Logo : 11es Championnats du monde aquatiques
1 USA 17 15 7 39
2 AUS 13 8 4 25
3 CHN 5 5 7 17
5 CAN 3 4 3 10
Titre : Montréal 2005 - Championats du monde des sports aquatiques - 16 au 31 juillet 2005
Natation NatationPlongeonNage synchroWater polo

SPORTS

Natation

Ce n'est pas d'hier que l'eau des rivières, des lacs et des mers sert d'élément de détente. Mais la nature compétitive de l'homme refaisant toujours surface, très tôt, les premières courses ont été organisées. C'est au Japon, en l’an 36 avant Jésus-Christ, que la natation a commencé sa métamorphose en sport organisé. D’ailleurs, les Japonais ont reconnu de telles valeurs à la natation qu'ils en ont fait un cours obligatoire dans leurs écoles dès le début du 17e siècle.

En Europe, ce sport gagnait aussi de plus en plus d'adeptes. Au milieu du 19e siècle, plusieurs compétitions se déroulaient en Angleterre, mais les styles connus (une brasse très calme et la nage du « petit chien ») n'étaient pas très efficaces. C’était avant l’intervention de Flying Gull et de Tobacco, deux Indiens d'Amérique du Nord invités à Londres par la Société de natation. Des témoins de séances d'exhibition ont comparé leurs bras à des « ailes de moulin à vent battant l'eau ». Vers la fin du siècle, leurs techniques, d’abord considérées comme des « curiosités », ont été dépoussiérées et recyclées pour devenir le crawl, pierre d'assise de la natation de compétition.

En 1896, lors des premiers Jeux olympiques modernes, seulement trois épreuves figuraient au programme. Sport universel, la natation a toutefois continué d’attirer les adeptes au fil des ans et elle est devenue l’une des plus prestigieuses disciplines olympiques. Si bien qu’en 1973, les premiers Championnats du monde aquatiques ont vu le jour à Belgrade.

À Montréal, pour les 11es Mondiaux aquatiques, 40 épreuves seront présentées. Les compétitions de papillon, de dos et de brasse se nagent sur 50, 100 et 200 mètres. Pour les épreuves libres, il faut ajouter le 400 m, le 800 m et le 1500 m. Il y a aussi 2 épreuves de 4 nages individuelles, le 200 m et le 400 m, ainsi que 3 relais: 4 x 100 m nage libre, 4 x 200 m nage libre et 4 x 100 m 4 nages.

Nage synchronisée

Popularisée dans les années 1920, la nage synchronisée a été admise officiellement aux Jeux panaméricains en 1955 et a fait partie des tous premiers Mondiaux aquatiques en 1973. Par contre, le mouvement olympique a mis du temps à reconnaître les prouesses sous l’eau des nageuses.

Sport de démonstration en 1952, 1956 et 1968, la nage synchronisée devra attendre 16 autres années avant d’être admise aux Jeux olympiques de Los Angeles, en 1984. Pour l’occasion, seules des épreuves en solo et en duo ont lieu. En 1996, changement de garde, on retirait ces deux épreuves pour n’en tenir qu’une en équipes. Quatre ans plus tard, on revenait en partie sur la décision pour remettre au programme l’épreuve en duo.

Contrairement aux Jeux olympiques, le sport a toujours fait preuve de constance aux Championnats du monde. Depuis les débuts en 1973, des épreuves en solo, en duo et en équipe sont présentées. En 2003, à Barcelone, une routine combinée a été ajoutée, qui regroupe des éléments des trois autres épreuves.

Les nageuses qui participent aux épreuves en solo, en duo ou en équipe doivent présenter deux programmes: un technique et un libre. Dans le premier, elles sont notées sur une série de figures obligatoires qu’elles doivent exécuter dans un ordre déterminé. Pour le programme libre, elles ont toute la latitude pour présenter une chorégraphie originale et énergique sur la musique de leur choix.

Dix juges évaluent leur prestation selon les critères suivants: la technique, l’exécution, la créativité et la prestation générale de la routine.   

Plongeon

Initialement, deux épreuves de plongeon se tenaient aux Championnats du monde aquatiques, soit les 3 m et 10 m. En 1991, lors de la 6e édition, le tremplin de 1 m a fait son entrée. Sept ans plus tard, en 1998, deux épreuves de plongeon synchronisé, 3 m et 10 m ont été ajoutées.

Chaque plongeon se voit attribuer un coefficient de difficulté en fonction du groupe, de la position, du nombre de sauts périlleux et de vrilles ainsi que de la hauteur à partir de laquelle le plongeon est exécuté.

Le groupe définit la direction du corps dans le mouvement de départ: avant, arrière, renversé, retourné, avec vrille ou en équilibre. La position désigne l'attitude du corps pendant l'exécution du plongeon: droit, carpé (bras autour des jambes en extension), regroupé (bras autour des jambes repliées) ou libre.

Pendant les compétitions internationales, sept juges évaluent chaque plongeon. La plus haute et la plus basse note sont retranchées. La somme des 5 pointages restants est d'abord multipliée par 0,60, puis par le coefficient de difficulté du plongeon. Le résultat final constitue la somme des points obtenus pour le plongeon en question.

En revanche, pour les plongeons synchronisés, neuf juges notent les athlètes: quatre pour la réalisation des plongeons individuels et cinq pour la synchronisation.

Nage en eau libre

Avant de nager dans des piscines modernes et antivagues, les nageurs affrontaient le courant, le froid, le sel des océans, des fleuves et des lacs, en fait, de toute étendue d’eau qui suscitaient un défi. Au Québec, la traversée du lac Saint-Jean et du lac Memphrémagog sont de véritables classiques de la nage en eau libre.

D’ailleurs, lors des premiers Jeux olympiques, en 1896, les nageurs ont été amenés dans une embarcation sur la Méditerranée et ils ont dû, ensuite, franchir 1200 mètres pour rallier la terre ferme. Cette épreuve est donc le précurseur de la natation telle qu’on la connaît aujourd’hui.

C’est en 1986 que la FINA intégra la nage en eau libre au sein de son giron. Les nageurs ont le choix entre trois distances: 5, 10 et 25 km. Étant donné la longueur des distances, les athlètes sont suivis par des embarcations motorisées, ce qui leur permet de pouvoir s’alimenter durant la course.

Pour Montréal 2005, les épreuves se dérouleront dans le bassin olympique, à l’île Notre-Dame.

Water-polo

Les Britanniques ont adapté le polo à la piscine au milieu du 19e siècle. Sport violent dégénérant régulièrement en bataille sous-marine, le water-polo a changé radicalement de nature quand les Écossais ont délaissé la version rugby au profit d'une version se rapprochant davantage du soccer.

Si les hommes participent aux Mondiaux aquatiques depuis les tout débuts en 1973, les femmes ont dû attendre la 5e édition, en 1986, avant de démontrer leur savoir-faire.

Le water-polo est reconnu comme un des sports les plus exigeants sur le plan physique. Toujours en mouvement, car il est interdit de toucher au fond ou aux côtés de la piscine, les joueurs parcourent jusqu'à cinq kilomètres pendant les quatre quarts de sept minutes d'un match.

Les règlements habituels du water-polo établissent que chaque équipe est composée de 13 joueurs, dont 6 réservistes, qui peuvent être appelés à remplacer les partants au cours d'une rencontre. Par contre, seulement 7 joueurs à la fois participent à l’action.

Au cours d’un match, les joueurs n’ont pas le droit de tenir le ballon à deux mains, sauf le gardien, ou de le tenir sous l’eau, de changer de position pendant un arrêt de jeu, de frapper le ballon avec la tête, le pied ou le poing. Ils reçoivent également une pénalité s’ils maintiennent sous l’eau un adversaire, le gêne inutilement ou lui lance de l’eau au visage.