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L’histoire est écrite dans les fonds océaniques (1 de 2)

Avec la Seconde Guerre mondiale, les sciences de la Terre effectuent un énorme virage. Grâce à des innovations technologiques sans précédent, on peut désormais étudier le fond des océans, jusque là inexploré. De nouvelles technologies d’échosondage sont mises à contribution et permettent à des pionniers, comme le géophysicien américain Maurice Ewing et son équipe de l’Université Columbia, de faire de chaque journée d’exploration une grande aventure.

Au fil de leurs recherches, le portrait des fonds océaniques se précise. Ce qu’ils découvrent dépasse tout ce qu’ils pouvaient imaginer. Les fonds océaniques sont parcourus, depuis l’Atlantique-Nord jusqu’au Pacifique, par une chaîne de montagnes d’une longueur totale de 60 000 kilomètres : la dorsale médio-océanique. Le centre de cette dorsale, situé à 3000 mètres de profondeur, est occupé par une zone d’effondrement, le Rift, d’où surgit un flux continu de magma.

Au début, Maurice Ewing est complètement dépassé par ces structures spectaculaires. C’est un géologue américain, Harry Hess, de l’Université Princeton, qui jettera une lumière nouvelle sur ce phénomène.

Harry Hess soutient que dans l’axe des dorsales, le long du Rift, l’arrivée de nouveau magma contribue à l’expansion continue des fonds océaniques. C’est le sea floor spreading, appelé en français l’étalement des planchers océaniques. À partir d’un centre, deux plaques rigides s’éloignent l’une de l’autre. Le magma vient combler cet espace vide où il se cristallise, ce qui contribue à fabriquer continuellement de la croûte océanique.

Extrait vidéo : Le centre de cette dorsale est occupé par une zone d'effondrement, le Rift, d'où surgit un flux continu de magma.

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D'après une chronique de Solange Gagnon, journaliste et Jeannita Richard, réalisatrice
Adaptation pour Internet : Jean-Charles Panneton, Karine Boucher et Isabelle Montpetit