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2001 à juin 2004


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- Le combat de la malbouffe -
Nous avons tenté, l’automne dernier dans une classe du primaire, une expérience sur les effets d’une mauvaise alimentation. Nos cobayes: quatre souris âgées de trois semaines, en pleine croissance. Notre laboratoire: l’école Sainte-Odile, à Montréal. Les participants: la professeure Brigitte Bigeault, ses élèves et la nutritionniste de renom Marielle Ledoux.

La gourgane contre les chips

Les enfants ont pour tâche de donner à manger aux petits rongeurs tous les jours. Deux souris seront bien nourries, avec de la farine de gourganes, du pain de blé entier, de la farine de pois chiche et du lait en poudre. Les deux autres consommeront du pain blanc, des chips, du sucre blanc et du coca-cola.

Les élèves doivent inscrire, sur un tableau, la croissance des souris. Ils doivent aussi être attentifs aux changements physiques, au comportement et à l’humeur des rongeurs, pour en faire rapport, chaque semaine, à la nutritionniste Marielle Ledoux. L’expérience est le projet central de l’automne pour cette classe d’élèves en difficulté d’apprentissage.

Moins en forme et plus agressives

Déjà, après deux semaines, les enfants remarquent des différences. Les souris soumises à une mauvaise alimentation ont une croissance plus lente que les autres. Elles sont aussi plus agressives, surtout après avoir consommé du coca-cola. Ces différences vont en s’accentuant, avec le temps. Le poil des souris bien nourries est plus brillant, plus beau.

Après trois semaines, on décide de pousser l’expérience encore plus loin: on enlève les roues des cages, pour y installer des petits fauteuils. Que donnera la sédentarité, couplée à la mauvaise alimentation?

Des souris aux humains

L’expérience menée dans cette classe permet à la professeure de maintenir l’intérêt et de passer beaucoup d’informations aux enfants. En regardant les souris, certains élèves commencent à s’inquiéter des effets d’une mauvaise alimentation et de la sédentarité.

Brigitte Bigeault lance un défi aux élèves, celui de manger cinq portions de fruits et légumes par jour et de faire 30 minutes d’exercices. Ainsi, chaque matin, elle commence la classe avec l’aérobie. L’enseignante constate que ce quart d’heure d’exercices quotidien fait le plus grand bien à ses élèves, qui arrivent mieux à se concentrer.

Cette expérience sur la mauvaise alimentation aura-t-elle eu des effets bénéfiques sur les enfants? Brigitte Bigeault: « Oui, définitivement. Ils vont avoir le goût de bouger, de faire attention à leur alimentation, parce que c’était concret, ce n’était pas juste des idées en l’air, ils l’ont vu. Ils ont vraiment vu, chez les souris, ce que ça faisait. »


Journaliste: Alain Gravel
Recherchiste: Marie-Claude Pednault
Réalisatrice: Geneviève Turcotte




 [Regardez le reportage (1re partie)]

 [Regardez le reportage (2e partie)]



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