Imprimer cette page

Mardi 14 janvier 2020 4:59 HNE

En profondeur

La saga québécoise

Mise à jour le lundi 5 mai 2008 à 13 h 24
Envoyer à un ami

 

La saga québécoise

Journaliste : Isabelle Vaillancourt

Le vent des éoliennes souffle plutôt faiblement sur le Québec. Pourtant, cette technologie est présente dans la province depuis plus de 30 ans.

En 1975, l'Institut de recherche d'Hydro-Québec effectue ses premiers essais avec une éolienne à axe vertical de 40 kilowatts. Les îles de la Madeleine, Kuujjuaq et Matane deviennent successivement des laboratoires d'expérimentation sur l'énergie éolienne.

Or, c'est à Cap-Chat, près de 25 ans plus tard, que l'expérience cruciale est réalisée. En 1998, un premier parc de 76 éoliennes avec une puissance installée de 57 mégawatts entre en production dans cette petite ville de la Haute-Gaspésie.

En 1999, un deuxième parc de 57 éoliennes (43 mégawatts) est construit dans la municipalité voisin, Matane. Les résultats sont concluants.

Le vent dans les pales

L'énergie éolienne devient alors un créneau prometteur susceptible de générer des retombées profitables pour la province. La Régie de l'énergie recommande que le développement de cette énergie se fasse par appel d'offres. Hydro-Québec s'engage à acheter la production des futurs exploitants d'éoliennes.

En 2003, Hydro-Québec joint le geste à la parole. Le premier appel d'offres pour 1000 MW est lancé. Le second le sera deux ans plus tard. La société d'État doublera la mise.

Au total, 3000 MW de puissance seront installés d'ici 2014, sans compter les 500 MW réservés aux autochtones et aux municipalités.

Le projet québécois d'éoliennes a le vent dans les pales. Ces 3500 MW représentent presque 17 fois la production actuelle du Québec.

En ce moment, cette énergie est générée par 199 éoliennes dispersées dans six parcs: Saint-Ulric, Matane, Cap-Chat, Murdochville (Mont-Copper et Mont-Miller) et Rivière-au-Renard. Selon les intervenants, ce n'est qu'un début.