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AUTRES REPORTAGES  —  7 décembre 2003

 

 Sacs compostables

Pour l'instant, au Québec, seulement 6% des matières compostables du secteur résidentiel sont recyclés. Prochainement, un règlement sur la gestion des matières résiduelles obligera les municipalités à composter au moins 60% des résidus de table et de jardin d'ici 2008.

Les sacs de polyéthylène sont un des obstacles majeurs au compostage à grande échelle, car ils mettent des centaines d'années à se biodégrader. La solution? Le sac 100% compostable, un produit utilisé en Europe depuis une dizaine d'années, mais qui tarde à faire sa place chez nous. Les sacs biodégradables, faits d'amidon de maïs et d'une faible proportion de matière plastique augmentant leur résistance, peuvent être compostés avec les autres résidus. Mais sont-ils aussi pratiques et aussi efficaces qu'on le prétend?

Des tests effectués par une équipe du Centre de recherche industriel du Québec ont démontré que les meilleurs sacs biodégradables peuvent résister plusieurs semaines sans déchirer et supporter aisément le contenu normal d'un sac d'épicerie. Par contre, après quelques mois d'entreposage, ils commencent à se dégrader. On a soumis différents types de sacs biodégradables à un test de compostage dans un compost industriel : des sacs à feuilles, des sacs d'épicerie et des sacs de service qu'on utilise pour les fruits et légumes. Une semaine plus tard, le sac de service avait pratiquement disparu. Par contre le sac d'épicerie commençait tout juste à se dégrader. Quant au sac à feuilles, il était encore intact. Trois semaines plus tard, le sac d'épicerie est à moitié composté et il faudra encore quelques semaines avant que les bactéries viennent à bout du sac à feuilles. Finalement, le Centre de recherche industriel a vérifié si les composts contenus dans les sacs, étaient contaminés par des métaux lourds ou des résidus de plastique. Résultat : on obtient un compost de très grande qualité.

Chaque année, les Québécois utilisent plus de 1 milliard de sacs d'épicerie en polyéthylène. À long terme, le sac compostable pourrait aider à résoudre l'énorme problème environnemental auquel nous faisons face. Mais pour l'instant, seul le commerce d'alimentation La Ruche, à Sherbrooke, l'offre au comptoir. De plus, son prix élevé, 20 cents le sac, n'en fait pas un véritable compétiteur pour le sac en polyéthylène, offert gratuitement. Cela n'a pas empêché d'autres pays de faire des choix écologiques. Dans les supermarchés corses par exemple, les consommateurs peuvent acheter pour quelques sous soit un sac de papier, un sac de toile ou un sac compostable. Quant au sac de polyéthylène, il est carrément banni du territoire depuis le printemps dernier.

Journaliste : Normand Grondin
Réalisatrice : Marièle Choquette

Pour en savoir plus :

Politique québécoise de gestion des matières résiduelles 1998-2008
Pour en savoir plus sur les objectifs de récupération à atteindre d'ici 2008, consultez l'annexe.

Institut des plastiques et de l'environnement du Canada
Pour en savoir plus sur les plastiques biodégradables (format PDF)

Où se procurer les sacs compostables BioBag:

La Grande Ruche, 25, Bryant Sherbrooke, 819 562-9973
Houde & Cie - épicier, 1118, rue Principale, Ayer's Cliff, 819 838-4202
Coop Alina, 99, St-Germain Ouest, Rimouski, 877 723-0355
Aliments Naturels Chertsey, 7801, Principale, Chertsey, 450 882-4057
Aliments Naturels Rawdon, 3656 Queen, Rawdon, 450 834-4888
Sani-Terre enr., 2294, Mont-Royal Est, Montréal, 514 525-9758
Compo Recycle, 225 du Progrès, Chertsey, 450 882-9186.

Vous pouvez revoir l'émission Place publique en compagnie de l'animatrice Madeleine Roy et de l'animateur Charles Tisseyre.

 

 

Simulateur de conduite automobile

Pour prévenir les accidents, il faut d'abord en connaître la cause. À Calgary, l'équipe de Jeff Caird a développé le simulateur de conduite automobile le plus sophistiqué au pays. L'objectif est de réduire les accidents de la route et les blessures qui en découlent. Le simulateur ressemble à une voiture ordinaire, mais sous le capot, un ordinateur remplace le moteur.

Cet ordinateur transmet des informations sur la rotation du volant et le mouvement des pieds sur l'accélérateur et les freins. Des caméras permettent aussi d'observer le mouvement de la tête et des pieds. Les chercheurs utilisent ces données pour étudier l'enchaînement des gestes du conducteur lors d'un accident. Par exemple, les intersections sont un véritable fouillis de signalisation, d'affiches et de piétons. Il s'y produit la majorité des accidents mortels chez les conducteurs âgés de plus de 65 ans, surtout lors de virages à gauche. À l'aide d'un oculomètre (un appareil qui enregistre le parcours oculaire d'un sujet en train de regarder un écran), les chercheurs ont découvert que les conducteurs âgés fixent les objets plus longtemps. Il est donc plus difficile pour eux de repérer les indices visuels qui aident à bien exécuter les tâches au volant.

Le simulateur permet de créer des environnements de conduite réalistes et souvent complexes. La beauté de la chose est que tous ces essais peuvent se faire sans mettre en danger la vie des participants. En étudiant ces simulations, on espère prévenir les accidents en aidant les conducteurs plus âgés sans nuire aux plus jeunes?

Journaliste : Suzanne Druwé
Réalisateur : Denis Chamberland
SRC Winnipeg

Pour en savoir plus :
Un reportage de Sasketchewan, ce soir
Un simulateur de conduite automobile pour réduire les blessures et les accidents de la route. .

Centre de développement du transport de Transport Canada
Un nouveau simulateur de conduite facilite la recherche sur la sécurité routière

 

Baleines et sonar : un cocktail mortel

Qui n'a pas vu ces images désolantes de baleines échouées, souvent en grand nombre, sur les plages? L'un des coupables serait le sonar qu'utilise la marine américaine. Ce dispositif de détection, d'écoute et de communications sous-marines mise sur les ondes acoustiques et émet des sons d'une force extrême. Pour échapper à cette agression sonore, les baleines remontent des profondeurs à toute vitesse. De petites bulles d'azote se forment alors dans leur cerveau et leur foie, ce qui les désorientent et parfois même les tuent.

L'utilisation civile de cette technologie par les bateaux de prospection qui s'en servent pour localiser les ressources pétrolières au fond des mers est à mettre aussi au banc des accusés. À preuve, les baleines, qui se nourrissent sur les fonds marins au large de la Nouvelle-Écosse, désertent leur territoire lorsque les bateaux de prospection commencent leur travail.

Journaliste : Mario Masson
Réalisatrice: Jo-Ann Demers

Pour en savoir plus :

Victoire des baleines : La marine américaine et la limitation de l'usage de ses sonars à basse fréquence
Un article de Québec Science, octobre 2003

Vous pouvez revoir l'émission Place publique en compagnie de l'animatrice Madeleine Roy et de l'animateur Charles Tisseyre.

 


Le secret du gecko

Il ne possède pas de ventouses sous les pattes, il ne sécrète aucun liquide collant, mais il possède une stupéfiante capacité à grimper sur une surface parfaitement lisse. Mais quel est donc le secret de ce petit lézard tropical? Une équipe de chercheurs californiens a récemment trouvé la clef du mystère
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Journaliste : Jean-Pierre Rogel
Réalisateur : Pascal Gélinas

 

 


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