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L’histoire réserve parfois des surprises. C’est un homme d’Église, le chanoine polonais Nicolas Copernic qui, par ses observations, amorce la première grande révolution dans le domaine de l’astronomie.

Il se tourna vers l'hypothèse d'Aristarque de Samos, astronome grec du 3e siècle avant notre ère, selon laquelle la Terre tourne autour d'elle-même et autour du Soleil. C'est l'hypothèse de l'héliocentrisme.

En 1543 son idée est faite. Pour Copernic, c’est le Soleil qui occupe cette place. La Terre n'est donc plus le centre de l'Univers. Copernic écrit : « Comment Dieu aurait-il placé ce luminaire extraordinaire qui est source d’énergie ailleurs qu’au centre de l’Univers ? » Mais, conscient des remous que l’image d’une Terre détrônée risque de provoquer, Copernic expose ses raisons avec une extrême prudence : « Le seul avantage qu’il y ait à considérer le Soleil comme immobile et la Terre comme tournant sur elle-même et autour de lui, c’est que les mouvements célestes qui nous paraissent si bizarres deviennent tout à coup d’une étonnante simplicité. »

La révolution copernicienne va bien au-delà de l’aspect scientifique.

« Pour un physicien, c’est un éclair de génie et ça suit la philosophie contemporaine des sciences de simplifier les choses. Car ce modèle est beaucoup plus simple que celui de Ptolémée. Mais à mon avis, et je pense que plusieurs partagent ce point de vue, ce qui est le plus important, c’est que l’Homme n’est plus le centre de l’Univers », explique l’astrophysicien René Racine, de l’Université de Montréal.

Mais Copernic reste persuadé que les planètes décrivent toujours des cercles autour du Soleil. Il faudra attendre le siècle suivant pour vraiment comprendre leur mouvement.

Extrait vidéo : Le modèle de Copernic.

       
 
D'après une chronique de Solange Gagnon, journaliste et Jeannita Richard, réalisatrice
Adaptation pour Internet : Karine Boucher et Isabelle Montpetit