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Les astronomes Grecs observent les mouvements de cinq planètes, en plus de la Lune et du Soleil.

Mais comprendre ces mouvements apparents des planètes, vus de la Terre, est une entreprise assez laborieuse. Au deuxième siècle après Jésus-Christ, le grand astronome grec Claude Ptolémée réussit quand même à concevoir un modèle satisfaisant pour l’époque.

Un modèle d’une complexité impressionnante : deux mouvements s’y superposent.

Un grand cercle décrit d’abord le mouvement annuel de la planète autour de la Terre.

En plus, à l’intérieur du grand cercle, la planète exécute une série de petits cercles appelés épicycles, qui illustrent les variations de distance et de vitesse de la planète par rapport à la Terre. Le nombre de ces épicycles varie selon les planètes.

Malgré sa complexité, le modèle de Ptolémée a persisté pendant 1500 ans. Voici pourquoi, selon l’historien des sciences Yves Gingras, de l’Université du Québec à Montréal.

« Le système de Ptolémée, fonctionne relativement bien... si on n’observe pas trop précisément le ciel. Et en plus d’être mathématiquement intéressant et à peu près conforme aux données de l’observation, il est fondé sur une vision métaphysique de l’Univers qui est celle d’Aristote, dans laquelle la Terre est au centre de l’Univers. 

C’est une physique du bon sens. Aristote et tous ses successeurs, Ptolémée y compris, disent : la Terre ne peut pas tourner. Parce que si la Terre tournait et qu’on lançait une roche dans les airs, elle tomberait derrière nous. Ce qui n’est évidemment pas le cas. »

Extrait vidéo : Le modèle de Ptolémée.


       
 
D'après une chronique de Solange Gagnon, journaliste et Jeannita Richard, réalisatrice
Adaptation pour Internet : Karine Boucher et Isabelle Montpetit