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1 USA 17 15 7 39
2 AUS 13 8 4 25
3 CHN 5 5 7 17
5 CAN 3 4 3 10
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Canada
Heymans et la difficile quête de commanditaires

 

Émilie Heymans<br>Photo AP-Dusan Vranic
Émilie Heymans
(Photo AP/Dusan Vranic)

20 juillet 2005 - Après les Championnats du monde FINA de 2003, Émilie Heymans se retrouvait au sommet de sa profession avec une médaille d'or en poche. Depuis son titre acquis à Barcelone, la plongeuse de Saint-Lambert n'a pas réussi à reconquérir ce prestigieux titre. Aux Jeux olympiques d'Athènes et aux mondiaux de Montréal, elle a terminé au 4e rang.

Avant ses médailles à Barcelone (or), Athènes (argent) et Montréal (or), son coéquipier Alexandre Despatie détenait déjà une précieuse entente avec la chaîne de restauration McDonald's.

Pourquoi deux histoires semblables finissent-elles si différemment quand vient le temps de passer à la banque? Pourquoi, malgré le titre mondial d'Heymans, les commanditaires n'ont-ils pas emboîté le pas pour aider cette athlète très douée?

Marie-Annick L'Allier de la firme de relations publiques National, qui s'occupait de la carrière de la plongeuse à cette époque, croit que la présence de deux champions du monde dans la même province a eu une influence sur la poursuite de commanditaires.

« Ce n'était pas évident pour Émilie, car un autre champion du monde se retrouvait dans la même ville, explique L'Allier. Émilie est une fille beaucoup plus timide, alors qu'Alexandre se sent très confortable avec les médias. Alex, tout comme un Jean-Luc Brassard, n'est pas seulement un athlète aux yeux du public, mais également une personnalité québécoise. Je ne veux pas dénigrer Émilie, car elle possède une très belle personnalité. »

Une nouvelle association

Bruny Surin

Pour faciliter sa recherche de commanditaire, Heymans s'est associée à l'ancien médaillé olympique Bruny Surin.

« Au cours de ma carrière, j'ai vu trop de bons athlètes qui n'ont jamais su bien s'entourer pour décrocher des commanditaires, explique Surin. L'argent ne représente pas la priorité numéro un d'un athlète, mais je peux vous assurer que c'est essentiel. »

L'objectif de Surin est simple: il souhaite améliorer l'image de sa nouvelle protégée. « C'est certain que nous voulons exploiter davantage son image, soutient l'ancien sprinter. Émilie dégage une très belle image et je voudrais associer son nom à des compagnies qui oeuvrent dans le milieu de la mode. »

Heymans, qui étudie en gestion de la mode, s'associera d'ici six mois à un partenaire dans ce domaine, selon son agent.

Des scénarios différents pour Newbery et Wilkinson

Chantelle Newbery

Contrairement à Heymans, les médaillées d'or des derniers Jeux olympiques d'Athènes et de Sydney, Chantelle Newbery et Laura Ann Wilkinson, ont su monnayer leur titre.

Après son exploit à Athènes, l'Australienne Chantelle Newbery a obtenu un appui financier considérable de Channel 9, une chaîne de télévision en Australie.

« Channel 9 me commandite si bien que je n'ai pas à me soucier de l'aspect monétaire relié à mon sport, prétend Newbery. Mon seul travail outre le plongeon consiste à m'occuper de mon enfant de 3 ans. Et c'est suffisant! »

Même histoire dans le cas de Wilkinson, médaillée d'or à Sydney et aux mondiaux FINA de Montréal. « Après les JO de Sydney, j'ai signé une entente avec Speedo. Je ne gagne pas des millions, mais c'est amplement suffisant pour vivre que du plongeon. »

Pendant ce temps, Heymans attend toujours... Que peut-elle accomplir de plus, aux yeux des commanditaires, après deux médailles olympiques (synchro) et un titre mondial?

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