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- La croisade de Virginie Larivière -

À 13 ans, Virginie Larivière a réussi à soulever des montagnes. C'était au début des années 90. Elle a recueilli 1,5 million de signatures dans tout le pays pour forcer le gouvernement à adopter une loi limitant la violence à la télé. Ce qui a poussé cette fillette à partir en croisade: le viol et le meurtre crapuleux de sa petite sour. Aujourd'hui, Virginie Larivière a 26 ans.

Qu'a changé la pétition?

La pétition n'a pas fait changer la loi, mais la croisade de Virginie a incité les télédiffuseurs à adopter un code d'autoréglementation. Ils se sont engagés à ne plus présenter d'émissions violentes avant 21 h. Puis, en 1997, des vignettes sont apparues sur les écrans, indiquant l'âge recommandé pour chaque émission. Mais, depuis la pétition, la violence a bondi de 432 % à l'écran des réseaux de télévision privés québécois, selon une étude des professeurs Jacques de Guise et Guy Paquette, de l'Université Laval.

Devant la hausse vertigineuse de la violence à la télé et dans les jeux vidéo, Virginie a-t-elle l'impression d'avoir perdu son temps avec sa pétition? Virginie: « Non, égoïstement non, parce que c'est un truc qui m'a sauvé la vie. Ma vie aurait été vraiment différente si je ne l'avais pas fait. Adolescente, j'étais convaincue que si je n'avais pas fait ça, j'aurais été junkie. [.] Il y avait quelque chose, une colère immense, et il fallait que ça passe quelque part. Cela a passé dans une pétition qui m'a servie, égoïstement, et qui, je pense, a aussi servi à beaucoup de gens. »

Le journaliste Richard Martineau est un de ceux qui ont remis en question les fondements de la croisade de Virginie. Il en fait état dans son livre Pour en finir avec les ennemis de la télévision. Virginie a toujours souhaité confronter ses idées avec celles du journaliste. Elle en a l'occasion, dans le cadre de ce reportage

Aujourd'hui, Virginie veut devenir comédienne: « [.] par respect pour ma sour, [.] je n'ai pas le droit d'être amère et de passer ma vie à rechigner et à pleurer là-dessus. »

Journaliste: Esther Normand
Réalisatrice: Mireille Ledoux




 [Regardez le reportage]

Hyperliens
« La violence dans les médias (Canada)
Réseau Éducation-Médias

« Le Canada et la violence à la télévision: collaboration et consensus »
Site du CRTC (Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes)

« Notre télé est plus violente »
Article sur l'étude des chercheurs Guy Paquette et Jacques de Guise, publié dans le journal Au fil des événements - 30 janvier 2003 - Université Laval



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