Le patinage de vitesse : longue piste


Ce qui étonne en patinage de vitesse, ce sont ces longues lames des patins.
Pourquoi les athlètes s'embarrassent-ils de lames si longues?



L'importance dans ce sport, c'est la vitesse. Pour l'obtenir, à chaque enjambée, l'athlète exerce une pression contre la glace pour favoriser la propulsion. Or, plus la surface de pression, qui est ici la lame, est grande, plus il est facile d'y appliquer une pression.


Il s'agit d'un principe très simple : il est plus facile de pousser sur un objet avec une main ouverte qu'avec un doigt. Car on distribue mieux sa force et on gagne en stabilité.

Donc, plus la lame sera longue, plus grande sera la stabilité et plus facilement on pourra y appliquer une pression.



Évidemment ce qu'on gagne en puissance avec une longue lame, on le perd en manoeuvrabilité. En patinage de vitesse, le compromis trouvé est une lame d'environ 45 cm.

Au hockey, un sport où il faut arrêter sec et tourner sur un dix sous, on a opté pour une lame plus courte. Même chose en patinage artistique. Chaque sport a ses exigences!


Le patin clap
Depuis 98, un nouveau type de patin de vitesse est apparu aux Jeux olympiques : le patin clap.


La bottine n'est plus fixe : elle pivote autour d'une charnière. Le talon peut donc se détacher de la lame. Lorsqu'il reprend sa position, on entend un clappement, d'où le nom «patin clap».

Mais pourquoi le «patin clap» est-il plus efficace que le patin classique? Encore une fois, c'est une question de surface de pression :

À chaque enjambée du patineur, la jambe se détend en poussant sur le patin. Ce mouvement se termine par une extension du pied.


Avec le patin traditionnel, lors de cette poussée finale, la lame se levait, diminuant d'autant la surface de pression. Parfois même, le bout avant du patin plantait légèrement dans la glace : une friction indésirable qui freinait le patineur.

Avec le patin clap, lors de la poussée finale créée par l'extension du pied, la lame reste sur la glace plus longtemps, le patineur peut se propulser plus facilement. Chaque enjambée donne au patineur un petit extra qui s'additionne et fait une grosse différence à l'arrivée!

Bref, plus la distance à parcourir est grande, plus le patin clap marque des points!



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Dossier préparé en février 2002


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