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REPORTAGE  — 27 juin 2004

 
François Morneau, spécialiste des rapaces

Le biologiste François Morneau est un des plus grands spécialistes québécois des oiseaux de proie. Ornithologue passionné, il est un des premiers à avoir trouvé un nid d'urubus à tête rouge au Québec. Nous l'accompagnons lors d'une de ses sorties d'observation.

Journaliste : Daniel Carrière
Réalisatrice : Hélène Naud

Le biologiste François Morneau est un des plus grands spécialistes québécois des oiseaux de proie. Son territoire de recherche fait plusieurs centaines de kilomètres carrés.

Sur la Côte-Nord, il a établi un inventaire des aigles royaux. Ce prédateur a besoin de grands espaces pour chasser et il s'établit sur des territoires difficilement accessibles. François Morneau est toutefois capable de trouver les nids, même sur les falaises de roc.

Mais on n'a pas besoin d'aller aussi loin pour voir des oiseaux de proie. En fait, la plupart des 27 espèces qui habitent le Québec peuvent être observées à proximité de grandes villes. François Morneau a ainsi découvert un dortoir d'urubus à deux pas de sa maison, près du Richelieu.

L'urubu est un charognard de la famille des vautours. Depuis une cinquantaine d'années, on le retrouve un peu partout au sud du Québec, en Abitibi et même en Gaspésie. Il peut parcourir des kilomètres à la recherche de sa nourriture, qui se compose de petits mammifères morts, surtout des écureuils, des musaraignes ou des souris.

Mission d'exploration

François Morneau part avec ses enfants au Centre de la nature du mont Saint-Hilaire, dans le but de trouver un nid d'urubu. Ce n'est pas une tâche facile, parce que les couples d'urubus font leur nid au sol, caché dans les éboulis au sommet des montagnes. Ils se font très discrets et ne se relaient qu'une fois par jour, afin de ne pas attirer l'attention par leur va-et-vient.

L'ornithologue précise qu'il est important de ne pas rester longtemps à proximité du nid pour ne pas déranger les oiseaux. S'ils désertent le nid à cause de la présence humaine, même momentanée, les œufs refroidissent et les embryons peuvent mourir.

Mais la quête ne sera pas fructueuse aujourd'hui. Ils ont cherché partout, et ont même trouvé des plumes, mais les urubus ont bien caché leur nid.

La clinique de rapaces

C'est à la Clinique des oiseaux de proie de Saint-Hyacinthe que l'on peut voir la plus grande variété de rapaces du Québec. La plupart des pensionnaires sont en convalescence, à la suite de leur rencontre avec des chasseurs. L'être humain est toujours leur principal prédateur.

Pour en savoir plus :

Union québécoise de réhabilitation des oiseaux de proie

Espèces fauniques menacées ou vulnérables du Québec

Comment reconnaître les rapaces

 


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