Le reportage illustre brièvement les technologies suivantes :

1) Le procédé Biosor, celui qu'utilise l'éleveur Cécilien Berthiaume, a été mis au point par le Centre de recherche industrielle du Québec. Ce procédé utilise des filtres biologiques faits de tourbe et de copeaux de bois pour épurer la partie liquide du lisier. Cela demande des citernes énormes et coûteuses mais il est souvent possible de recycler à cet usage les citernes d'entreposage du lisier qui ne seraient plus requises. Le procédé est conçu pour être facilement utilisable par n'importe quel producteur, sans nécessiter des connaissances poussées en gestion de systèmes.

Les responsables du projet sont NicolasTurgeon et Eduardo Buelna au CRIQ (1-800-667-2386).

2) Le procédé BioFertile utilisé au centre d'excellence en production porcine et mis au point par la firme Envirogain est un autre procédé biologique. Inspiré des techniques de traitement des eaux, il est modulaire et beaucoup plus compact que la technique précédente. Lui aussi traite surtout la partie liquide mais l'extraction des solides est beaucoup plus efficace : les boues sont plus épaisses, plus riches en fertilisants et plus faciles à recycler. Pour faciliter la tâche du producteur , le procédé est géré à distance par ordinateur et par internet.

On peut rejoindre Camille Dutil chez Envirogain (418-834-2640)

3) La technique de Purin Pur est aussi destinée à un usage à la ferme. C'est un procédé extrêmement compact et purement physique : il utilise des filtres et des procédés d'osmose, sans réaction chimique ni intervention microbienne. Le système produit de l'eau potable, une liqueur très riche en composés azotés et des résidus solides extrêmement concentrés. Pour faciliter la tâche du producteur, le procédé est géré à distance par ordinateur et par internet.

On peut communiquer avec M. Réal Lasnier chez Purin Pur (450-266-6222) ou avec M. Jean-Denis Major (450-773-6155) à la firme de génie-conseil Consumaj.

4) La technologie Agrior, aussi mise au point par Envirogain (418-834-2640), est un procédé de traitement régional dans lequel on récupère les parties solides des procédés précédents ou encore les résidus boueux qui s'accumulent dans les fosses à lisier non traité. Ce résidu est d'abord composté puis déshydraté avec des pompes à chaleur afin de fabriquer des granules d'engrais qui peuvent être commercialisés. Leur usine est maintenant en service en Beauce. Dans une phase ultérieure, on prévoit ajouter une installation de traitement biologique qui pourrait recevoir aussi du lisier non traité, très liquide.

5) Enfin, la technologie Atrium veut aussi produire des granules d'engrais solides dans une usine régionale en asséchant du lisier. Son originalité : le système alimenté au gaz promet d'être assez efficace pour recevoir du lisier frais non traité et donc très liquide. La technologie promet l'élimination totale de toute pollution puisque l'eau est complètement évaporée (donc désinfectée) tandis que tous les solides sont transformés en engrais commercial. Atrium prévoit construire plusieurs usines à travers le Québec et ramasserait le lisier de façon hebdomadaire chez les producteurs de porcs. Ces derniers n'auraient plus à stocker de grandes quantités de lisier ni à investir dans leurs propres installation d'épuration. Il existe maintenant un premier séchoir de taille commerciale, complètement opérationnel. La construction de l'usine ne débutera qu'à la fin de l'automne 2001.

On peut s'informer auprès de Pierre Jauré chez Atrium (450-293-2944) ou auprès de leur firme de génie-conseil, Consumaj (450-773-6155)