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Des fossiles troublants


Lorsque Darwin prédisait qu’on allait trouver des traces fossiles de l’évolution des grands singes, il avait raison. Mais les caractéristiques des fossiles exhumés à partir de 1891 sèment le désarroi.

On avait imaginé que la première transformation ayant présidé au lancement de notre lignée serait l’accroissement du cerveau, l’organe noble entre tous. Or, le premier fossile découvert à Java, bien qu’il soit parfaitement bipède, possède un front fuyant et un cerveau relativement petit. On l’appelle pithécanthrope, l’homme—singe.

Mais l’onde de choc la plus violente survient une trentaine d’années plus tard. On exhume en Afrique du Sud un fossile plus ancien encore que le pithécanthrope : l’australopithèque. Là encore, c’est un parfait bipède muni d’un cerveau aussi petit que celui des chimpanzés.

Le fait le plus troublant survient à la fin des années 1950 : les Leakey, la célèbre famille d’anthropologues, découvrent, au voisinage des fossiles d’australopithèques, des restes d’outils. Avec un cerveau à peine plus gros qu’une balle de baseball, ces créatures primitives auraient donc été capables de concevoir des objets dans un but précis. On croit alors que l’australopithèque représente le premier stade de l’hominisation.

 

 
 
D'après une chronique de Solange Gagnon, journaliste et Jeannita Richard, réalisatrice
Adaptation pour Internet :
Caroline Paulhus, Isabelle Montpetit et Karine Boucher