus en plus désillusionnés, qu'il y ait encore des gens qui rêvent, qui veulent changer des choses. Daniel Germain est de ces personnes, et on s'identifie beaucoup à ça ».

La philosophie du Club et son mode de financement ont fini par attirer l’attention des Nations unies. L’ONU a invité Daniel Germain à travailler pour elle. Au rôle d’employé, il a préféré celui de partenaire, car il se méfie de la structure lourde et bureaucratique de cette organisation.

Daniel Germain poursuit son rôle de missionnaire au sein du Club. Il a convaincu tous les autres clubs au pays d'adopter ses pratiques. Le nouveau Breakfast Club of Canada, lancé en janvier 2006, nourrit maintenant un quart de million d’enfants au pays, quotidiennement.

Journaliste: Sylvie Fournier
Réalisateurs: Anne Sérode et Pier Gagné




 [Regardez le reportage (1re partie)]

 [Regardez le reportage (2e partie)]

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Club des petits déjeuners du Québec



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