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Serge Robert, historien des sciences.

 

 

 

Sigmund Freud et l’inconscient de l’âme humaine

Entre-temps, Sigmund Freud, à la fin du XIXe siècle, ouvre une deuxième voie de recherche totalement indépendante de la neurologie.

Pour lui, l’âme humaine ne se réduit pas à la biologie, à des liaisons neuronales.

Encore jeune, Freud est impressionné par les résultats obtenus au moyen de l’hypnose pour traiter certaines maladies. Puis, ses longs entretiens avec ses patients lui apprennent que ce qui tisse la vie psychique, c’est la sexualité, les pulsions de mort et tout ce qui est refoulé.

Pour résumer sa pensée, Freud parle de l’inconscient qui façonne l’âme humaine.

Mais l’accès direct à l’inconscient est une chose impossible, nous dit le philosophe des sciences, Serge Robert .

« Pour comprendre comment fonctionne l’être humain il faut fouiller en lui, dans ses souvenirs, dans ses rêves, à travers l’hypnose pour essayer de démasquer les cachettes qu’il se fait à lui-même, les choses qu’il se cache à lui-même. C’est en ce sens que la théorie freudienne est une théorie qui cherche à fouiller l’inconscient pour découvrir les complexes cachés dans l’esprit humain. »

Pour avoir accès aux coulisses ténébreuses de l’inconscient, Freud développe une méthode où la parole, l’expérience subjective, la libre association des idées deviennent les instruments privilégiés. C’est le début de la psychanalyse.

Mais, encore aujourd’hui, parmi tous les spécialistes qui scrutent l’âme humaine et ses motivations, les techniques psychanalytiques de Freud soulèvent beaucoup d’interrogations.

« Il nous pose un gros problème sur le plan scientifique, raconte Serge Robert. Il y a peu de constats, que le psychanalyste d’inspiration freudienne peut faire, qui sont vraiment testables empiriquement, c’est-à-dire avec la psychanalyse, dans la mesure où on considère que la vérité est cachée, il est toujours possible d’interpréter à peu près n’importe quel comportement humain d’une certaine manière ou d’une autre, et il est difficile de démarquer entre les deux manières celle qui est la bonne. »

 

 

 
D'après une chronique de Solange Gagnon, journaliste et Jeannita Richard, réalisatrice
Adaptation pour Internet :
Jean-Charles Panneton et Karine Boucher