Accueil

La baleine blanche

Un béluga au milieu du champ

15 $ la queue

Compliqué, son recensement

Un indicateur de pollution

Hyperliens et références

 

La baleine blanche (1)

 

Le nom « béluga » dérive du mot russe « belukha » (ou « bièloukha »), qui veut dire « blanc ». Ce cétacé est aussi connu sous le nom de baleine blanche, marsouin blanc et canari des mers à cause de son babil.

 


Quelques définitions

Bleuvet :
Jeune béluga de teinte grise n'ayant pas encore atteint sa maturité.

Bièloukha ou belukha :
Nom russe du béluga, lui-même dérivé de bièluï, qui veut dire blanc.

Bièlouga :
Nom russe de l'esturgeon, poisson très recherché pour son caviar, et dont on confond parfois le nom avec celui du béluga.

Canari de mer, marsouin blanc :
Autres noms du béluga.

 

 

 

Quand on le regarde rapidement, le béluga fait penser à un gros dauphin dodu. Son nom scientifique, Delphinapterus leucas, veut même dire « dauphin blanc sans aileron » parce qu'il n'arbore qu'une crête dure et qu'il n'y a pas d'aileron sur son corps d'un blanc crémeux.

 

Les premiers explorateurs ont donné au béluga le surnom de « canari des mers » à cause de son babil. Certaines personnes le trouvent carrément bruyant. Faisant partie des baleines les plus bavardes, son répertoire comprend des aboiements, des caquètements, des cliquetis, des gargouillements, des grognements, des gémissements, des reniflements, des couinements, des miaulements, des meuglements, des trilles, des sifflements et des « yaps »... Ouf!

 


Le biologiste Pierre Béland rapporte dans son livre Le béluga ou l'adieu aux baleines qu'en 1535, Jacques Cartier vit des bélugas pour la première fois en remontant le Saint-Laurent. Celui-ci nota sa découverte en l'appelant « adothuis ». C'était probablement la transcription phonétique, par une oreille inexpérimentée, du nom que leur donnaient les Amérindiens de l'époque.

 

Pour les Inuits du Grand Nord québécois, les bélugas sont des kilalugait (kilalugak au singulier). Le béluga a probablement autant de noms qu'il y a de peuples qui le côtoient.

 

Comment s'appellent les bélugas entre eux? En modulant quelques trilles, peut-être...

 

La mue des bélugas

Tous les étés, dans l'Arctique canadien, on peut observer un spectacle étonnant : des centaines de bélugas se rassemblent à l'embouchure des rivières. Ils se contorsionnent en émettant les curieux chants qui leur ont valu le surnom de canaris des mers. Est-ce un rituel nuptial? Eh non! Les bélugas se frottent sur le fond rocailleux pour se débarrasser de leur vieille peau. C'est la mue.

Les bélugas sont les seuls cétacés chez qui on peut observer une véritable mue. Cela tient probablement aux variations saisonnières de leur habitat. En hiver, ils se tiennent en pleine mer, où l'eau est très froide. Pendant cette période, leur épiderme s'épaissit.

L'été, par contre, ils fréquentent davantage les estuaires, où l'eau est moins salée et plus chaude. Ces conditions favorisent la croissance du nouvel épiderme et la chute de l'ancien.

Les jeunes bélugas, qu'on reconnaît à leur peau grisâtre, accompagnent leur mère pendant cette période.

Ces variations saisonnières d'habitat sont caractéristiques des bélugas qui vivent dans les régions arctiques. Mais le troupeau qui vit dans l'estuaire du Saint-Laurent est différent. Ces bélugas ont été emprisonnés dans le fleuve au cours de la dernière glaciation et y sont demeurés après la fonte des glaces. Chez eux, le renouvellement de la peau se fait tout au long de l'année, car la salinité et la température de leur habitat demeurent stables.

Journaliste : Isabelle Montpetit
Réalisateur : Pascal Gélinas
2002

 

 


Fiche signalétique du béluga